L' Équipe type 3-4-3 (5-3-1) Gardien

Dimitri Habran a démontré son talent, après un début difficile, lors de sa première saison complète parmi l'élite. Impulsif et offensif, il permet à l'équipe de jouer haut. Fort homme contre homme, il ne redoute rien. Trois exclusions et une suspension pour abus de cartes jaunes. Le jeune StefaanThieren l'a remplacé avec plus ou moins de succès.
...

Dimitri Habran a démontré son talent, après un début difficile, lors de sa première saison complète parmi l'élite. Impulsif et offensif, il permet à l'équipe de jouer haut. Fort homme contre homme, il ne redoute rien. Trois exclusions et une suspension pour abus de cartes jaunes. Le jeune StefaanThieren l'a remplacé avec plus ou moins de succès. Landuyt (à droite) compense ses limites techniques par son abattage et sa volonté. Nijs (à gauche) mise sur son pied gauche puissant et précis : cinq buts ! Dans l'axe, LarsWallaeys est le brise-glace tandis qu' EricJoly fait le jeu. Presque toujours un quatuor au premier tour. Vermeulen a fait jouer AnthonyPortier et AdamGriffiths en couverture, PaulOkon obtenant un rôle libre. Bilan : plus de stabilité dans l'axe et des impulsions offensives des backs JurgenLanduyt et MarcoNijs, qui ne sont pas des défenseurs de formation . Zéphirin Zoko a été utile grâce à sa force et à son jeu de tête mais marque difficilement. C'est à droite que l'occupation a changé le plus souvent : Johan Van Rumst, BjörnDe Wilde ou FrancescoMarino. A gauche, BrendonSantalab est explosif et a le sens du but. Transféré en hiver, il est un des rares à avoir apporté un plus réel. Très régulier et méritant. Comme Paul Okon, un footballeur intelligent, capable de garder le ballon et de faire le jeu. Important dans la construction, il a aussi ramené un certain calme sur le terrain. Professionnel jusqu'au bout des ongles. Un des nombreux petits joueurs enrôlés alors que pour se battre contre la relégation, en Belgique, il faut être athlétique. Sa mentalité est bonne mais il est un meneur démodé, trop amoureux du ballon et doté d'un rayon d'action trop petit. Il a été peu utile. 16e journée Première victoire (2-1), à domicile contre La Louvière. 21e journée Victoire 1-0 de Mons dans ce qu'on appelle un match de la dernière chance. 22e journée Coup d'éclat et victoire 0-1 à Anderlecht. 23e journée Victoire 1-0 contre St-Trond : neuf sur neuf, un point de plus que sur l'ensemble du premier tour. 33e journée : Défaite 2-0 face à La Louvière et relégation. Lutter toute une saison pour le maintien est très dur. J'en ai fait une dépression après le premier tour (il rigole). Nous n'avons pas mal joué au premier mais tout se mettait contre nous. Herman Vermeulen nous a apporté une organisation synonyme de points, au début. Chaque joueur a reçu une mission précise. C'était sans doute l'atout et le point faible d'Ostende car dans ce genre de système, il suffit qu'un joueur soit dans un jour sans pour que tout s'effondre. ... Mais les autres matches... je crois que c'était lié à la pression : chaque fois, il fallait réussir quelque chose, avec une équipe qui n'était sans doute pas assez forte pour ça. J'espère qu'il est aussi ambitieux que Lars Wallaeys, sinon, mieux vaut que celui-ci s'en aille. J'espère que le club va travailler intelligemment. Le moment est peut-être venu de poser les jalons à partir desquels nous pourrons poursuivre. On l'a vu : aller trop vite n'est pas profitable. C'est génial avant la saison. Ensuite, nous avons souffert jusqu'à la trêve. La période durant laquelle nous avons vaincu Anderlecht a été fantastique. A ce moment, j'étais heureux et fier de jouer à Ostende. Un peu moins maintenant. Ostende a entamé la saison avec Gilbert Bodart, cheville ouvrière de la montée via le tour final et maître ès motivation. Il a été limogé à la fin du premier tour, avec huit points sur 51. Depuis le départ de Franklin Sleuyter, président du comité de direction, il était controversé. Herman Vermeulen a été loué à Gand jusqu'à la fin de la saison : suite à l'arrivée de Georges Leekens, Vermeulen, qui effectuait sa dernière année de contrat, n'était plus utilisé. Il a repris Ostende dans une situation désespérée. Il a remis de la discipline sur le terrain et en dehors. Son approche plus stricte, plus objective et plus tactique a réanimé l'équipe. Le KVO a joué de manière plus compacte, en s'appuyant sur sa force, son engagement et son organisation. Il a quitté la zone rouge mais y a finalement replongé. SPECTATEURS - mauvais Une moyenne de 3.000 spectateurs, soit deux fois plus qu'en D2 mais beaucoup moins qu'espéré. ENCADREMENT - mauvais Franklin Sleuyter, sponsor principal et président du comité de direction, a démissionné en cours de saison suite à un conflit avec le président général Eddy Vergeylen. Le conseil d'administration s'est élargi de deux personnes et on annonce l'arrivée de deux administrateurs jeunes et dynamiques. SPECTACLE -mauvais Faute de qualité, Ostende a misé sur son caractère, ce qui lui a valu une flopée de cartes. Il a remporté cinq de ses six victoires par le plus petit écart (1-0). Il a la plus mauvaise attaque et la deuxième plus mauvaise défense de D1. FINANCES - MOYEN Le budget est de 2,2 millions et d'après la comptable Martine Lesaffre, le déficit ne dépassera pas 125.000 euros. INTÉGRATION - TRèS mauvais Un club chaotique aux moyens limités qui est passé de D3 en D1 en l'espace de deux ans mais a une mauvaise politique de transferts. Des 15 nouveaux, peu ont atteint leur niveau.