équipe type 4-5-1

Gardien
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Gardien Cédric Berthelin fut victime d'une mauvaise passe et des rumeurs sur l'arrivée d'un nouveau gardien. C'est finalement Frédéric Herpoel qui le remplaça. Ce dernier a montré qu'il n'avait rien perdu de ses qualités malgré six mois sans club. Défense Ce ne fut jamais le point fort. La paire Roberto Mirri-Daré Nibombe fut beaucoup trop irrégulière. Et l'équipe dépendait donc d' Adriano Duarte, souvent impeccable. A gauche, Danijel Krivic (mauvais) et Alessandro Pistone (blessé) n'ont rien apporté. Entrejeu Celui qui fut considéré comme un des meilleurs entrejeux la saison passée a coulé. Benjamin Nicaise fut trop souvent blessé ou suspendu pour être tranchant ; Hocine Ragued s'effondra avec l'équipe ; Wilfried Dalmat se contenta de coups d'éclat. Seul Alessandro Cordaro a passé un cap. Attaque Au premier tour, tous les duos d'attaque possibles furent utilisés mais personne ne réussit à tirer son épingle du jeu. Il fallut attendre l'arrivée de Mohamed Dahmane (qui joua souvent seul en pointe) pour que le secteur retrouve des couleurs. Est arrivé dans un contexte difficile mais a su remotiver ses troupes en poussant l'une ou l'autre gueulante. Sur le terrain, il s'est montré, sobre, impeccable et incisif dans ses interventions. Si Mons n'a plus perdu de points stupides, il le doit à son gardien. Il est arrivé pour redonner des couleurs à l'attaque mais n'a pas su s'imposer. A traîné sa peine sur les terrains et s'est montré emprunté. Il a clamé que José Riga ne lui avait pas donné sa chance mais ce ne fut pas mieux sous Albert Cartier. 5e journée Première crise à Mons. Tout le monde avait pointé les Dragons comme surprise du championnat mais ils ne récoltent qu'un point sur quinze. 20e journée Après un bilan insuffisant et une place de lanterne rouge, José Riga est limogé et remplacé par Albert Cartier, qui remettra d'emblée l'équipe sur les bons rails en gagnant à Lokeren (1-2). 32e journée Mons est sauvé face au Germinal Beerschot (0-0). Le bilan de Cartier parle de lui-même (20 points sur 39) avec une seule défaite à la clé (contre le Standard). Mons n'est pas devenu la surprise de la saison comme on pouvait l'espérer... Cette saison, c'est une déception générale. Vu l'équipe dont on disposait, on devait viser beaucoup mieux. Mais il y a quand même du positif, car après le premier tour catastrophique, on a su relever la tête. Comment expliquez-vous ce premier tour médiocre ? On avait créé la surprise la saison passée car personne ne nous connaissait. Cette année, on était attendu et les événements n'ont pas tourné en notre faveur. Après quelques résultats négatifs, on a eu la tête dans le sac. Comme on n'arrivait pas à marquer, on reculait et, dans ces cas-là, on est vite dans une spirale sans fin. Vous a-t-il manqué un vrai tueur devant ? L'année passée, on avait un vrai équilibre entre la défense et l'attaque. On marquait à des moments clés. Or, cette saison, on était abattu à chaque fois qu'on n'arrivait pas à marquer. Les occasions gâchées avaient un double effet : ne pas trouver le chemin des filets équivalait à prendre un but ! Comment expliquez-vous l'effet Cartier ? Il est arrivé avec un autre discours. Attention, ce n'est pas de la faute de Riga. Beaucoup lui ont tapé sur la tête mais il a quand même effectué un bon recrutement la saison passée. C'est lui qui a amené Nicaise, Dalmat, Duarte et moi. Mais on avait besoin d'être bougé, de ce coup de jus. Et dès le premier match de Cartier, on a retrouvé une équipe conquérante. Qu'ont apporté les recrues ? Herpoel fut la meilleure recrue avec le retour de Dahamne qui marque toujours à des moments importants. Quand il est arrivé à Mons, Albert Cartier sortait d'un licenciement au Brussels. Certains se demandaient s'il avait encore l'énergie nécessaire pour sauver un club en péril. Il a su trouver les mots pour remotiver son noyau composé à majorité de joueurs français. Là où José Riga imposait le respect par une droiture et une honnêteté (mais ces deux valeurs mobilisent peu en période de crise), Cartier a instauré une plus grande discipline et a mis l'accent sur la rage de vaincre. Une de ses premières consignes consistera à obliger ses joueurs à mettre le pied et à privilégier le résultat au beau jeu. Il a redonné une chance à des personnes peu utilisées par Riga ( Fadel Brahami, Ilija Stolica) et a réussi l'opération maintien. SPECTATEURS (mauvias) Mons n'attire pas. Avec moins de 4.000 spectateurs de moyenne, le club hennuyer s'érige en lanterne rouge de la D1 à cause des résultats mais aussi des prix élevés. ENCADREMENT (mauvias) On a cru revenir à la période Sergio Brio tant il y avait des dissonances. Cela a abouti à la démission de Jean-Paul Colonval du poste de directeur technique et à des discours différents de la part de son remplaçant Géo Van Pyperzeele et du directeur général Alain Lommers. SPECTACLE (mauvias) José Riga a maintenu ses idées de beau football jusqu'au bout mais Albert Cartier a privilégié la rigueur défensive et l'organisation. FINANCES (bon) Une nouvelle campagne de transferts hivernale ont grevé de peu le budget prévisionnel mais le président Dominique Leone comblera le trou. Comme d'habitude. INTÉGRATION (mauvias) Les transferts de l'hiver ( Frédéric Herpoel, Antti Okkonen et Mohamed Dahmane) ont été des réussites. Ceux d'été ( Danijel Krivic, Cédric Roussel, Johan Cavalli, Romeo Seka...) sont tous de gros flops. par Stéphane Vande Velde