Rome a enregistré face à Palerme sa sixième victoire consécutive, la neuvième d'affilée si l'on compte les matches de Coupe. Au total, l'équipe de Claudio Ranieri vient de porter à 20 le nombre de rencontres sans défaite (17 victoires, trois nuls) et a décroché son 15e succès à domicile. Personne n'a fait mieux dans les grands championnats européens ! Voilà pour les chiffres mais que s'est-il passé depuis la dernière défaite contre l'Udinese (2-1) du 28 octobre 2009 ?
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Rome a enregistré face à Palerme sa sixième victoire consécutive, la neuvième d'affilée si l'on compte les matches de Coupe. Au total, l'équipe de Claudio Ranieri vient de porter à 20 le nombre de rencontres sans défaite (17 victoires, trois nuls) et a décroché son 15e succès à domicile. Personne n'a fait mieux dans les grands championnats européens ! Voilà pour les chiffres mais que s'est-il passé depuis la dernière défaite contre l'Udinese (2-1) du 28 octobre 2009 ? Le nouveau coach a trouvé son équipe type et ses deux dispositifs 4-3-1-2 à domicile et 4-2-3-1 en déplacement. Mais il a surtout redonné à ses joueurs la confiance qu'ils n'avaient plus en leur ancien coach : Luciano Spaletti était en bagarre avec tous les gros bras du noyau, Daniele De Rossi en tête. Ranieri est parvenu à remotiver des joueurs comme Julio Baptista et surtout MatteoBrighi. Le milieu, qui avait éclaté la saison dernière au point d'être appelé en équipe nationale, marchait carrément à côté de ses pompes. Malgré cela, Ranieri l'a maintenu dans l'équipe quand Simone Perrotta, de nouveau absent samedi à cause d'un torticolis, était blessé. Désormais, Brighi se donne à fond pour son coach et samedi, il a même fêté son 29e anniversaire avec deux buts et un assist. Et puis, il y a des joueurs comme John ArneRiise qui, avec quatre goals à son actif, a atteint un niveau qu'il n'avait jamais eu à Liverpool. Le résultat pourrait laisser croire que la rencontre contre Palerme n'a été qu'une promenade de santé, impression erronée surtout en première période. Mais le jusqu'au-boutisme est précisément une des forces de cette équipe, qui a la rage comme son coach avide de revanche depuis qu'il a été jeté par la Juventus. Mais un des grands atouts de Ranieri, c'est d'avoir trouvé un terrain d'entente avec Francesco Totti. Le capitaine n'est pas toujours fit mais il fallait lui faire comprendre qu'il ne doit pas prendre de risques inutiles. " Certains joueurs peuvent dire avec précision s'ils sont aptes ou pas à jouer. Ce n'est pas le cas de Francesco. En bon capitaine, il fait passer son enthousiasme avant la raison ", a commenté Ranieri. Quand Totti est sur le terrain, on voit la différence. Ce fut encore une fois le cas samedi : il a débuté le match, a distillé un assist et puis a quitté le jeu à la mi-temps. Difficile que la Roma continue sur ce rythme. Elle doit apprendre à mieux gérer la contre-attaque et le retour de blessure de LucaToni pourrait se révéler importante dans cette optique. En attendant, les bookmakers donnent la Roma championne à 22 contre 1. ADRIAN MUTU, l'avant de la Fiorentina déjà suspendu en Italie pour contrôle antidopage positif, ne pourra pas jouer en Ligue des Champions. JUVENTUS : l'inspection des impôts et le procureur de Turin ont lancé une enquête sur des provisions versées à des managers en 2006 et 2007 et placées de manière irrégulière dans la colonne " sorties " dans les bilans du club. Selon le règlement de la fédération, les clubs ne peuvent payer les interdémiaires, la charge devant être soutenue par les joueurs. MILAN a empoché 60 millions d'euros d'Emirates airlines pour figurer sur le maillot lors des cinq prochaines saisons. Ignazio Abate et Luca Antonini, deux jeunes défenseurs, ont prolongé jusqu'en juin 2014. LAZIO : Edy Reja (64 ans), qui était sous contrat à l'Hajduk Split jusqu'en 2012, remplace Davide Ballardini, remercié après la défaite contre Catane. Curiosité : c'est après le partage dans le derby que Palerme a viré Walter Zenga et toujours face à l'équipe sicilienne que la Juventus a renvoyé Ciro Ferrara. ANTONIO CASSANO, l'attaquant de la Sampdoria, n'a pas joué contre la Fiorentina alors que son retour était prévu après trois semaines de mise à l'écart décrétée par le coach. Cette fois, c'est une inflammation aux adducteurs droits nécessitant dix jours de revalidation qui a bloqué l'avant. BARI et Jean-François Gillet, intraitables à domicile, sont très vulnérables en déplacement où ils n'ont pris que deux points en 9 matches. Quant à GabyMudingayi, il continue à jouer un rôle en vue avec Bologne. NICOLAS RIBAUDO