Le week-end prochain, il y aura un Belge au départ d'un Grand Prix de Formule 1 : Jérôme D'Ambrosio. Il a déjà disputé toute la saison 2011 sous les couleurs de Marussa Virgin, où il a dû se contenter d'un cheval de trait. Mais dimanche, à Monza, c'est au volant d'une Lotus qu'on le retrouvera. Un bolide qui a déjà permis à ses pilotes officiels, Kimi Raikkonen et Romain Grosjean, de monter à neuf reprises sur le podium cette année. Autant dire que la victoire d'une Lotus en Gra...

Le week-end prochain, il y aura un Belge au départ d'un Grand Prix de Formule 1 : Jérôme D'Ambrosio. Il a déjà disputé toute la saison 2011 sous les couleurs de Marussa Virgin, où il a dû se contenter d'un cheval de trait. Mais dimanche, à Monza, c'est au volant d'une Lotus qu'on le retrouvera. Un bolide qui a déjà permis à ses pilotes officiels, Kimi Raikkonen et Romain Grosjean, de monter à neuf reprises sur le podium cette année. Autant dire que la victoire d'une Lotus en Grand Prix n'est plus qu'une question de temps. Il y a 22 ans qu'on n'a plus vu un Belge au volant d'une voiture de pointe. C'était l'époque de Thierry Boutsen et de la Williams-Renault, une machine qui lui avait permis de remporter trois Grands Prix. Cette chance de pouvoir lui aussi piloter un tel véhicule, D'Ambrosio la doit à Grosjean. Le crash causé par le Français dimanche au départ du Grand Prix de Belgique est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. C'est en effet la quatrième fois de la saison, déjà, que Grosjean est impliqué dans un accident au départ ou au premier tour. Il est suspendu pour un Grand Prix. Pour D'Ambrosio, cela change tout. En début de saison, il était prévu qu'il prenne part au moins six ou sept fois aux essais du vendredi au volant de la Lotus. Mais dès le premier Grand Prix à Melbourne, on s'est aperçu que la voiture allait très vite. Dès lors, l'écurie ne pouvait plus se permettre de retirer du temps de pilotage à ses deux pilotes titulaires, Raikkonen et Grosjean. Afin de maximiser leurs chances de victoire, ils devaient en effet la mettre au point le plus possible. La situation de D'Ambrosio se compliquait mais le pilote gardait son calme. " Bien sûr que j'aimerais rouler mais je sais aussi que la décision prise par le team est juste ", dit-il. Pour ses managers luxembourgeois, qui sont également propriétaires de l'équipe Lotus, c'était un sale coup puisqu'ils ne pouvaient pas mettre leur poulain en évidence en vue de la prochaine saison. Et ils ne peuvent pas se permettre de le laisser rouler pour Lotus puisque, selon des sources bien informées, Total verserait 15 millions d'euros pour que Grosjean soit deuxième pilote, aux côtés de Raikkonen. Dimanche, D'Ambrosio et son entourage se verront donc offrir une possibilité unique de se montrer. S'il fait bonne impression à Monza, un des plus beaux Grands Prix de la saison, le Belge tombera sans doute dans l'£il de quelques patrons d'écuries. C'est ce qui était arrivé au Japonais Kobayashi en 2008 à São Paulo, lorsqu'il avait remplacé Timo Glock, blessé. Il s'était mis en évidence et s'était vu proposer un volant chez Sauber en 2009. Aujourd'hui, il a fait son trou en F1. JO BOSSUYT