La bombe de l'arrivée de Lucien D'Onofrio à Anderlecht aurait pu faire des ravages à Liège. Certes, quelques supporters trouvent malheureux que quelqu'un qui portait à bout de bras (au point de le symboliser) le club liégeois se soit vendu à l'ennemi. D'autres trouvent dommage que toute l'âme rouche file à Bruxelles mais dans l'ensemble, le ton est plutôt à l'humour.
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La bombe de l'arrivée de Lucien D'Onofrio à Anderlecht aurait pu faire des ravages à Liège. Certes, quelques supporters trouvent malheureux que quelqu'un qui portait à bout de bras (au point de le symboliser) le club liégeois se soit vendu à l'ennemi. D'autres trouvent dommage que toute l'âme rouche file à Bruxelles mais dans l'ensemble, le ton est plutôt à l'humour. Sur les forums des supporters, on préfère pointer le manque d'imagination de la direction bruxelloise. Preuve s'il en est que la page D'Onofrio est définitivement tournée du côté de Sclessin. On est bien loin des lettres officielles des supporters qui craignaient la mort de leur club en cas de départ de Lucien D'Onofrio, en juin dernier. " On craint plus l'arrivée de Michel Preud'homme à Bruxelles que celle de Lucien ", disait même un supporter vendredi lors du déplacement à Louvain. Même son de cloche du côté de la direction qui a évité de faire des déclarations tapageuses. " Depuis le 23 juin, il n'a jamais été question que Lucien D'Onofrio travaille avec nous. Difficile dans ces conditions de savoir quelles sont ses occupations et avec qui il va dîner. Cela ne concerne pas le Standard de Liège ", explique Pierre François, le directeur général du Standard. Pourtant, certains n'en démordent pas et constatent " que la haine du nouveau Standard pour l'un (Lucien) et celle du Standard en général pour l'autre ( Roger Vanden Stock) sont plus importantes que les dissensions existantes entre les deux hommes. " Bref, que cette nouvelle collaboration est davantage mue par un désir de faire la nique au Standard que par une politique mûrement réfléchie. " Les Mauves ne se sont jamais remis des deux titres glanés par le Standard ", explique même un proche de la famille rouche. La direction liégeoise a certainement traversé sa période la plus dure cet été en étant parasitée de toutes parts par l'ancien vice-président. En vendant tous les joueurs liés de près ou de loin à lui, le Standard s'est mis à l'abri d'une nouvelle attaque de LDO. Que pourrait encore craindre le Standard actuel ? Le départ de Jelle Van Damme, qui symbolise le nouveau Standard et qui est très proche de Lucien ? Cependant, on voit mal un retour de Van Damme à Anderlecht après les propos récents de RVDS. Et le départ de Kanu, arrivé en bord de Meuse grâce aux connexions portugaises de Lucien ? Pierre François ne nie pas que le défenseur brésilien soit proche de D'Onofrio mais en aucun cas, le Standard n'est disposé à le céder à un concurrent belge. " Passe encore que ce soit le Sporting du Portugal ou Porto, mais Anderlecht sûrement pas. " Si les Mauves veulent Kanu, ils devront donc mettre le prix car le joueur dispose encore d'un contrat de trois ans au Standard. Cependant, certains proches de Lucien D'Onofrio, comme Henri Depireux, scout au Standard, ne croient pas que la collaboration entre l'ancien homme fort et Anderlecht deviendra effective. " Le simple fait d'être sollicité le flatte beaucoup. Il aime que l'on parle de lui et c'est son style de faire monter la sauce. Pour le moment, il se cherche un peu mais je crois que son avenir se situe davantage à l'étranger. " D'autres proches sont par contre convaincus que Lucien, qui a le sentiment d'avoir été roulé et doublé lors de la reprise, ne veut pas rester avec cette d'impression d'avoir été placé sur une voie de garage. " C'est un ambitieux et il a l'habitude d'être au centre du jeu en Belgique ", explique un ami de Lucien, conscient qu'il se cherche pour le moment, tant au niveau professionnel que privé. " Anderlecht a simplement profité de l'opportunité et des questionnements intérieurs de Lucien. " Et LDO de se délecter de cette avalanche médiatique... Sa revanche, il la tient déjà en quelque sorte. PAR STÉPHANE VANDE VELDE