La saison avait bien commencé pour la Lazio : Supercoupe, deux victoires convaincantes et la palme du club le mieux géré d'un point de vue financier décernée par le quotidien économique, Il Sole. Puis, la cassure. La Lazio court derrière un nouveau succès depuis le 30 août. La veille du match contre Cagliari de mercredi dernier, 50 supporters s'étaient rendus au centre d'entraînement pour y exprimer leur mécontentement, interrompant la séance pendant une demi-heure.
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La saison avait bien commencé pour la Lazio : Supercoupe, deux victoires convaincantes et la palme du club le mieux géré d'un point de vue financier décernée par le quotidien économique, Il Sole. Puis, la cassure. La Lazio court derrière un nouveau succès depuis le 30 août. La veille du match contre Cagliari de mercredi dernier, 50 supporters s'étaient rendus au centre d'entraînement pour y exprimer leur mécontentement, interrompant la séance pendant une demi-heure. La défaite face à l'équipe sarde n'a évidemment fait qu'accroître la rage des ultras, qui s'en sont pris principalement au président Claudio Lotito. Celui-ci a quitté le stade avant le coup de sifflet final sous escorte et les joueurs n'ont pu en faire autant qu'après minuit. 5 points en 9 matches : comment expliquer cette moyenne de descendant ? Probablement que le président a surestimé le succès en Supercoupe au point de trouver inutile d'engager de nouveaux joueurs (tous les transferts ont été effectués avant le 8 août, date du match). Mais quand il se sépare de Rozehnal, qu'il se dispute avec les dissidents De Silvestri (parti à la Fiorentina), Ledesma, Pandev et Stendardo et qu'il les remplace par Cruz et Eliseu, il ne peut prétendre que la Lazio est plus forte que la saison précédente. Dans l'affaire des dissidents, Lotito n'avait pas tort en prétendant que certains managers poussent le bouchon trop loin mais son entêtement lui a coûté cher. Une fois qu'il a eu gain de cause, il aurait bien fait de réintégrer les joueurs dès la fin du mercato, comme il l'a fait jeudi dernier avec le défenseur central Stendardo. Entre-temps, Lotito a cru qu'il était en mesure de jouer le rôle de président, de directeur sportif et de découvreur de talents. Ce climat tendu a un effet négatif sur les plus jeunes comme le gardien Muslera (23 ans) ou Diakité(22 ans). Le premier a commis une grosse bourde sur le goal victorieux de Cagliari et le défenseur français n'est plus que l'ombre de lui-même. La défense n'est toutefois pas la seule responsable de la crise des résultats. L'attaque, avec un Zarate qui se perd dans ses dribbles et cherche le coup in-croyable, ne marque pas : 8 buts dont deux penalties en 11 journées, quelle misère ! Quand Mauri a scoré à Sienne, cela faisait 236 minutes que les supporters attendaient ce moment. La seule exception : Matuzalem, qui était suspendu à Sienne, et qui avait été le seul à ne pas avoir été pris à partie par les supporters. FRANCESCO TOTTI, l'attaquant de l'AS Rome, a été opéré du ménisque médian du genou droit. Retour prévu le 22 novembre contre Bari. Les milieux DavidPizarro et Simone Perrotta ont prolongé respectivement jusqu'en juin 2013 et 2011. Ils percevront un salaire brut de 3,2 et 3,1 millions par saison. MAURO CAMORANESI, le milieu de la Juventus sorti à la 30e contre Naples sur blessure, s'est vu appliquer quatre points de suture à l'arcade. Momo Sissoko, le milieu qui venait à peine de rentrer de blessure, est de nouveau out : élongation à la cuisse droite avec 20 à 25 jours de revalidation. WESLEY SNEIJDER, le milieu de l'Inter, s'est occasionné une élongation à la cuisse droite. Ricardo Quaresma, l'ailier portugais, va probablement quitter le club en janvier. Un retour au pays est de plus en plus possible, les trois grands seraient sur sa trace. Le Sporting tiendrait la corde. ROBERTO MANCINI et l'Inter ont finalement trouvé un accord pour résilier le contrat qui liait les deux parties jusqu'en 2012. L'ex-coach, qui percevra 8 millions d'euros, se retrouve donc libre et attend une offre. MARCO GIAMPAOLO n'est plus le coach de Sienne : la défaite contre Bologne avec la dernière place en prime, lui a été fatale. Le coach des Espoirs, Marco Baroni, assure l'intérim. NELSON RIVAS, le défenseur central de Livourne, a dû déclarer forfait contre l'Inter, son ex-club. Il s'est occasionné une élongation à l'échauffement. JEAN-FRANCOIS GILLET a été un des artisans du partage arraché face à la Sampdoria mais le coach de Bari râle pour un goal annulé dans les arrêts de jeu. Mudingayi et ses équipiers de la ligne médiane ont beaucoup travaillé mais cela n'a pas suffi face à Rome. NICOLAS RIBAUDO