équipe type 4-3-3

Gardien
...

Gardien Stijn Stijnen a vécu une saison formidable qui fait oublier la précédente, plus médiocre. A 27 ans, il a franchi un palier supplémentaire. Son entraîneur le juge prêt pour un transfert mais son père affirme qu'il va disputer une saison encore meilleure dans la cage brugeoise. Glenn Verbauwhede devra encore patienter. Défense Les arrières latéraux, Michael Klukowski et Brian Priske, ont pris part à tous les matches ou presque mais n'émergent pas à l'élite. L'axe a été fréquemment remanié, avec une constante : il a manqué de relance, il a trop facilement opté pour les longs ballons tout en manquant de vitesse et de mobilité. Entrejeu Il a commencé et achevé l'exercice en 4-4-2 mais le Club a connu sa meilleure période avec trois médians centraux, faute de véritables joueurs de flanc. KarelGeraerts a convaincu tout le monde sauf lui-même à la récupération, JonathanBlondel a bien chassé et IvanLeko sait conserver le ballon. Attaque A deux ou à trois, l'entraîneur a tout essayé sans guère de succès. Son équipe s'est créé trop peu d'occasions. WesleySonck et DusanDjokic ont mené une lutte contre eux-mêmes, SalouIbrahim n'a émergé qu'en fin de saison. Seul FrançoisSterchele a été rentable. Après une saison moyenne, parsemée de déclarations matamoresques et d'absences bizarres, Stijn Stijnen a rayonné d'assurance dans sa cage cette saison. Son équipe a concédé des occasions à chaque match mais il a capté la plupart des ballons. Il a de brillants réflexes et est fantastique homme contre homme. Il n'a que 29 ans. Il n'est pas encore usé. Il est arrivé tard, il a commencé en force avec trois buts en autant de matches. Puis, il s'est blessé et n'a plus inscrit qu'un seul but. Après le Nouvel An, il n'a connu que frustrations : maladie, banc, changement tactique. En bref, sa première saison à Bruges a été indigne de ses qualités.9e journée Brussels-Club 1-3. Après son élimination européenne face à Brann Bergen, le Club change de cap. Il abandonne son 4-4-2 pour le 4-4-3. C'est le début d'une longue série de matches sans défaite. 16e journée Club -Anderlecht 1-0. Le Club s'impose au terme d'un match ouvert grâce à une action - enfin - d' Elrio Van Heerden, conclue par François Sterchele et est champion d'automne. 22e journée Le Club est battu par le Standard, après une bonne première mi-temps marquée par l'annulation d'un but. Bruges prend un coup de bambou. Il perdra quatre des six matches suivants. Anderlecht se rapproche à grands pas.Quel sentiment l'équipe porte-t-elle sur la saison écoulée ? Nous pouvons être contents de ce que nous avons fait. Les deux saisons précédentes ont été difficiles. N'oubliez pas que nous avons terminé sixièmes il y a un an. Donc, quand vous êtes resté en tête 60, voire 70 % du championnat suivant et que vous l'achevez dans le top trois, vous avez fait du bon travail. Notre contrecoup dans le dernier quart de la saison est logique, quelque part. A certains moments, au premier tour, nous avons eu un brin de chance et nous nous sommes appuyés sur notre caractère. Nous savions que cela pouvait tourner autrement. Selon vous, quand la chance vous a-t-elle tourné le dos ? A domicile contre le Standard. Avant le repos, nous aurions pu mener mais le but de François Sterchele a été annulé. Nous avons perdu cette joute et quelque chose s'est cassé. Il y a un an, on critiquait l'ambiance du vestiaire. S'est-elle améliorée cette saison ou dépend-elle des résultats ? On a exagéré : l'ambiance n'était pas si mauvaise la saison précédente. Et vous avez raison, elle dépend aussi des résultats. Genk en constitue le meilleur exemple. Il y a un an, sa force résidait dans son esprit d'équipe, disait-on. Cette année, les résultats n'ont pas suivi et on a entendu parler de tas de problèmes. C'est donc lié.Parfois dur dans le vestiaire, exigeant, il a travaillé d'arrache-pied pendant la préparation afin d'affûter son équipe, qui accueillait sept nouveaux. L'entraîneur a été confronté à de nombreuses blessures au fil de la saison : tous ses footballeurs n'étaient pas habitués à une telle intensité. Sa dureté s'est limitée au vestiaire. A l'extérieur, JackyMathijssen a longtemps protégé tous ses hommes. Il est parvenu à guérir un groupe vicié mais il n'a pas toujours réussi à former un ensemble rentable. Il reste impénétrable pour les observateurs. Il a appris que dans un grand club, toute déclaration est grossie et passée à la loupe. Intelligent, il a retiré le maximum des qualités mises à sa disposition. SPECTATEURS (bon) En sept ans, le nombre d'abonnements est passé de 11.445 à 22.270 et l'assistance de 14.114 à 25.380 personnes. ENCADREMENT (bon) C'est la première saison complète de Luc Devroe comme manager. Elle s'est assez bien déroulée, avec un seul faux pas, quand il a remis en question l'intégrité d'un arbitre. Un vent nouveau souffle sur l'école des jeunes. SPECTACLE (moyen) Le Club a longtemps été en tête. Cela a compensé ses prestations, pas toujours belles à voir. Il y a néanmoins eu du suspense à chaque match. FINANCES (moyen) Le noyau a été aminci. La saison à venir, il va plutôt subir un lifting. Le Club ne va pas augmenter son budget qui s'élève à vingt millions. INTÉGRATION (moyen) Simaeys, Geraerts et Sterchele ont la mention largement suffisant, Djokic est un travailleur infatigable mais démontre des lacunes. Kucera et Alcaraz n'ont pas répondu aux attentes tandis que Sonck a déçu. par Peter T'Kint