Ce soir, au Parc Astrid, Anderlecht disputera son deuxième match en Ligue des Champions contre l'Inter. Après avoir enduré la défaite à Valence, lors de la journée d'ouverture, les Sportingmen n'ont déjà plus droit à l'erreur, face aux Nerazzurri, s'ils veulent durer sur la scène européenne.

L'une des clés de cette joute devant les Milanais sera assurément le comportement de l'arrière-garde des Mauves. Et, plus spécialement, de Lamine Traoré (22 ans ), chargé de museler l'attaquant le plus avancé de la phalange italienne, qu'il s'agisse du routinier Christian Vieri ou du comingman brésilien, Adriano.

Vous risquez d'en avoir plein les pieds avec ces deuxûlà...

Lamine Traoré : Ils peuvent venir, ils sauront à qui parler. Des duels pareils, ça me transcende. C'est là que je m'exprime pleinement. Le coach me reproche parfois d'en garder sous la semelle à l'entraînement. Mais c'est normal, car je ne veux pas courir le risque de dépasser les bornes. En match, par contre, je ne calcule pas. Je me livre toujours corps et âme. Aruna Dindane en sait quelque chose à propos de marquage à la culotte, m'a dit récemment, à la rigolade, qu'il préférait encore affronter ses frères ennemis ivoiriens de Beveren que moi. Aucun adversaire ne m'a jamais empêché de dormir. A une exception près, peut-être : Gert Verheyen. Alors que je m'affirmais progressivement en Première, au printemps 2002, le capitaine brugeois avait été à l'origine de mon éviction de l'équipe fanion. A l'époque, un penalty transformé suite à une intervention fautive de ma part sur lui, avait signifié la fin de nos illusions pour le titre. Sans être montré du doigt par Aimé Anthuenis, je n'ai plus jamais trouvé grâce à ses yeux. Au bout du compte, il m'aura fallu près de deux ans pour me remettre de ce fâcheux épisode. C'est dommage car je touchais réellement au but durant cette période. Peu auparavant, j'avais été titularisé en Ligue des Champions face au Real Madrid et l'AS Rome. Et je m'étais montré à la hauteur aussi bien contre Raúl que contre Marco Delvecchio. Alors, Christian Vieri ou Adriano, c'est kif-kif pour moi.

Comment expliquez-vous votre longue éclipse ?

J'ai sans doute perdu un guide précieux au tout début de cette année-là suite au décès inopiné de Jean Dockx. Il avait été à l'origine de mon arrivée au club, en 1999, et s'était érigé en un deuxième père pour moi, comme il l'avait fait auparavant avec Pär Zetterberg. Il ne se passait guère de semaine sans qu'il m'abreuve de conseils. A son instigation, j'ai appris à dépouiller mon jeu et à bannir son aspect spectaculaire. Car, au départ, il n'était pas rare que je me retrouve les quatre fers en l'air pour dégager le ballon. Sur une de ces interventions osées, d'ailleurs, j'avais même failli décapiter Antonio Cassano, au stade Olympique de Rome (il rit). Papa Dockx, comme je l'appelais toujours malicieusement, se plaisait régulièrement à me dire que cette fameuse saison 2001-2002 serait la mienne. Et il avait vu juste, une fois de plus, puisqu'en l'absence d'Olivier Doll, blessé, j'étais parvenu à me faire une place dans l'axe central de la défense, au côté de Glen De Boeck. Pendant trois mois, j'aurai caressé l'espoir de faire mon trou en tant que stopper. Mais après ma bourde à Bruges, plus rien ne fut soudain comme avant. Et, dans l'intervalle, j'avais malheureusement perdu l'un de mes plus farouches partisans. Dès ce moment-là, j'ai gambergé. Je me rendais compte que ma chance était passée et d'avoir épuisé tout mon crédit auprès d'Aimé Anthuenis.

Laissé-pour-compte

L'arrivée d'Hugo Broos n'allait cependant pas être synonyme de délivrance.

Non, au contraire. Je pensais me ressaisir mais, en lieu de cela, j'ai fait office de laissé-pour-compte. Moi qui, à un moment donné, étais le jeune le plus proche d'une titularisation, voilà que je me faisais dépasser par d'autres gars de ma génération : Olivier Deschacht d'abord, puis Vincent Kompany et, dans une moindre mesure, Goran Lovre. Cette mise à l'écart m'a fait mal, je ne le cache pas. Je ne comprenais pas pour quelle raison je n'avais pas voix au chapitre sans jamais avoir démérité. Bizarrement, à deux reprises, j'avais été déclaré bon pour le service en Coupe de l'UEFA, contre les Girondins de Bordeaux. Mais, en championnat, mon temps de jeu s'était limité à une heure à peine, sur l'ensemble de la compétition 2002-2003, contre Beveren. Comprenne qui pourra. Reste que le plus dur, pour moi, était encore à venir. A l'occasion de l'évaluation individuelle de chacun, en fin de saison, Hugo Broos me signifia que j'étais le seul élément du noyau à ne pas avoir évolué. Le seul, vous vous rendez compte ! Je lui ai rétorqué qu'il aurait pu difficilement en aller autrement, dans la mesure où personne n'avait bénéficié d'aussi peu d'opportunités de prouver son savoir-faire que moi. Manifestement, nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes. Il me suggéra même de tenter ma chance ailleurs, sur base locative. Pour moi, c'était exclu. Je ne tenais pas à m'avouer vaincu dans de telles circonstances.

Un an plus tard, le son de cloche était différent : cette fois, vous ne pouviez plus partir.

La saison 2003-04 m'aura laissé un sentiment mitigé. D'une part, je n'ai pas vraiment été logé à meilleure enseigne que la saison précédente, avec quelques apparitions furtives seulement. Mais ma grosse déception, ce fut l'absence totale de matches européens, contrairement aux deux campagnes précédentes. Ce manque a toutefois été compensé par mes bonnes prestations individuelles durant la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations, en Tunisie. Tout a commencé pour moi par un sans-faute, là-bas, face au redoutable Sénégalais El-Hadj Diouf. Pour une entrée en matière, ce n'était pas un cadeau mais, quoique je le dise moi-même, je m'en suis bien tiré contre lui. L'attaquant de Liverpool n'avait pas marqué à cette occasion et nous avions contraint les Lions de la Teranga à un nul vierge. Un résultat historique compte tenu du parcours effectué par cet adversaire lors de la Coupe du Monde 2002.

J'étais heureux d'avoir pu prouver ma valeur à cette occasion et j'entendais confirmer cette prestation face à l'étoile montante du football kenyan, Dennis Oliech. Mais mon dos me faisait horriblement souffrir et j'ai dû renoncer à la suite des événements. Il n'empêche qu'à mon retour au Parc Astrid, j'étais complètement ragaillardi. Physiquement et, surtout, mentalement. Dans la foulée de la CAN, j'ai d'ailleurs été invité par la direction à rempiler jusqu'en 2006. Une marque de confiance qui s'est confirmée en fin de saison par le refus du staff technique de me louer. C'était déjà une belle revanche.

Sans la blessure d'Hannu Tihinen, tout porte à croire que vous seriez toujours réserviste.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est bien connu. Si Glen De Boeck n'avait pas subi une grave blessure au genou, Vincent Kompany aurait vraisemblablement dû s'armer de patience plus longtemps aussi. Et Junior avait hérité de la même manière de la place d'Yves Vanderhaeghe, avant de devoir l'abandonner au profit de Besnik Hasi. Ces différents exemples me confortent dans l'idée qu'il est plus facile de rester titulaire au Sporting que de le devenir. Si je m'acquitte bien de ma tâche, je sais que l'entraîneur ne me remplacera pas de sitôt. J'ai deux mois pour convaincre, un laps de temps qui correspond à l'indisponibilité d'Hannu Tihinen. A moi de saisir cette opportunité. Jusqu'à présent, je ne suis pas trop mécontent de mes matches. Ma seule prestation en demi-teinte, je l'ai fournie à Ostende. Je revenais d'un match en sélection contre l'Ouganda et j'éprouvais de la peine à me resituer. En Afrique, les matches se jouent toujours à la limite et la transition fut vraiment trop importante entre ce que j'avais vécu à Ouagadougou et la réalité du terrain chez les Côtiers. Il y avait un monde de différence. Tout était franchement trop aisé contre les Ostendais et cette situation a bien failli me jouer un mauvais tour. Tomber dans la facilité, c'est le pire qui puisse arriver pour un footballeur.

Manque d'appuis à Valence

Ce n'était manifestement pas le cas à Valence. Qu'avez-vous retenu de ce match ?

Personnellement, je n'étais pas mécontent du tout de ma prestation. Il y avait pourtant de quoi être décontenancé car tant Pablo Aimar que Miguel Angel Angulo jouaient constamment en décrochage. C'était déroutant, par moments, pour Anthony Vanden Borre ainsi que pour moi. Mais je pense que nous en sommes sortis tous deux avec les honneurs. Il est simplement dommage que le résultat d'ensemble n'ait pas suivi. Avec le recul, je me dis qu'il y a eu un manque de disponibilité dans l'équipe ce soir-là. Jusqu'alors, hormis à Mouscron, nous avions toujours su trouver la parade face aux problèmes posés par l'adversaire, grâce à des appuis judicieux. Mais à Valence, ces relais étaient malheureusement aux abonnés absents. En défense, chaque fois que nous étions en possession du ballon, nous ne savions pas à qui le donner par manque complet de solutions. J'ai quand même l'impression que pas mal de joueurs étaient crispés chez nous. Pourtant, nous n'avions rien à perdre là-bas.

Par contre, le Sporting joue gros jeu, ce soir, contre l'Inter.

Si nous voulons passer le tour, il faut réaliser le carton plein à domicile. Ce ne sera pas une sinécure, mais ce match je le sens bien. Anderlecht a toujours bien réussi contre les formations italiennes, qu'il s'agisse de la Lazio ou de l'AS Rome. Pourquoi en irait-il autrement cette fois ? Les Interistes ont deux jambes et deux bras comme nous. Alors, où est la différence ?

Bruno Govers

" LA CAN 2004 m'a ragaillardi "

" A Anderlecht, il est plus FACILE DE RESTER TITULAIRE que de le devenir "

Ce soir, au Parc Astrid, Anderlecht disputera son deuxième match en Ligue des Champions contre l'Inter. Après avoir enduré la défaite à Valence, lors de la journée d'ouverture, les Sportingmen n'ont déjà plus droit à l'erreur, face aux Nerazzurri, s'ils veulent durer sur la scène européenne. L'une des clés de cette joute devant les Milanais sera assurément le comportement de l'arrière-garde des Mauves. Et, plus spécialement, de Lamine Traoré (22 ans ), chargé de museler l'attaquant le plus avancé de la phalange italienne, qu'il s'agisse du routinier Christian Vieri ou du comingman brésilien, Adriano. Lamine Traoré : Ils peuvent venir, ils sauront à qui parler. Des duels pareils, ça me transcende. C'est là que je m'exprime pleinement. Le coach me reproche parfois d'en garder sous la semelle à l'entraînement. Mais c'est normal, car je ne veux pas courir le risque de dépasser les bornes. En match, par contre, je ne calcule pas. Je me livre toujours corps et âme. Aruna Dindane en sait quelque chose à propos de marquage à la culotte, m'a dit récemment, à la rigolade, qu'il préférait encore affronter ses frères ennemis ivoiriens de Beveren que moi. Aucun adversaire ne m'a jamais empêché de dormir. A une exception près, peut-être : Gert Verheyen. Alors que je m'affirmais progressivement en Première, au printemps 2002, le capitaine brugeois avait été à l'origine de mon éviction de l'équipe fanion. A l'époque, un penalty transformé suite à une intervention fautive de ma part sur lui, avait signifié la fin de nos illusions pour le titre. Sans être montré du doigt par Aimé Anthuenis, je n'ai plus jamais trouvé grâce à ses yeux. Au bout du compte, il m'aura fallu près de deux ans pour me remettre de ce fâcheux épisode. C'est dommage car je touchais réellement au but durant cette période. Peu auparavant, j'avais été titularisé en Ligue des Champions face au Real Madrid et l'AS Rome. Et je m'étais montré à la hauteur aussi bien contre Raúl que contre Marco Delvecchio. Alors, Christian Vieri ou Adriano, c'est kif-kif pour moi. J'ai sans doute perdu un guide précieux au tout début de cette année-là suite au décès inopiné de Jean Dockx. Il avait été à l'origine de mon arrivée au club, en 1999, et s'était érigé en un deuxième père pour moi, comme il l'avait fait auparavant avec Pär Zetterberg. Il ne se passait guère de semaine sans qu'il m'abreuve de conseils. A son instigation, j'ai appris à dépouiller mon jeu et à bannir son aspect spectaculaire. Car, au départ, il n'était pas rare que je me retrouve les quatre fers en l'air pour dégager le ballon. Sur une de ces interventions osées, d'ailleurs, j'avais même failli décapiter Antonio Cassano, au stade Olympique de Rome (il rit). Papa Dockx, comme je l'appelais toujours malicieusement, se plaisait régulièrement à me dire que cette fameuse saison 2001-2002 serait la mienne. Et il avait vu juste, une fois de plus, puisqu'en l'absence d'Olivier Doll, blessé, j'étais parvenu à me faire une place dans l'axe central de la défense, au côté de Glen De Boeck. Pendant trois mois, j'aurai caressé l'espoir de faire mon trou en tant que stopper. Mais après ma bourde à Bruges, plus rien ne fut soudain comme avant. Et, dans l'intervalle, j'avais malheureusement perdu l'un de mes plus farouches partisans. Dès ce moment-là, j'ai gambergé. Je me rendais compte que ma chance était passée et d'avoir épuisé tout mon crédit auprès d'Aimé Anthuenis. Non, au contraire. Je pensais me ressaisir mais, en lieu de cela, j'ai fait office de laissé-pour-compte. Moi qui, à un moment donné, étais le jeune le plus proche d'une titularisation, voilà que je me faisais dépasser par d'autres gars de ma génération : Olivier Deschacht d'abord, puis Vincent Kompany et, dans une moindre mesure, Goran Lovre. Cette mise à l'écart m'a fait mal, je ne le cache pas. Je ne comprenais pas pour quelle raison je n'avais pas voix au chapitre sans jamais avoir démérité. Bizarrement, à deux reprises, j'avais été déclaré bon pour le service en Coupe de l'UEFA, contre les Girondins de Bordeaux. Mais, en championnat, mon temps de jeu s'était limité à une heure à peine, sur l'ensemble de la compétition 2002-2003, contre Beveren. Comprenne qui pourra. Reste que le plus dur, pour moi, était encore à venir. A l'occasion de l'évaluation individuelle de chacun, en fin de saison, Hugo Broos me signifia que j'étais le seul élément du noyau à ne pas avoir évolué. Le seul, vous vous rendez compte ! Je lui ai rétorqué qu'il aurait pu difficilement en aller autrement, dans la mesure où personne n'avait bénéficié d'aussi peu d'opportunités de prouver son savoir-faire que moi. Manifestement, nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes. Il me suggéra même de tenter ma chance ailleurs, sur base locative. Pour moi, c'était exclu. Je ne tenais pas à m'avouer vaincu dans de telles circonstances. La saison 2003-04 m'aura laissé un sentiment mitigé. D'une part, je n'ai pas vraiment été logé à meilleure enseigne que la saison précédente, avec quelques apparitions furtives seulement. Mais ma grosse déception, ce fut l'absence totale de matches européens, contrairement aux deux campagnes précédentes. Ce manque a toutefois été compensé par mes bonnes prestations individuelles durant la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations, en Tunisie. Tout a commencé pour moi par un sans-faute, là-bas, face au redoutable Sénégalais El-Hadj Diouf. Pour une entrée en matière, ce n'était pas un cadeau mais, quoique je le dise moi-même, je m'en suis bien tiré contre lui. L'attaquant de Liverpool n'avait pas marqué à cette occasion et nous avions contraint les Lions de la Teranga à un nul vierge. Un résultat historique compte tenu du parcours effectué par cet adversaire lors de la Coupe du Monde 2002. J'étais heureux d'avoir pu prouver ma valeur à cette occasion et j'entendais confirmer cette prestation face à l'étoile montante du football kenyan, Dennis Oliech. Mais mon dos me faisait horriblement souffrir et j'ai dû renoncer à la suite des événements. Il n'empêche qu'à mon retour au Parc Astrid, j'étais complètement ragaillardi. Physiquement et, surtout, mentalement. Dans la foulée de la CAN, j'ai d'ailleurs été invité par la direction à rempiler jusqu'en 2006. Une marque de confiance qui s'est confirmée en fin de saison par le refus du staff technique de me louer. C'était déjà une belle revanche. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est bien connu. Si Glen De Boeck n'avait pas subi une grave blessure au genou, Vincent Kompany aurait vraisemblablement dû s'armer de patience plus longtemps aussi. Et Junior avait hérité de la même manière de la place d'Yves Vanderhaeghe, avant de devoir l'abandonner au profit de Besnik Hasi. Ces différents exemples me confortent dans l'idée qu'il est plus facile de rester titulaire au Sporting que de le devenir. Si je m'acquitte bien de ma tâche, je sais que l'entraîneur ne me remplacera pas de sitôt. J'ai deux mois pour convaincre, un laps de temps qui correspond à l'indisponibilité d'Hannu Tihinen. A moi de saisir cette opportunité. Jusqu'à présent, je ne suis pas trop mécontent de mes matches. Ma seule prestation en demi-teinte, je l'ai fournie à Ostende. Je revenais d'un match en sélection contre l'Ouganda et j'éprouvais de la peine à me resituer. En Afrique, les matches se jouent toujours à la limite et la transition fut vraiment trop importante entre ce que j'avais vécu à Ouagadougou et la réalité du terrain chez les Côtiers. Il y avait un monde de différence. Tout était franchement trop aisé contre les Ostendais et cette situation a bien failli me jouer un mauvais tour. Tomber dans la facilité, c'est le pire qui puisse arriver pour un footballeur. Personnellement, je n'étais pas mécontent du tout de ma prestation. Il y avait pourtant de quoi être décontenancé car tant Pablo Aimar que Miguel Angel Angulo jouaient constamment en décrochage. C'était déroutant, par moments, pour Anthony Vanden Borre ainsi que pour moi. Mais je pense que nous en sommes sortis tous deux avec les honneurs. Il est simplement dommage que le résultat d'ensemble n'ait pas suivi. Avec le recul, je me dis qu'il y a eu un manque de disponibilité dans l'équipe ce soir-là. Jusqu'alors, hormis à Mouscron, nous avions toujours su trouver la parade face aux problèmes posés par l'adversaire, grâce à des appuis judicieux. Mais à Valence, ces relais étaient malheureusement aux abonnés absents. En défense, chaque fois que nous étions en possession du ballon, nous ne savions pas à qui le donner par manque complet de solutions. J'ai quand même l'impression que pas mal de joueurs étaient crispés chez nous. Pourtant, nous n'avions rien à perdre là-bas. Si nous voulons passer le tour, il faut réaliser le carton plein à domicile. Ce ne sera pas une sinécure, mais ce match je le sens bien. Anderlecht a toujours bien réussi contre les formations italiennes, qu'il s'agisse de la Lazio ou de l'AS Rome. Pourquoi en irait-il autrement cette fois ? Les Interistes ont deux jambes et deux bras comme nous. Alors, où est la différence ?Bruno Govers" LA CAN 2004 m'a ragaillardi " " A Anderlecht, il est plus FACILE DE RESTER TITULAIRE que de le devenir "