équipe type 4-4-2

Gardien
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Gardien Mark Volders fut l'un des joueurs les plus réguliers et a assurément gagné des points. Christophe Martin a joué son rôle de fidèle second. Michaël Descamps, pour un temps de jeu très réduit, a également gagné des points en détournant un penalty contre Lokeren à l'aller. Entrejeu Walter Baseggio a apporté ses passes et ses frappes à distance. Après bien des hésitations, il a finalement trouvé le complément idéal avec Steve Dugardein, dont l'abattage s'est révélé bien utile. Jonathan Walasiak s'est imposé à droite ; à gauche, Asanda Sishuba était l'atout offensif et MustaphaOussalah l'atout régulateur. Défense Bastien Chantry a fini par s'imposer à droite. JérémySapina, a apporté sa force et son énergie dans l'axe. Associé tantôt à Geoffray Toyes, tantôt à Alex Teklak, Daan Van Gijseghem a été le plus complémentaire. A gauche, DavidGrondin a joué tout le premier tour, jusqu'à l'arrivée de Gonzague Vandooren. Attaque Bertin Tomou fut l'arme fatale lors du premier tour, mais au retour de la CAN (et avec le passage au 4-4-2), il a dû se contenter d'un statut de réserviste. Adnan Custovic, toujours aussi travailleur, a vécu une saison difficile. Idir Ouali a été l'un des plus efficaces au rapport buts/temps de jeu. Le jeune défenseur français arrivé de Nancy constitue sans doute la plus belle réussite de la campagne de transferts estivale. Solide comme un roc, parfois un peu trop impétueux, il fut l'un des rares à avoir été régulier tout au long de la saison. Une tour en défense, un atout sur les phases arrêtées offensives.Peu heureux de son temps de jeu à Gand sous la houlette de Trond Sollied, alors que Georges Leekens l'avait relancé un an plus tôt, il a saisi la main que lui tendait Enzo Scifo. Objectif : jouer pour être retenu en équipe nationale à l'Euro. Petites blessures, dilettantisme : Alin Stoica s'est retrouvé sur le banc, parfois dans la tribune. 11e journée L'Excel s'impose 0-3 à Dender. Marc Brys ignore encore que ce sera sa dernière victoire avec les Hurlus. 16e journée Défaite à domicile contre Roulers. Deux jours plus tard, Marc Brys est limogé. 23e journée Défaite à domicile contre Malines. Le bilan d' Enzo Scifo affiche 1 point sur 18. 25e journée Mouscron bat Bruges. C'est la première victoire de Scifo. L'Excel est relancé.A plus d'une reprise, vous vous êtes érigé en sauveur. Est-ce significatif de la qualité de la défense ? Non, je n'irai pas jusque-là. On attaque et on défend en équipe. S'il y a parfois eu des erreurs, elles n'émanaient pas uniquement des défenseurs. Il ne faut pas voir cela sous l'angle négatif. Voyons cela alors sous l'angle positif : vous avez livré une belle saison ! Je préférerais que d'autres me jugent. Mais, si vous le dites, cela fait plaisir. La constance est importante pour un gardien. J'avais déjà été relativement performant la saison dernière et j'ai confirmé. J'en ai été récompensé par une prolongation de contrat. Au point que vous revendiquez une place en équipe nationale... J'étais un peu fâché après la publication de cet article. On m'avait simplement demandé : - Songez- vousencore à l'équipe nationale ? Je n'allais tout de même pas répondre : - Non, cela ne m'intéresse pas ! Mais je n'ai jamais demandé au journaliste : -Pouvez-vous écrire que je voudrais jouer à la place de Stijn Stijnen ?Venons-en à l'Excelsior : beaucoup de hauts et de bas, tant au premier tour qu'au deuxième. Avez-vous une explication ? En fait, non. On avait commencé de manière fantastique, si l'on excepte le match d'ouverture contre Gand : un football offensif, beaucoup de confiance. Puis, on a enchaîné 13 matches sans victoire. Le doute s'est installé. Mentalement, on n'a pas su réagir. La peur de perdre avait pris le pas sur l'envie de gagner. Le point ramené de Lokeren, avec ce penalty arrêté dans les arrêts de jeu, a provoqué un déclic sur le plan psychologique. Ces hauts et ces bas sont caractéristiques de Mouscron. Officiellement, Enzo Scifo était le conseiller technique car il n'a pas (encore) la licence adéquate. Le T1, sur la feuille de match, était Geert Broeckaert. L'un des plus grands joueurs de l'histoire du football belge a donc reçu une troisième chance comme entraîneur, après deux premières expériences mitigées à Charleroi et à Tubize. Il ne l'a pas saisie directement : après six matches, son bilan affichait 1 point sur 18. Il a voulu prôner un football offensif, comme le souhaitait le président, mais l'efficacité n'était pas au rendez-vous. Il devait aussi encore découvrir des joueurs qu'il ne connaissait que de l'extérieur. Alors que ceux arrivés durant le mercato manquaient de rythme et d'automatismes. Un équilibre devait être trouvé, et certains joueurs devaient être recadrés, ce qui fut fait à partir du 0-0 à Lokeren. La victoire contre Bruges a définitivement lancé l'équipe. SPECTATEURS (moyen) Le Canonnier n'a jamais été plein. Seule la venue du Standard a réellement fait recette. Lors des matches normaux, on a tourné autour de 4 ou 5.000. ENCADREMENT (moyen) Un président dynamique mais qui dirige à distance : Philippe Dufermont. Un homme de confiance qui gère au quotidien : Benoît Roul. Et le quarteron de fidèles... SPECTACLE (moyen) Des hauts et des bas. Un football efficace avec Marc Brys. Une tendance plus offensive, mais sans résultats au départ, avec Enzo Scifo. Peu d'envolées. FINANCES (bon) Par rapport au passé, c'est le gros point positif. Plus de soucis pour la licence. L'Excel est redevenu un club sain, mais qui ne roule pas encore sur l'or pour autant. INTÉGRATION (moyen) Un gros mercato hivernal. Avec des réussites comme Gonzague Vandooren, Walter Baseggio, Jonathan Walasiak et Asanda Sishuba. Et des échecs comme Zvonimir Deranja, Hamdi Harbaoui et Alin Stoica. On ne peut pas juger Jan Slovenciak arrivé en janvier mais seulement qualifié en avril. par Daniel Devos