Gardien
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Gardien Cinq hommes ont défendu la cage du club promu cette saison : Jan VanSteenberghe, qui a raccroché depuis, Dieter Reynaert, Dieter Malfait, ErwinLemmens et Cédric Berthelin. Lemmens a été titulaire au premier tour, jusqu'à sa blessure à la hanche. Berthelin a disputé un second tour très méritant. Défense Une volée de changements ici aussi, à la quête de stabilité. On a bricolé à droite droit tandis qu'à gauche, il n'y avait pas d'alternative à PredragFilipovic. Dans l'axe, le duo TimothyDerijck- SamuelNeva a constitué la meilleure option mais la blessure de Neva a provoqué des remaniements. Entrejeu Dender a opté pour un quatuor médian derrière un ou deux avants au premier tour. Faute de véritables flancs, surtout après la blessure de GabrielIribarren, le coach a préféré trois éléments centraux et deux attaquants postés sur les ailes. A la fin de la saison, MarcinZewlakow reculait tellement que le 4-3-3 s'est mué en 4-4-2. Attaque L'équipe a entamé l'exercice avec un avant, soutenu par un médian offensif, David Destorme. Suite à sa blessure et au changement d'entraîneur, Dender a joué avec deux attaquants, auxquels on a ajouté un troisième larron après la trêve. Les buts ont une nette coloration franco-africaine. Avec respectivement neuf et huit buts, Henri Munyaneza et Norman Sylla ont une large part dans le maintien. Sylla a sans doute un sens du but un rien plus aigu. Capricieux, il constitue parfois un cauchemar tactique pour les coaches mais dans ses bons jours, il est presque impossible à arrêter. Repêché à Roulers dans l'espoir qu'il se relance, il n'a pas répondu à l'attente. Après le changement d'entraîneur, on a encore espéré, cette fois que Johan Boskamp élève le niveau du Bruxellois. Celui-ci a consenti des efforts mais a jeté l'éponge, déçu. Il n'est qu'un joker. 13e journée Dender perd 4-1 contre le Brussels, un concurrent direct. Il ne compte que six unités et le spectre d'un retour direct en D2 s'annonce. Le club limoge son coach, Jean-Pierre Van de Velde. 17e journée Sur un terrain gelé, Dender développe un football efficace avec Norman Sylla dans le rôle de la vedette et étrille Gand 2-4. Le soleil brille à nouveau au-dessus de Dender, qui vient de prendre 10 points sur 12. 27e journée Le Club Bruges trébuche aussi (1-0) au stade Florent Beeckman. Saint-Trond est battu à Waregem. Dender a pratiquement assuré son maintien. Oui, surtout compte tenu des prévisions. Des tas de gens qui ne nous avaient jamais vus à l'£uvre nous ont condamnés avant même que nous shootions nos premiers ballons. Je n'en veux à personne. Nous n'avions pas une super équipe mais elle ne manquait pas de qualités. Nous sauver à trois journées de la fin reste un bel exploit. Nous nous sommes battus, en serrant les dents semaine après semaine. Nous avons aussi connu des moments moindres. Chacun doit être au moins à 90 % pour que l'équipe tourne. Nous ne pouvons gagner quand deux ou trois éléments sont dans un mauvais jour. Quels sont les étapes charnières ? Je regrette que nous ayons raté notre début. Quelques matches se sont joués sur un coup de dés mais nous avons pris trop peu de points contre nos concurrents directs. Après coup, on disait que ça avait été bon quand même mais finalement, l'entraîneur a payé les pots cassés. Heureusement, après le changement de coach, nous avons immédiatement traversé une période faste. Elle a largement contribué à notre maintien. L'arrivée de Johan Boskamp a également conféré une meilleure aura au club dans la presse. Publicitairement, il est impayable. Quelle leçon tirez-vous en prévision de la saison à venir ? Il faut prendre des points contre ses rivaux directs. On ne peut pas espérer gagner chaque saison autant de points contre les ténors. Si nous ne tirons pas des leçons de ces phases, nous aurons des problèmes dans quelques mois.Dender a fait appel à trois entraîneurs en l'espace d'une saison. La promotion acquise, Jean-Pierre Van de Velde n'a pas réussi à trouver un équilibre entre les joueurs qui l'avaient accompagné de D3 en D1 et les nouveaux venus. Les transferts ont été des échecs, les performances ont été décevantes. Après le limogeage de Van de Velde, Patrick Asselman a eu l'opportunité d'appliquer ses idées, à la demande de Johan Boskamp, qui ne connaissait pas les joueurs. Asselman a misé sur plus de vitesse devant et a conduit l'équipe à un 10/12. L'adjoint a tellement bien travaillé que Boskamp, embauché pour son expérience et ses contacts, a essentiellement £uvré à l'anglaise, laissant la direction des entraînements et le coaching des matches à son assistant. SPECTATEURS (très bon) Hausse spectaculaire associée à la montée Tout cela est évidemment relatif avec une moyenne de 4.400 spectateurs. ENCADREMENT (moyen) Une équipe qui passe de D3 en D1 en l'espace de deux ans est victime de maux de croissance. Des fautes ont été commises dans les transferts. L'expérience de Johan Boskamp a été précieuse en divers domaines : jeunes, suivi et organisation. SPECTACLE (moyen) Si Dender jouait contre un ténor chaque semaine (à domicile, s'entend), il prendrait plus de points. Il a assuré le spectacle dans les grands rendez-vous. On y a rarement vu un jeu technique mais beaucoup de labeur, d'engagement et de bonne volonté. FINANCES (moyen) Une grande partie du budget est passée dans la mise en conformité du stade. Le service commercial a bien travaillé en vendant 10.200 repas mais le service sponsoring peut mieux faire. INTÉGRATION (mauvais) Beaucoup de mouvements en été et en hiver pour un total de 30 joueurs alignés. Dender a eu assez de qualité et de quantité pour se maintenir mais il ne recèle pas de grands joueurs. Au contraire : deux semaines après l'embauche de certains, on voulait déjà s'en débarrasser...par Peter T' Kint