Cela faisait 28 ans que St-Etienne n'avait plus goûté à l'ivresse des sommets. Vingt-neuf ans après le dernier titre, les Verts ont débuté le nouveau championnat de belle manière et après six journées, et une belle victoire (3-0) contre Montpellier, ont occupé la place de leader provisoire.
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Cela faisait 28 ans que St-Etienne n'avait plus goûté à l'ivresse des sommets. Vingt-neuf ans après le dernier titre, les Verts ont débuté le nouveau championnat de belle manière et après six journées, et une belle victoire (3-0) contre Montpellier, ont occupé la place de leader provisoire. Pourtant, rien ne prédisposait à ce début de saison. Après deux années catastrophiques conclues par des 17e places, Saint-Etienne avait misé sur le travail et les valeurs maison pour vivre une saison moins stressante. L'arrivée de l'ange vert, Dominique Rocheteau, au poste de vice-président du conseil de surveillance, allait dans ce sens. Dès son intronisation, Rocheteau avait parlé de sueur, de travail et de respect. Mais si les Verts ont retrouvé la tête, ils le doivent aussi au travail d'un homme. Adjoint d' Alain Perrin la saison dernière, Christophe Galtier lui avait succédé après son limogeage et avait réussi la mission de maintenir le club. Confirmé à son poste en juin, il récolte aujourd'hui les fruits de son travail. " Galtier, c'est une poigne de fer dans un gant de velours. Un savant mélange de sérieux et de bonne humeur ", explique Thomas Dutang, journaliste au Progrès. " Il est très rigoureux par rapport à ses entraînements, à la tactique mise en place ", affirme Laurent Batlles, un des renforts du mercato. " Il adore le club et a envie de s'y investir et surtout il a un projet ", ajoute son adjoint, Alain Blachon, " Sa mission, ce n'est pas uniquement gagner des matches, c'est aussi avoir un £il sur la formation, faire jouer des jeunes. Il va voir les éducateurs, leur parle. Il s'intéresse à tout et le fait naturellement. Il a un rôle de manager. " Après deux saisons stressantes, Galtier a également redonné vie au vestiaire " qui était mort en janvier " dixit Blachon. Enfin, l'ASSE lui a également offert un recrutement sur mesure. Trop jeune ces deux dernières années, l'équipe a vu arriver des joueurs expérimentés avec Batlles (34 ans), Sylvain Marchal (30 ans, ex-Lorient) et l'Américain Carlos Bocanegra (ex-Rennes). Enfin, pour expliquer cette renaissance, on peut parler de l'éclosion d'un diamant brut. Arrivé de Nantes, il y a deux ans, Dimitri Payet devait tout casser. Mais il s'était montré trop inconstant et n'arrivait pas à porter sur ses jeunes épaules tous les espoirs d'un club. Depuis l'entame du championnat, Payet éclate avec six buts en six journées. ARLES-AVIGNON n'en finit plus de faire la une des journaux pour ses péripéties extra-sportives. Après un début de championnat raté (0 sur 15) et l'arrivée de 18 nouveaux joueurs, le groupe s'est lézardé et certains ont été mis à l'écart comme Kamel Ghillas, Sébastien Piocelle ou Angelos Basinas qui ont remis en cause les choix du coach, Michel Estevan. Celui-ci, artisan des quatre montées en cinq ans, s'est ensuite sérieusement engueulé avec son nouveau président, Marcel Salerno, qui l'avait déjà limogé avant de revenir sur sa décision. Cette dispute a débouché sur la mise à l'écart de l'entraîneur pendant cinq jours, avant son limogeage ce lundi. Tout cela avant le derby face à l'OM, le week-end dernier ! On comprend mieux pourquoi les promus se sont de nouveau inclinés 3-0. Robert Duverne, l'ancien préparateur physique des Bleus et de Lyon, qui était devenu l'adjoint d' Estevan a, lui, démissionné avant de rejoindre Gérard Houllier à Aston Villa. JEAN-MICHEL AULAS, le président de Lyon, a redit son intérêt pour Eden Hazard. " On a essayé de l'avoir mais ce n'était pas possible cette saison. " MARSEILLE a déjà trouvé un bouc émissaire à son début de saison difficile : Brandao qui est sorti sous les sifflets après le match de Ligue des Champions perdu contre le Spartak (0-1). Autre cible, le jeune César Azpilicueta, chambré par le président russe, Dimitri Medvedev. NICE n'a pas encore engagé François Clerc car la DGCN a bloqué la masse salariale du club. FREDERIC ANTONETTI, l'entraîneur de Rennes, a fêté son 400e match en Ligue1. STÉPHANE VANDE VELDE