équipe type 4-3-3 Gardien

Mark Volders a longtemps fait office d'assurance tous risques. Lorsqu'un défenseur était dépassé, ou même commettait un penalty, il était là pour réparer les dégâts. Mais il n'est pas Superman, et lorsque ses équipiers avaient les idées ailleurs en raison de la crise financière, il lui est aussi arrivé d'encaisser trois buts.
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Mark Volders a longtemps fait office d'assurance tous risques. Lorsqu'un défenseur était dépassé, ou même commettait un penalty, il était là pour réparer les dégâts. Mais il n'est pas Superman, et lorsque ses équipiers avaient les idées ailleurs en raison de la crise financière, il lui est aussi arrivé d'encaisser trois buts. A droite, au gré des circonstances, on a vu Chemcedine El Araichi (titulaire habituel), Alex Teklak ou Bastien Chantry. L'axe central fut constitué par DaanVan Gyseghem et Jérémy Sapina (avec Teklak comme doublure). A gauche, Gonzague Vandooren (indiscutable) fut doublé par El Araichi lorsqu'il est monté d'un cran. Un trio central constitué par Matthieu Assou-Ekotto, chargé de récupérer les ballons et de les distribuer au mieux ; Christophe Lepoint, qui a parcouru des kilomètres pour jouer au box-to-box : et Walter Baseggio, dont la précision des passes n'est plus à démontrer. Jaycee Okwunwanne et Bassalia Sakanoko se sont partagé le temps de jeu comme avant-centre, au gré des pics de forme. Sur la droite, Idir Ouali a beaucoup couru mais a parfois manqué de réalisme devant le but. A gauche, Scifo a opté soit pour la puissance de Vandooren, soit pour la vivacité d' Asanda Sishuba. Deuxième au référendum du Gardien de l'Année, le Limbourgeois a sauvé de nombreux points pour son équipe. Surtout au premier tour, lorsqu'il a détourné trois penalties consécutivement, mais en d'autres circonstances également. Des arrêts réflexes étonnants et des un-contre-un souvent remportés. Cet international du Bahreïn, d'origine nigériane, n'a pas répondu aux grands espoirs placés en lui. Il possède pourtant des qualités (l'obtention d'un mystérieux Soulier d'Or asiatique en témoigne) mais il n'apparaît pas taillé pour les rudes combats du championnat de Belgique.4e journée Après un brillant 4-2 contre La Gantoise, Mouscron s'installe en tête du classement avec 12 points sur 12. 17e journée L'Excel termine le premier tour en battant le Club Bruges 5-1. Mais on ne parle que du départ de Custovic, premier effet de la crise. 26e journée Mouscron bat Courtrai 1-0. Beaucoup pensent que c'est le dernier match du club, au bord de la faillite. En ce qui me concerne, c'était ma première en D1 belge. Elle s'est bien passée. J'ai rapidement été considéré comme un titulaire et j'ai progressé au fil de la saison. J'ai, par exemple, appris à gérer mes efforts. Au départ, je courais sans arrêt et je manquais de lucidité en fin de match. Je me suis aussi amélioré sur le plan tactique. Je sais que j'ai encore une grande marge de progression, mais je suis un battant et je continuerai à travailler. Tout bien considéré, je pense que c'est minime. Certes, le moral des joueurs a oscillé en fonction des bonnes et mauvaises nouvelles, mais de là à dire que sans les soucis financiers, on aurait terminé dans le Top 5, c'est sans doute exagéré. La saison peut être considérée comme satisfaisante. Beaucoup d'observateurs nous voyaient terminer en fin de classement. On termine au milieu, en ayant plus souvent regardé vers le haut que vers le bas. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance qui a régné dans le groupe. Elle a aussi contribué à mon épanouissement. Contrairement à d'autres, qui sont toujours dans le doute à l'heure qu'il est, j'ai su dès le mois de janvier de quoi mon avenir serait fait, mais cela ne m'a pas empêché de continuer à me battre pour l'Excel... et pour moi-même, car c'était finalement la meilleure manière de préparer l'étape suivante. Pour réussir à Gand, je devrai encore hausser mon niveau. Au départ, beaucoup doutaient de ses capacités, mais au bout d'un an et demi à Mouscron, Enzo Scifo ressort avec un crédit restauré. Certes, le débat continue à faire rage sur le rôle réel joué par Geert Broeckaert, au niveau de la préparation mentale par exemple, mais la réussite dépend aussi d'un staff complémentaire. Scifo a été loué pour sa gestion du groupe et son sens tactique. En début de saison, il avait trouvé une équipe-type équilibrée. Il a bien géré le cas de certains joueurs perturbés par un passage à vide. Et, lors du départ d' Adnan Custovic, il a trouvé la solution en faisant avancer Gonzague Vandooren d'un cran. MOYEN : Spectateurs L'assistance reste ce qu'elle a toujours été au Canonnier : oscillant entre 4 et 5.000 spectateurs lors de matches moyens, avec des pointes à 8 ou 9.000 contre Anderlecht et le Standard. MOYEN : Encadrement Un bon staff technique mais une direction trop souvent absente. Le mécène PhilippeDufermont vit en Espagne et en Chine, et le président Jean-Pierre Dufermont doit gérer sa société Challenger. MOYEN : Spectacle L'état d'esprit des joueurs a varié au gré de la situation financière. De gros matches contre Gand, Bruges et Anderlecht. Et une brusque baisse de régime lorsque la crise a éclaté au grand jour. TRÈS MAUVAIS : Finances Le club, qui a frôlé la faillite de très près, n'a obtenu sa licence que du bout des lèvres et sera soumis à un contrôle trimestriel, assujetti d'une interdiction de transfert jusqu'au 21 juin. TRÈS BON : Intégration Le groupe a très bien vécu ensemble, les nouveaux joueurs se sont facilement intégrés et l'émotion de Custovic lorsqu'il a été contraint de quitter ses copains témoigne des liens noués. par Daniel Devos