L' équipe type 4-5-1

Gardien
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GardienKris Van de Putte vient de réussir la meilleure saison de sa carrière. Il n'a jamais laissé l'ombre d'une chance à Ivan Willockx, pourtant transféré en tant que titulaire potentiel. Van de Putte a bien corrigé la lacune qui lui valut des déboires la saison dernière : ses sorties. DéfenseTrois des quatre défenseurs de l'équipe type sont arrivés en cours de saison. AlbertoMalusci est sans discussion le meilleur de ces transferts : il est directement devenu l'organisateur du compartiment arrière. A gauche, Chemcedine El Araichi s'est imposé contre toute attente. EntrejeuLa ligne médiane a, comme la défense, une forte connotation mercato. Exit des joueurs qui expliquaient l'excellente première saison de Mons en D1 : Claude-Arnaud Rivenet, Jean-Pierre La Placa et û surtout û Eric Joly. L'allergie de Sergio Brio au jeu du Français (tout en finesse, créativité et efficacité) reste le grand mystère de la saison montoise. AttaqueUn seul homme isolé en pointe : JariNiemi n'a pas été ménagé pour sa première expérience en dehors de la Finlande. Il est complémentaire avec Wamberto mais on serait curieux de le voir mieux soutenu en attaque. Il a en tout cas affiché une force de travail et un sens du but plus qu'intéressants. 8e journée Sergio Brio prend la place de Marc Grosjean. 18e journée Mons entame le deuxième tour avec une équipe complètement remodelée durant le mercato. Plusieurs joueurs incontournables du premier tour quittent définitivement le 11 de base. 33e journée Mons est mathématiquement sauvé au terme d'une défaite humiliante contre le Club Brugeois (0-9). Sans lui, le maintien serait probablement resté une utopie. Wamberto jouait encore à l'Ajax il y a quelques mois et cela s'est vu. Leader, organisateur, passeur, buteur, il fut l'acteur principal de pratiquement tous les résultats positifs de Mons. Ce ne sont pas les candidats qui manquent pour cette rubrique... Il y a tellement de Montois titulaires en 2002-2003 qui n'ont pas répondu à l'attente cette saison. Parmi les transferts aussi, les échecs sont nombreux. Celui de Zoran Ban est sans doute le plus étonnant. Quelles sont les principales raisons de la saison difficile de Mons ? Jean-Pierre La Placa : Le départ de Cédric Roussel et une trop grande confiance en soi au début de la saison. Nous étions persuadés que l'équipe allait poursuivre sur la lancée de l'année dernière. Après l'arrivée de Sergio Brio, nous avons continué à souffrir parce que nous devions nous habituer à ses méthodes. Ce n'est qu'après le mercato, avec plusieurs nouveaux joueurs, que Mons a vraiment décollé. Mais vous avez mis du temps à prendre les derniers points synonymes de maintien. Je ne parlerais pas de panique, mais il est clair qu'un gros stress s'est installé dans l'équipe. Nous avons eu plusieurs occasions de nous mettre définitivement à l'abri : contre Beveren, Westerlo, Heusden-Zolder, etc. Mais nous passions chaque fois à côté de l'objectif et nous ne pouvions être sûrs de rien. Finalement, nous étions vraiment soulagés de ne pas devoir jouer notre maintien à Charleroi, lors de la toute dernière journée. Si cela avait été le cas, tout aurait pu très mal se terminer parce qu'une pression pareille aurait été très difficile à gérer. N'y a-t-il pas eu une scission, dans le groupe, entre les bannis de Sergio Brio et les titulaires indiscutés ? Non. Chaque gars du groupe a continué à se défoncer à l'entraînement pour montrer à l'entraîneur qu'il méritait une place dans l'équipe. Mais bon, beaucoup étaient conscients que les joueurs arrivés durant l'hiver n'avaient pas été transférés pour s'asseoir sur le banc.Sergio Brio ne s'est pas fait que des amis depuis son arrivée à Mons. Son arrogance, sa poigne de fer et le peu de souci qu'il a pour le spectacle en font un personnage à part. Mais il a montré, après la déroute (0-9) face à Bruges, que ses priorités étaient ailleurs. En allant saluer les supporters et en offrant le champagne ce soir-là, il a prouvé que le maintien était son unique objectif. Et celui de son président qui, apparemment convaincu par les méthodes du coach, lui a vite fait signer un contrat de longue durée. Il reste à savoir si la façon de travailler de Brio peut durer. Plusieurs joueurs clés souhaitent s'en aller car ils ne supportent plus la discipline de l'Italien et son jeu très frileux. Il est probable que Mons devra repartir de zéro dans quelques mois. Avec quelles chances de succès ? Les résultats de début de saison pourraient conditionner toute la suite des événements. Spectateurs : moyen 5.500 personnes de moyenne, dont 1.400 abonnés. Ambiance : mauvais Très lourde entre le coach et une bonne partie des joueurs, d'un bout à l'autre de la saison. Le grand nombre de joueurs évincés par les nouveaux venus n'a rien fait pour purifier l'atmosphère... Spectacle : mauvais Mons fut l'équipe de D1 la moins agréable à regarder jouer. Finances : bon Le président a pu transférer une équipe presque complète en cours de saison : la preuve qu'il y a des réserves. Le budget de 4,5 millions a été bouclé. La direction voudrait le diminuer légèrement en 2004-2005. Adaptation : moyen Réussites : Alberto Malusci, Roberto Mirri, Carlo Cardascio, Jari Niemi, Alessio Scharchilli, Wamberto, Muhamed Yoldas. Echecs : Zoran Ban, Marco Casto, Cheikh Gadiaga, Emmanuël Kenmogne, David Mounard, Amadou Touré, Daré Nibombé, Moussa Touré, Louis Gomis.