équipe type 4-4-2 Gardien

Frédéric Herpoel a longtemps été indiscutable et jouait à un bon niveau, sans que ce soit la meilleure saison de sa vie. Quelques semaines après avoir abandonné son brassard de capitaine, il a sauté pour incompatibilité d'humeur avec Christophe Dessy. Franck Nkela l'a remplacé et a montré de bonnes choses.
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Frédéric Herpoel a longtemps été indiscutable et jouait à un bon niveau, sans que ce soit la meilleure saison de sa vie. Quelques semaines après avoir abandonné son brassard de capitaine, il a sauté pour incompatibilité d'humeur avec Christophe Dessy. Franck Nkela l'a remplacé et a montré de bonnes choses. C'est l'une des plus mauvaises de D1. Frédéric Jay a encore été mis à toutes les sauces (gauche, axe, droite). Roberto Mirri est resté le guide de la ligne arrière. Ludovic Buysens et Francesco Migliore étaient titulaires, faute de mieux : Steven De Pauw et Ivica Dzidic n'ont jamais su saisir leur chance. Le quatuor Fadel Brahami- Hocine Ragued- Alessandro Cordaro- Cédric Collet est bourré de technique. Mais ils ont rarement joué en même temps à leur meilleur niveau. Antti Okkonen n'était plus indispensable. Mounir Diane et David Fleurival ont régulièrement été appelés mais n'ont pas fait mieux que les titulaires traditionnels. Mons avait une attaque anémique, la plus faible du championnat. Il y avait Mohamed Dahmane pour faire mal au premier tour mais il est parti en janvier. Mustapha Jarju est toutefois une satisfaction, mais il était souvent bien seul. Et Kevin Oris, annoncé comme le nouveau Cédric Roussel, a sans doute un avenir en D1. Les satisfactions individuelles sont très rares. Cédric Collet a réussi sa première saison chez nous. Il a parfois été intenable sur son flanc gauche -rappelant les raids d'autrefois de Wilfried Dalmat à droite- et il a brillé dans quelques gros matches. Mustapha Jarju peut aussi être mentionné : c'était un des seuls joueurs à trouver le chemin du but. Mounir Diane a une grosse cote dans le football marocain et il a goûté à la L1 et à la Coupe d'Europe avec Lens. Personne ne conteste son talent. Mais le caractère ne suit pas. Il est allé au clash avec Thierry Pister, avec Christophe Dessy et avec les supporters. C'est à cause de ce tempérament difficile que Mouscron avait autrefois renoncé à son transfert. 1re journée Philippe Saint-Jean démissionne après la première journée (défaite 5-0 à Gand). Il a compris qu'il ne parviendrait pas à gérer le groupe. Thierry Pister le remplace. 14e journée Après la défaite à Westerlo, Pister est limogé et remplacé par le directeur sportif, Christophe Dessy. 20e journée Fin du mercato : Mons a vendu son meilleur joueur, Mohamed Dahmane, et n'a recruté personne. Le club semble résigné. 30e journée Mons est mathématiquement condamné à la D2.Réussir son championnat en travaillant avec trois entraîneurs différents, c'est difficile. Il y a eu Philippe Saint-Jean, puis Thierry Pister, puis Christophe Dessy : chacun avait ses priorités et des méthodes de travail différentes. Oui mais cela s'explique. Tous les joueurs voulaient prouver au nouveau coach qu'ils méritaient une place dans l'équipe. C'étaient les victoires de l'enthousiasme et de la motivation. Mais très vite, la démotivation est revenue. Mons a rarement formé un bloc sur le terrain. Tous les joueurs s'entendaient bien, entre guillemets... Il y avait des tensions mais il y en a partout. Des matches que nous méritions de gagner mais qui ont mal tourné pour nous. Nous avons un penalty pour battre Charleroi chez nous dans les dernières minutes mais nous le ratons. Nous menons 0-2 à Anderlecht mais nous sommes battus 3-2. Nous menons aussi deux fois à Bruges mais nous perdons à nouveau. Le talent était suffisant pour la D1. Tout à fait, et le départ de Dahmane en janvier n'a fait qu'amplifier nos problèmes.Christophe Dessy a accepté un cadeau empoisonné en décembre, quand il a repris l'équipe de Thierry Pister - qui avait pris la place de Philippe Saint-Jean après une seule journée. Au bout du compte, Dessy a souffert du même mal que tous les derniers entraîneurs de Mons, excepté Albert Cartier : il n'a pas su faire l'unanimité et tenir un vestiaire où les tensions et les coups de gueule sont coutumiers. Le courant ne passait pas entre Dessy et ses joueurs (il s'est notamment heurté aux patrons du groupe), et en fin de saison, c'était la division complète dans le staff technique. Dessy a terminé sa première expérience de coach principal sur un bilan historique : le deuxième tour de Mons fut l'un des plus catastrophiques de l'histoire du foot belge. MAUVAIS : SpectateurS Mons est 17e de la D1 avec 3.854 spectateurs de moyenne (4.165 en 2007-2008). Les derniers matches ont attiré à peine plus de 1.500 personnes. MAUVAIS : Encadrement Le staff a été constitué de trois duos : Saint-Jean- Pister, Pister- Cossey et Dessy- Cossey : le T1 et le T2 n'ont jamais été sur la même longueur d'onde. MOYEN : Spectacle Ce n'est pas nouveau : il y a des qualités techniques dans le noyau mais on les a vues encore moins souvent que les saisons précédentes. Quand elles s'exprimaient, comme à Anderlecht, c'était très beau à voir. MOYEN : Finances Le budget était d'environ 6,5 millions et, selon une vieille habitude, le président Domenico Leone sort son portefeuille quand il n'est pas tout à fait bouclé. L'an prochain, Mons passera à 3 millions. MAUVAIS : Intégration Cédric Collet et Mustapha Jarju ont réussi. A côté de cela, il y a eu beaucoup d'échecs, notamment dans les joueurs arrivés de D2. Ludovic Buysens, Francesco Migliore, David Fleurival et Kevin Oris ont parfois apporté quelque chose. Au contraire de Jérôme Vanderzijl, Ivica Dzidic, Steven De Pauw, Moussa Gueye et Mounir Diane. par Pierre Danvoye