Le 20 mai 1993, le match Valenciennes-Marseille comptant pour la 36e journée de championnat allait déboucher sur l'une des plus grosses affaires de corruption du football français. Samedi passé, l'OM revenait pour la première fois au stade Nungesser depuis les événements de l'époque. Le mot d'ordre semblait clair : vivre au présent, sans remuer le passé, en essayant de se concentrer sur l'aspect sportif. Dans le magazine du club, pas un mot sur l'affaire. Dans son édito, le président FrancisDecourrière lançait un appel aux supporters : " Le passé est le passé et nous ne réécrirons pas l'histoire. Faisons en sorte que ce VA-OM soit une belle fête du football et une belle victoire pour notre club à tous les niveaux...

Le 20 mai 1993, le match Valenciennes-Marseille comptant pour la 36e journée de championnat allait déboucher sur l'une des plus grosses affaires de corruption du football français. Samedi passé, l'OM revenait pour la première fois au stade Nungesser depuis les événements de l'époque. Le mot d'ordre semblait clair : vivre au présent, sans remuer le passé, en essayant de se concentrer sur l'aspect sportif. Dans le magazine du club, pas un mot sur l'affaire. Dans son édito, le président FrancisDecourrière lançait un appel aux supporters : " Le passé est le passé et nous ne réécrirons pas l'histoire. Faisons en sorte que ce VA-OM soit une belle fête du football et une belle victoire pour notre club à tous les niveaux ". La tension, pourtant, était palpable. Lors de la remontée en Ligue 1, l'an passé, les supporters nordistes avaient directement coché la date des retrouvailles avec l'OM qu'ils rendent responsable de leur chute aux enfers. Les CRS étaient sur le pied de guerre aux alentours d'un stade où l'ambiance est généralement bon enfant. Les coups de sifflets ont fusé à chaque apparition d'un joueur marseillais mais ce n'est pas allé plus loin et c'est tant mieux. " C'est sûr, on n'a pas été accueillis avec des fleurs ", constate le président marseillais PapeDiouf. " Il en va ainsi dans tous les stades de France. L'OM ne laisse jamais indifférent. Mais les trésoriers sont toujours heureux de nous recevoir, car c'est la garantie d'une belle recette ". Le match, comme en 1993, s'est soldé par un 0-0 qui a laissé chacun sur un sentiment mitigé. " L'histoire de la bouteille à moitié vide et à moitié pleine ", souligne Diouf. " Pour nous joueurs, le match de 1993 ne représentait pas grand-chose ", affirme le gardien nordiste NicolasPenneteau (26 ans), qui a préservé ses filets inviolés lors de la trilogieolympique à Lille (0-2), Lyon (0-0) et Marseille (0-0). " On était encore des ados à l'époque ". " A l'aller, on avait pris zéro point contre le LOSC, l'OL et l'OM ", se souvient l'entraîneur AntoineKombouaré. " Cette fois, on en a pris cinq grâce au courage. C'est bien mais le maintien n'est pas encore acquis ". LYON planche déjà sur la prochaine saison. Des départs sont annoncés comme ceux de Florent Malouda, Claudio Caçapa et Eric Abidal. Gérard Houllier sur la sellette après l'élimination en Ligue des Champions, a été confirmé. GREGORY TAFFOREAU, le capitaine de Lille (notre photo), a eu des mots très durs vis-à-vis de la politique salariale du club. " Pourquoi le club grandirait-il mais pas les salaires ? C'est la première fois à Lille que tous les joueurs, jeunes comme confirmés, revendiquent. Avant, tout le monde se taisait. On a trop tiré sur la corde ", a-t-il déclaré dans le Journal du Dimanche. Il a été convoqué par son président et Claude Puel qui a affirmé : " Il est irréprochable sur le terrain. Je souhaite qu'il le reste en dehors ". Ceci dit le LOSC a battu Sedan et Kevin Mirallas, qui a été titularisé, a assis la victoire des siens à la 66e avant d'être remplacé à la 82e. NANTES continue à alimenter la chronique. Après l'affaire Barthez, c'est le jeune attaquant Dimitri Payet qui est pointé du doigt. Monté au jeu à la 62e minute à Saint-Etienne, il est descendu à la 80e minute. Son entraîneur a dit qu'il était malade, ce que le joueur a démenti. Luigi Pieroni a débuté la rencontre face à Lens mais a été remplacé à la 61e, son entraîneur ne le trouvant pas assez fringant. GREGORY COUPET a failli partir à Marseille en échange de Vedran Runje. C'est l'ancien président marseillais Christophe Bouchet qu l'affirme dans le Dauphiné libéré : " L'affaire a fuité et la presse a accueilli cette nouvelle avec brutalité. Runje était le chouchou. Flamboyant sur sa ligne, il était mauvais dans le jeu aérien ". DANIEL DEVOS