équipe type 4-2-3-1top - Olivier Werner

Troisième dans la hiérarchie des gardiens en début de saison, Olivier Werner, transfuge du FC Malines, a pris du galon au fil des mois au point de terminer la campagne comme titulaire indiscutable. Une bien belle revanche pour l'ancien portier des Sang et Or, jugé insuffisant par leur coach, Peter Maes. Gardien
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Troisième dans la hiérarchie des gardiens en début de saison, Olivier Werner, transfuge du FC Malines, a pris du galon au fil des mois au point de terminer la campagne comme titulaire indiscutable. Une bien belle revanche pour l'ancien portier des Sang et Or, jugé insuffisant par leur coach, Peter Maes. Gardien C'était la valse : Patrick Nys a commencé avant de céder le relais à Michaël Cordier. Avant l'importantissime déplacement à Saint-Trond, celui-ci a laissé la place à Olivier Werner, qui a mis tout le monde d'accord au point d'être notre Top. Défense Le mercato sert, traditionnellement, à renforcer une équipe. Mais pas au FC Brussels où le méritant Christ Bruno a dû s'effacer devant l'inexistant Mario Andic. Dans un même registre, Szoltan Petö a été prié de s'incliner devant Stéphane Zubar, tout aussi incolore. Et ne parlons pas de Bojan Neziri... Entrejeu Articulé le plus souvent autour de quatre individualités sous Albert Cartier, il est passé à cinq composantes (2 + 3) avec Franky Van der Elst. Richard Culek a refait son apparition au deuxième tour et, en fin de saison, il a été flanqué du jeune Arnaud Sutchuin ou de Cheikhou Kouyaté. Attaque Le secteur est passé de deux hommes à un seul, lors du second tour, avec la titularisation d' Olof Guterstam en pointe, avec Julien Gorius ou Matumona Zola comme soutien. En cours de deuxième armure, une autre pointe a fait quelquefois son apparition. A l'image de Christian Landu-Tubi ou d' Eale Lutula. Médiocre sous le maillot du Lierse, où il fut d'ailleurs réserviste plus souvent qu'à son tour, le latéral droit serbe n'aura guère marqué les esprits non plus dans son nouvel entourage. Son apport se sera révélé tout simplement catastrophique. Au même titre, d'ailleurs, que son pendant sur l'autre aile, Bojan Neziri. 4e journée Le Brussels perd à la fois le derby à Anderlecht mais aussi et surtout son métronome Richard Culek, dont le pied d'appui est resté accroché dans le nouveau gazon semi-synthétique du RSCA. Après Steve Colpaert et Mickaël Citony, c'est le troisième grand éclopé de la saison chez les Coalisés. 24e journée Condamné à réaliser un 9 sur 9 contre Roulers, Mons et Saint-Trond s'il veut assurer sa pérennité parmi l'élite, le club molenbeekois ne grappille en tout et pour tout que deux maigres unités. Dès cet instant, il est acquis qu'il prendra l'ascenseur pour l'échafaud. 31e journée Défait par Mouscron (0-2), le couperet est définitivement tombé. Le Brussels est relégué après quatre saisons parmi l'élite. Contrairement à ce qui s'était produit ces dernières années, le Brussels n'est pas parvenu à assurer son maintien durant cette campagne. Pourquoi ? Ce qui nous avait sauvés, par le passé, c'était tantôt un buteur providentiel, comme Igor de Camargo, ou un collectif bien huilé. Cette saison, nous n'avons pu compter ni sur un goal-getter patenté ni sur un véritable esprit de corps. Sous la coupe d'Albert Cartier, l'adversaire nous qualifiait souvent d'équipe injouable ou, à tout le moins, dure à bouger. Cette notion s'est, hélas, complètement effritée ces derniers mois. Avec la plus mauvaise défense et l'attaque la moins prolifique de l'élite, nous n'avions réellement pas grand-chose à revendiquer. Vous avez connu la D2 avec les Coalisés autrefois. Qu'est-ce qui attend le club à ce niveau ? Nous avions jadis rallié la D1 avec un effectif qui avait la pointure pour évoluer à cet échelon. Je songe à des joueurs comme Ibrahim Tankary, Dieter Dekelver ou encore Aloys Nong. Courtrai, qui vient de célébrer son retour parmi l'élite, n'a pas dérogé au même principe. C'est pourquoi je frémis un peu en entendant que la direction entend procéder incessamment à la grande lessive, sous prétexte qu'il faut des guerriers dans l'antichambre. Les erreurs de casting ont déjà coûté assez cher cette saison. Il faut se garder à tout prix d'en commettre d'autres. Sans quoi un aller-retour risque d'être très ardu. L'Antwerp en sait quelque chose. Albert Cartier, qui a avait repris l'effectif molenbeekois en main durant l'été 2005, le menant après quelques mois à une méritoire dixième place, n'a pas survécu cette saison aux mauvais résultats et a dû céder sa place à Franky Van der Elst après la lourde défaite à Westerlo (7-2, fin janvier). Le comble, c'est que le technicien français a finalement réussi à sauver Mons, autre candidat à la descente, alors que l'ancien Brugeois, qui n'épouse pas vraiment le profil d'un entraîneur de crise, aux dires mêmes de ses joueurs, a tout simplement sombré corps et âme avec eux. Il est d'ores et déjà acquis, d'ailleurs, qu'il ne sera pas reconduit dans ses fonctions au stade Edmond Machtens. SPECTATEURS (mauvais) La moyenne était de 4517 spectateurs la saison passée. Elle est descendue à 4345 cette année, soit une diminution de près de 4 %. ENCADREMENT (mauvais) Même si l'aménagement d'un synthétique a résolu pas mal de problèmes de logistique, l'absence de pelouses d'entraînement dignes de ce nom pose toujours d'épineux problèmes. SPECTACLE (mauvais) Il a rarement été à la hauteur cette saison, tant sous Albert Cartier que sous son successeur, Franky Van der Elst. Mais y avait-il moyen de faire mieux compte tenu du matériel humain existant ? FINANCES (mauvais) C'est un secret de polichinelle : le club ne roule pas sur l'or. Pour renflouer ses caisses et réaliser l'un ou l'autre transfert lors du mercato, il a même vendu Eric Deflandre, acheté quelques mois plus tôt. En pleine lutte pour le maintien, il s'est même privé de MatumonaZola, proposé à Birmingham City. INTÉGRATION (moyen) Au moment où les carottes étaient définitivement cuites, le club a aligné Arnaud Sutchuin, qui n'avait été utilisé qu'au compte-gouttes jusque-là. Mais ceux qui se sont mis le plus en verve sont ValeriSorokin et Cheikhou Kouyaté. par Bruno Govers