Yves Vanderhaeghe: "Cela peut paraître invraisemblable, effectivement, que l'Excelsior ait remporté sa seule victoire de 2003 sur Anderlecht. A mes yeux, nous aurions mérité le partage, mais le fait est là: nous ne sommes pas parvenus à inscrire un but et nous sommes repartis bredouilles. Sur ce match-là, on ne peut pas reprocher aux Hurlus d'avoir manqué d'agressivité. Au contraire: ils ont souvent mis le pied et ont eu recours aux fautes professionnelles pour arrêter notre progression. Si l'arbitre avait sorti directement le carton jaune, ils auraient dû freiner leurs ardeurs. Mais - comprenne q...

Yves Vanderhaeghe: "Cela peut paraître invraisemblable, effectivement, que l'Excelsior ait remporté sa seule victoire de 2003 sur Anderlecht. A mes yeux, nous aurions mérité le partage, mais le fait est là: nous ne sommes pas parvenus à inscrire un but et nous sommes repartis bredouilles. Sur ce match-là, on ne peut pas reprocher aux Hurlus d'avoir manqué d'agressivité. Au contraire: ils ont souvent mis le pied et ont eu recours aux fautes professionnelles pour arrêter notre progression. Si l'arbitre avait sorti directement le carton jaune, ils auraient dû freiner leurs ardeurs. Mais - comprenne qui pourra - le premier joueur averti fut un Anderlechtois, NenadJestrovic en l'occurrence. Plus le match avançait, plus les Mouscronnois ont cru en leurs chances de victoire. Même après l'exclusion de Filston. C'est facile d'être motivé lorsqu'on affronte Anderlecht? Le discours est connu. Partout où nous nous produisons, c'est le match de l'année pour l'équipe locale. Nous sommes habitués à cela. Par la suite, l'Excelsior n'a plus reproduit sa prestation. Je peux difficilement trouver des raisons à cette baisse de régime, car je n'ai pas assisté aux autres rencontres. Cela me fait de la peine de voir l'Excel ainsi à la traîne, puisque, comme chacun le sait, j'ai laissé une partie de mon coeur au Canonnier. Le salut passe sans doute par un plus grand esprit collectif. A l'époque où j'évoluais dans la Cité des Hurlus, l'enthousiasme et la motivation étaient les principales qualités qu'on nous reconnaissait. Je m'étonne qu'aujourd'hui, on puisse pointer leur absence comme le principal défaut de l'équipe. Les nombreux blessés qui ont décimé l'effectif peuvent expliquer la période difficile que traverse mon ancien club. LorenzoStaelens est obligé d'aligner beaucoup de jeunes. Le match contre Anderlecht est l'un des seuls, en 2003, où il a pu compter sur tous ses éléments. MboMpenza y compris. Une semaine plus tard, l'infirmerie se remplissait à nouveau. On ne peut pas incriminer GilVandenbrouck. Il a prouvé, dans le passé, qu'il était un excellent préparateur physique. Nous terminions souvent la saison en boulet de canon. Moi-même, grâce à ses entraînements, j'étais toujours en bonne condition et jamais blessé. C'est sans doute la fatalité qui accable l'Excel actuellement. Mais il est clair que les changements constants, qu'il faut parfois apporter contraint et forcé, ne favorisent pas la réalisation d'une série victorieuse. Lorsque l'Excel a engrangé ses meilleurs résultats, à l'époque d' HugoBroos, la stabilité était de mise. La composition de l'équipe était rarement modifiée, sauf en cas de suspension. Dans ce cas, le réserviste appelé à la rescousse prenait simplement la place du titulaire, poste pour poste. Ces dernières semaines, Mouscron a parfois été frappé par la malchance également. Lors du dernier match contre St-Trond, l'Excel ne méritait pas de perdre. Quelques détails ont fait la différence. Mais les Hurlus ont certainement assez de talent pour sortir de la crise".