ANALYSE: PETER DELORGE

Nous avons mieux cru en nos possibilités. Nous avons travaillé plus dur en prenant conscience que nous savions jouer. Certains avaient perdu toute confiance. Herman Vermeulen n'a pas eu de chance. Il y avait beaucoup de nouveaux, certains d'entre eux sont arrivés tard et d'autres s'étaient blessés en fin de saison. Nous n'avons donc jamais eu d'équipe type. Nous avons été largement en dessous de nos possibilités.
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Nous avons mieux cru en nos possibilités. Nous avons travaillé plus dur en prenant conscience que nous savions jouer. Certains avaient perdu toute confiance. Herman Vermeulen n'a pas eu de chance. Il y avait beaucoup de nouveaux, certains d'entre eux sont arrivés tard et d'autres s'étaient blessés en fin de saison. Nous n'avons donc jamais eu d'équipe type. Nous avons été largement en dessous de nos possibilités. Je le confirme. Il m'a déplacé à l'arrière droit au détriment de Nicky Hayen, qui représente quelque chose au club. Thomas ne s'intéresse qu'à la forme et au rendement. C'est son principal mérite car il a ainsi motivé ceux qui étaient écartés de l'équipe jusque-là. Notre banc a souvent fait la différence, comme quand Jari Niemi montait au jeu. Thomas est particulièrement ambitieux et motivé. J'ai appris que l'entraîneur allait multiplier les séances individuelles ou par compartiments, en petits groupes. Compte tenu de la situation dans laquelle nous nous trouvions quand il est devenu coach, il n'a pas introduit cette méthode immédiatement. Les dernières semaines, nous avons évolué dans le 4-3-3 que Jacky Matthijssen avait introduit. Belic a perdu la confiance du club, étant soupçonné dans les matches truqués, et a été poussé vers la sortie. Le jeune Boeckx était encore un peu vert pour la D1 et St-Trond a donc enrôlé Deelkens en janvier. Il a été bon après des débuts hésitants. Il n'y a pas de véritable arrière droit. Vermeulen voulait déjà aligner Debroux dans l'entrejeu. A gauche, après le scandale, Ramond a disparu du circuit. Dans l'axe, les places sont chères. A la fin, Hayen en a été la victime. St-Trond a tâtonné dans l'entrejeu axial, notamment à cause des contrats en cours. Caers a fait reculer Debroux d'un cran, aligné Delorge à l'arrière droit et trouvé son trio idéal grâce à l'embauche de Peeters et de la révélation, Simaeys. Vermeulen a évolué vers deux avants ( Mbonabucya- Stolica), estimant n'avoir pas d'ailiers capables de jouer haut. Caers les a trouvés. Il a aligné Mbonabucya seul en pointe. Une fois le nom de Stolica cité dans le scandale, il n'est plus entré en compte. St-Trond domine le Lierse jusqu'à ce que Dusan Belic passe à côté du ballon, offrant l'avantage à l'adversaire. Les Canaris sont battus par La Louvière, pourtant faible. Belic commet d'étranges erreurs, notamment. Le lendemain, Sport/Foot Magazine apprend qu'il y a eu des mises élevées en Asie. Roland Duchâtelet, le président, entame son offensive médiatique. Anderlecht est battu 3-0. Désiré Mbonabucya marque deux buts et le Staaien revit. C'est la première victoire à domicile depuis la quatrième journée. H erman Vermeulen n'a jamais trouvé d'occupation équilibrée. Il a aligné des joueurs à des positions pour lesquelles ils n'avaient pas le profil adéquat. Il a été limogé une journée après le début du second tour. Thomas Caers a eu la chance de débuter sur une belle victoire à Lokeren. Il a effectué des choix clairs sans le moindre traitement de préférence, même à l'égard de joueurs qui avaient été ses coéquipiers. C'est surtout dans l'axe que les noms ont volé : Dimitri de Condé n'a même plus atteint le banc. Caers estime que Vermeulen faisait défendre trop tard alors que l'équipe n'a pas les qualités requises pour reconstruire depuis la défense. Il a déplacé la pression vers l'avant et estime que c'est sa principale contribution à la victoire. Il est passé sans guère de mal de la D3 à la D1. Il a immédiatement été titularisé et s'est maintenu dans le onze de base. Il a la tête et les jambes. Il forme le triangle médian autour duquel le club espère former on équipe la saison prochaine, avec Debroux et Peeters. Il était coupable d'une gaffe contre le Lierse. Il a de nouveau été pris à part au sujet de St-Trond - La Louvière. Victime d'un collapse pulmonaire, il a ensuite vu son contrat d'un an et demi rompu. Une moyenne de 8.000 personnes, statu quo par rapport à la saison précédente. Un grand succès compte tenu des résultats ! Le derby contre Genk a drainé 12.400 spectateurs, la capacité maximale du stade. Après le départ de Marc Wilmots, le manager commercial Geert Smets et Guy Mangelschots ont pris en mains la direction sportive. Depuis février, Mangelschots partage ses fonctions avec ThomasCaers. L'équipe n'a pas gagné à domicile entre la 5e et la 26e journées : les supporters n'ont pas été gâtés. Budget en équilibre. Le club a pu effectuer de bons transferts grâce l'arrivée à terme de quelques contrats. Le président Duchâtelet finance personnellement la pose d'un gazon artificiel au complexe des jeunes. Simaeys, Vanhoyweghen et Mbonabucya sont considérés comme des transferts réussis. Les autres peuvent aller voir ailleurs. L'hiver a été identique avec des plus ( Deelkens, Peeters) et des moins ( Lardenoit, Tankary). Sishuba est considéré comme un diamant brut. JAN HAUSPIE