2/9 mais Van den Brom a marqué des points

Les play-offs sont enfin lancés, le feu d'artifice vient d'exploser. Autant les gens étaient déçus des deux premières journées, autant on peut maintenant être heureux de ce qu'on a vu le week-end dernier. Dans les trois matches, il y a eu du spectacle, de la tension, des buts, des retournements de situation. Anderlecht n'a pris que deux points lors des trois matches mais le nul arraché contre Bruges est à mettre à l'actif de John van den Brom en premier lieu. Il a prouvé en deuxième mi-temps qu'il pouvait faire jouer son équipe autrement qu'au Standard. Anderlecht avait tout contre lui à ce moment-là. Il avait été balayé pendant trois quarts d'heure par un Club souverain, avec des joueurs au sommet de leur art : VadisOdjidja, Victor Vazquez, Eidur Gudjohnsen, Carlos Bacca. Et à 10 contre 11 après l'exclusion de Denis Odoi, on ne voyait pas comment les Mauves allaient pouvoir s'en sortir. Van den Brom a été déterminant en faisant entrer Tom De Sut...

Les play-offs sont enfin lancés, le feu d'artifice vient d'exploser. Autant les gens étaient déçus des deux premières journées, autant on peut maintenant être heureux de ce qu'on a vu le week-end dernier. Dans les trois matches, il y a eu du spectacle, de la tension, des buts, des retournements de situation. Anderlecht n'a pris que deux points lors des trois matches mais le nul arraché contre Bruges est à mettre à l'actif de John van den Brom en premier lieu. Il a prouvé en deuxième mi-temps qu'il pouvait faire jouer son équipe autrement qu'au Standard. Anderlecht avait tout contre lui à ce moment-là. Il avait été balayé pendant trois quarts d'heure par un Club souverain, avec des joueurs au sommet de leur art : VadisOdjidja, Victor Vazquez, Eidur Gudjohnsen, Carlos Bacca. Et à 10 contre 11 après l'exclusion de Denis Odoi, on ne voyait pas comment les Mauves allaient pouvoir s'en sortir. Van den Brom a été déterminant en faisant entrer Tom De Sutter. Ce point pris à l'arraché peut être un boost. La pression est toujours là mais Anderlecht peut rester à l'abri en battant maintenant Lokeren puis Zulte Waregem. Guillaume Gillet va rentrer de suspension, Dieumerci Mbokani est de retour, Dennis Praet et Massimo Bruno rejouent, il n'y a plus qu'à titulariser Milan Jovanovic et on pourrait revoir l'équipe qui avait tout écrasé jusqu'en décembre.Encore une fois, le Club n'a pas été capable de tenir un bon rythme pendant un match entier. Son effondrement à Anderlecht est un peu l'histoire de sa saison. Il y a un problème physique mais aussi, sûrement, un souci mental.Chaque semaine, chaque week-end, c'est la même triste histoire, des erreurs d'arbitrage influencent des résultats dans des matches hyper importants. Après PSG-Barcelone et Lokeren-Bruges, c'est Dortmund-Malaga et Zulte Waregem-Standard. Et maintenant, à qui le tour ? C'est de plus en plus grave. On ne peut plus laisser passer. La CCA et l'Union Belge doivent retirer leurs oeillères, arrêter de défendre leurs arbitres coupables. Il est temps d'écrire un courrier officiel à l'UEFA et à la FIFA pour réclamer l'assistance vidéo. Ce n'est pas notre Fédération qui changera tout mais ce serait un geste fort, symbolique, qui pourrait être imité par d'autres pays. L'assistant qui passe son temps à recadrer les entraîneurs devant leur banc pourrait s'occuper d'une façon bien plus utile. Comme on le fait sans problème en tennis, il suffirait d'une dizaine de secondes pour prendre la bonne décision. L'introduction de la technologie sur la ligne de but est vraiment insuffisante, il faut utiliser les images pour trancher sur les phases de penalties, les hors-jeu et les exclusions. On fait un tas de grandes campagnes contre le racisme, pour le respect, etc. On attend quoi ? Qu'une finale de Ligue des Champions accouche d'un vainqueur immérité via une nouvelle grosse erreur arbitrale ? Le Bayern évite Dortmund en demi-finale de la Ligue des Champions, le Real n'a pas tiré Barcelone. Faut-il en rire ou en pleurer ? C'était écrit. En quarts de finale de la Ligue des Champions et de l'Europa League, l'UEFA avait réussi à ne pas planifier de matches entre des clubs d'un même pays. Elle vient de refaire le coup pour les demis. Tout le monde gobe ça, comme si c'était une heureuse loi du hasard. Ça me fait penser à ce qui s'est passé pendant une éternité dans le cyclisme : tout le monde savait qu'on se dopait mais personne ne voulait en parler.J'entends que pour la troisième fois d'affilée, Zulte Waregem a raté l'occasion de passer à la première place en début de week-end à cause de la pression. Je ne suis pas d'accord. Contre le Standard, l'équipe de FranckyDury a tout fait dans les règles. Elle menait confortablement 3-1, tout était bon, je ne voyais aucun stress paralysant. Le renversement de situation ne s'explique que par deux magnifiques buts venus de nulle part (William Vainqueur et Paul-José Mpoku) et deux goals non valables mais quand même validés. Sans ça, Zulte Waregem se retrouvait enfin à la première place.Comme Van den Brom, Mario Been a fait basculer le match de son équipe alors qu'elle était mal en point. L'entrée de Glynor Plet a tout changé contre Lokeren. Je n'ai jamais été vraiment convaincu par le duo d'attaque Jelle Vossen / Benjamin De Ceulaer. L'ancien de Lokeren a instinctivement tendance à se décaler vers la gauche et Vossen se retrouve alors seul devant alors qu'il n'a pas les caractéristiques pour jouer dans ce rôle. Ce n'est pas un pur targetman, il a besoin de quelqu'un devant lui, ça peut être Plet ou Kim Ojo. Si Vossen est esseulé, l'adversaire lui met aussi toute la pression et il a du mal à gérer. Avec un de ces deux joueurs-là devant lui, et De Ceulaer à gauche, Genk a bien plus de chances d'être dangereux. Propos recueillis par Pierre Danvoye