Les places

Il n'y a pas de places désignées ou attribuées à la saison, comme en club, mais certains ont leurs habitudes, comme être proche de la douche ou au contraire éloignée de celle-ci pour " ne pas que leurs affaires soient systématiquement mouillées ".
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Il n'y a pas de places désignées ou attribuées à la saison, comme en club, mais certains ont leurs habitudes, comme être proche de la douche ou au contraire éloignée de celle-ci pour " ne pas que leurs affaires soient systématiquement mouillées ". En général, les Diables optent pour leur place en fonction des affinités ; ils choisissent donc davantage leur voisin que leur place. L'Union belge est d'accord avec ce système convivial et en tient compte au moment de l'installation dans le vestiaire : " Chacun se met où il veut, du moins, à l'endroit où on a placé les vêtements de chacun et les serviettes de chacun. N'oublions pas que les Diables sont obligés de porter les mêmes vêtements : soit les polos du sponsor, soit le costume. "On constate, dans le vestiaire aussi, qu'il y a plus de groupes chez les Diables que dans les équipes d'âge nationales. Mais on ne peut en aucun cas parler de clans, avec les francophones d'un côté et les néerlandophones de l'autre. Les Diables se regroupent par amitié et très souvent aussi par le fait d'avoir joué ensemble en clubs ou en équipes nationales de jeunes. Les groupes de Diables les plus courants : 1. Fellaini, Hazard, Defour, Witsel, Chadli, Ogunjimi, Lukaku, Mertens 2. Vermaelen, Vertonghen, Simons, Dembélé, Vossen, Kompany 3. Van Buyten, Mirallas, Proto, Jean-François Gillet, Guillaume Gillet, Legear C'est surtout à table que ces cercles se forment : il n'est pas rare qu'un Anderlechtois soit assis à côté d'un Standardman. Legear et Lukaku trainent souvent aussi avec les Liégeois, Witsel, Chadli, Fellaini, ou le Standardman Defour. Même chose pour Vadis qui est souvent avec ce groupe-là également. D'autres groupes ponctuels se forment également avec, pour dénominateurs, l'âge, les anciens clubs, les compétitions nationales ou la position sur le terrain. Sans parler de la langue... La communauté linguistique existe sans qu'on doive parler de barrière entre francophones et néerlandophones. Si les néerlandophones parlent surtout avec les néerlandophones et les francophones restent ensemble, cette catégorisation est bien moins marquée qu'auparavant. Ogunjimi, Defour ou Mertens sont par exemple souvent avec les francophones et Pocognoli est souvent avec les néerlandophones. Des joueurs comme Dembélé, Vertonghen et Kompany se mélangent également très facilement. A ce niveau-là, l'expérience commune des Jeux olympiques de Pékin a soudé ce groupe, qui contient beaucoup d'éléments ayant participé à l'événement. Chacun se chambre mutuellement (et Hazard n'est jamais très loin dans ce domaine), mais quatre noms ressortent systématiquement quand il s'agit de se lâcher : Van Damme, Legear, Fellaini et El Ghanassy. Le plus farce, c'est Jelle Van Damme qui met toujours de l'ambiance (dont profitent Rouches et Mauves indistinctement). Si un flacon de shampooing ou autre chose change d'armoire, c'est sûr qu'il y a du Van Damme là-dessous. Les n£uds dans les lacets, idem... Même s'ils ne sont pas repris pour le duel face aux Turcs et ne font pas partie des cadres : El Ghanassy et Legear ne connaissent pas le mot timidité. Ce sont les tchatcheurs de la bande. Vossen et De Bruyne sont les plus discrets (ce qui s'explique aussi par leur récente arrivée dans le groupe). Toby Alderweireld n'est pas non plus le plus expressif mais il a son franc parler. Kompany, Van Buyten et Simons prennent toujours la parole quand cela devient sérieux, mais on ne peut pas dire qu'il y ait un véritable boss dans le vestiaire. Le joueur de Man City a sans doute le plus d'impact en interne. Il ne ressent jamais le besoin de s'élever au-dessus de la mêlée et n'en rajoute pas, mais il est déjà devenu le porte-parole du vestiaire. De manière générale, ce sont surtout les " Anglais " qui en imposent : Vermaelen, Fellaini, Kompany, Dembélé. Hazard a aussi sa petite cote malgré ce qu'on dit en externe. Sans oublier Jan Vertonghen qui est toujours capable de la ramener à bon escient. Finalement, le leadership sur les Diables s'exerce naturellement : ce sont les plus anciens qui prennent la parole et dirigent le groupe. Les jeunes écoutent d'ailleurs beaucoup un Van Buyten, qui n'hésite pas à leur faire partager son expérience. Ses conseils sont toujours pertinents. Il y a deux baffles accrochés au-dessus des casiers du vestiaire, mais les Diables ne les ont encore jamais entendus pulser. L'ambiance, ils la mettent plutôt dans le car. Et puis, comme dit l'un d'eux actif en Premier League : " C'est normal, avec l'équipe nationale belge, on n'est pas en Angleterre ! " Parce qu'outre- Manche, l'ambiance, elle pète dans les cloakrooms. " Il n'y pas de musique dans le vestiaire ", confirme l'Union belge. " Mais cela ne fait pas partie des consignes ni du règlement d'ordre intérieur. Simplement, on a remarqué que chacun venait avec son propre MP3. Chaque joueur peut donc écouter sa propre musique, avec son propre casque jusqu'à 19 h 30, le jour du match. "Effectivement, les casques et les footballeurs n'ont jamais fait aussi bon ménage : difficile de voir les plus jeunes (Hazard, Ogunjimi, Vadis, Chadli, Witsel, Defour) sans leurs " enceintes " aux oreilles lors de n'importe quel déplacement. C'est peut-être là qu'il y a le moins de barrières interclubs : au contraire, Romelu Lukaku s'entend très bien avec Axel Witsel. Jonathan Legear a toujours conservé une certaine fibre liégeoise aussi et aime tailler la bavette avec un Witsel, un Nacer Chadli ou un Marouane Fellaini. Ceux qui jouent dans une même compétition à l'étranger profitent souvent aussi de leurs retrouvailles chez les Diables Rouges pour évoquer leur quotidien dans leurs clubs respectifs. Thomas Vermaelen, Marouane Fellaini et Vincent Kompany devisent régulièrement à ce propos. Les autres se taisent et ouvrent grand leurs oreilles. La plupart des Diables n'y traînent jamais, sauf ceux qui y refont le match. Là, le champion du monde c'est Kompany qui en sort toujours le dernier. Certains prennent du temps pour s'habiller (avant et après le match, d'ailleurs) : Chadli, Legear, Dembélé sont nos Diables Fashions Victims. Vous l'aurez deviné : le premier qui s'y précipite est toujours le même. Legear a toujours un bobo à faire soigner. PAR LA RÉDACTION - PHOTOS REPORTERS - INFOGRAPHIE HELGA ORINX Il n'y pas de musique dans le vestiaire : chacun vient avec son propre MP3 et peut ainsi écouter sa musique. Le leadership s'exerce naturellement : ce sont les plus anciens qui prennent la parole et dirigent le groupe.