équipe type 4-4-2 Gardien

Barry Boubacar Copa est le numéro un incontesté depuis 2003. Il a un physique impressionnant mais n'a pas réalisé la progression qu'on escomptait. Quant à la concurrence, pour résumer, elle est insuffisante. Davino Verhulst n'a joué que quelques minutes et Robert Giacomi est passé à travers son match à deux reprises.
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Barry Boubacar Copa est le numéro un incontesté depuis 2003. Il a un physique impressionnant mais n'a pas réalisé la progression qu'on escomptait. Quant à la concurrence, pour résumer, elle est insuffisante. Davino Verhulst n'a joué que quelques minutes et Robert Giacomi est passé à travers son match à deux reprises. Pour ne pas mettre la défense sous pression, Walter Meeuws a opté pour des travailleurs dans l'axe, laissant la créativité aux flancs. Sur le plan défensif, cela a parfois réussi, pas offensivement. KarelSnoeckx ne peut plus courir d'un rectangle à l'autre et RomeoSeka a été trop irrégulier au milieu offensif. Le coach suivant a placé un homme en plus, sans guère de succès. Encore le talon d'Achille de l'équipe. Elle a encaissé deux buts par match, environ. Comme toujours, elle a été faible sur les phases arrêtées et elle n'a pas de leader. Le nouvel entraîneur lui a adjoint un homme de plus dans l'espoir de faire tenir la digue. En vain. Deux valeurs sûres, Gervinho et Dissa, ont respectivement marqué huit et dix buts mais n'ont pas été soutenus par l'entrejeu. Ils n'ont guère eu de concurrence : les jeunes sont trop verts et des nouveaux, ni le Croate IvanBozic ni le Polonais PawelBuskiewicz n'ont marqué. Il est difficile de retirer un élément d'un groupe médiocre. Les jeunes ne se sont pas montrés, les Africains non plus. Aucun d'entre eux n'a atteint un niveau stable. Les Belges récupérés n'ont pas apporté assez. Disons Laurent Macquet, calme avec le ballon, même s'il n'a pas été assez déterminant sur le plan offensif. Son collègue Ivan Bozic aurait tout aussi bien pu figurer dans cette rubrique mais il a une circonstance atténuante : un tendon d'Achille délicat. On ne peut prester quand on n'est pas en bonne santé. L'avant polonais était fit mais n'a fait qu'étaler son incompétence. Il n'a pas le niveau de la D1. 9e journée 1-0 : Beveren remporte un duel crucial contre le Lierse. Après un début de saison pénible, c'est une bouffée d'oxygène. 17e journée Pour être plus à l'aise, Beveren doit absolument vaincre St-Trond mais le match tourne à l'avantage des Trudonnaires en dix minutes. 26e journée Second duel crucial contre le Lierse et match nul. Les tensions qui déchirent le club conduisent au limogeage de Walter Meeuws. La préparation a été mauvaise. Trop de joueurs n'étaient pas encore rétablis. Nous cherchions toujours notre équipe type à l'entame du championnat, d'où ces mauvais résultats. Nous nous sommes ressaisis, je trouve, en septembre et en octobre. Nous avons signé quelques bons résultats. Juste avant la trêve hivernale, nous avons déraillé, battus par Mons et par St-Trond. Nous avions 16 points. Nous n'avons plus jamais été en mesure de surmonter ce passage à vide. Le changement d'entraîneur n'a pas apporté grand-chose. Je ne m'y attendais d'ailleurs pas car nos problèmes étaient connus et sans doute insolubles, surtout aussi tard. Le noyau disposait des qualités nécessaires pour la D1 mais n'était pas assez étoffé. Nous n'avons que 13 ou 14 joueurs de niveau comparable. En faisant bloc, nous pouvions pallier cette carence, à condition de ne pas déplorer de blessures. Avant le Nouvel An, nous avons eu du mal à trouver le chemin du but. Par la suite, Dissa et Gervinho se sont bonifiés mais nous avons aussi encaissé trop de buts, généralement évitables. Nous avons manqué d'efficacité. Autre fait marquant : nous ne nous sommes pas renforcés en hiver, contrairement aux autres. Vu comme ça oui, mais il ne faut pas baisser les bras. Sinon, autant abandonner. A Alost, nous avions aussi un petit budget mais nous avons assuré notre maintien. Après le renvoi de Jean-Marc Guillou et de Vincent Dufour la saison précédente, Edy De Bolle avait sauvé les meubles dans les dernières minutes de jeu de la saison. Walter Meeuws, directeur technique et entraîneur, devait remettre Beveren sur les bons rails mais il a été confronté à un budget très limité, qu'il a géré sans grand bonheur. Meeuws a tenté de cimenter l'axe, misant sur les flancs pour l'aspect créatif, mais cela a rarement fonctionné. Beveren a accumulé les mauvais résultats, surtout au second tour. Début mars, les tensions internes ont fait sauter le couvercle. De Bolle a une fois de plus assuré l'intérim. Il a abandonné le 4-4-2 au profit du 3-5-2, sans le succès de la saison passée. Un moment donné, il a tout misé sur les Africains mais ceux-ci l'ont laissé en plan - certains à cause de blessures. Les équipes de bas de classement n'attirent pas les foules mais Beveren a accueilli plus de monde, en moyenne 2.500 spectateurs, soit quelques centaines de plus que la saison passée. Une tribune qui reste à l'état de projet, des disputes entre la direction et l'ASBL ou entre l'ASBL et le coach, le poste de président vacant saison après saison mais jamais occupé, des rumeurs de reprise... Ceux qui voulaient voir des buts devaient se rendre à Beveren mais ce n'est pas vraiment l'objectif d'un supporter. Les chiffres dévoilés par l'ASBL font état d'une dette de 2,5 millions d'euros mais ils sont démentis officiellement. Beveren a bel et bien un trou, au point que les idées de fusion ont resurgi. D'accord, le budget n'était pas énorme mais même les joueurs embauchés gratuitement ont été décevants. Le gardien RobertGiacomi faisait partie d'une reprise qui n'a pas eu lieu et le Croate IvanBozic ne peut s'entraîner que deux jours de suite. par Peter T'Kint