ANALYSE: LE ZèBRE ANONYME

Je suis désolé mais je ne peux pas donner d'interviews à Sport/Foot Magazine.
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Je suis désolé mais je ne peux pas donner d'interviews à Sport/Foot Magazine.C'est la même chose. Normalement, je ne suis même pas censé vous parler. Je ne peux pas. Je préfère ne pas avoir d'ennuis avec mon club. Nous avons reçu un courrier qui nous demandait de ne plus répondre aux questions de Sport/Foot Magazine. Nous, joueurs, on n'a pas grand-chose à vous reprocher. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé mais je dois me plier à la décision de la direction sous peine de sanctions financières. Oui. Vous n'avez qu'à demander à la direction. Donc, ce n'est pas à moi de vous le dire. Non. Non. Non. Au contraire. Pour moi, elle est même plutôt réussie. Bon, j'arrête car je sens que vous essayez de me faire parler... L'inamovible Bertrand Laquait a continué sa route dans le style qu'on lui connaît. Sobre et efficace. Moins décisif que la saison précédente mais ses erreurs sont particulièrement rares. Un gage de sécurité. En témoigne sa 2e place au référendum de gardien de l'année. Elle est devenue plus sûre. L'arrêt de Thierry Siquet a privé la défense d'une certaine expérience que l'éclosion de Laurent Ciman a compensée. L'arrivée de Dante à gauche a permis de combler une lacune. Moins percutant que la saison passée en raison de la dominante offensive des ailes. Sébastien Chabaud fut le régulateur mais sa blessure a fait mal. Serguei Serebrennikov a bien commencé avant de rentrer dans le rang. Nas Kraouche a alterné le bon et moins bon. Alors que l'on était habitué à voir un seul avant de pointe, l'éclosion de François Sterchele, le retour de blessure d' Izzet Akgül et les coups d'éclat d' Orlando et de JosephAkpala permettent à Mathijssen de disposer de nombreuses possibilités. Après un honorable début de saison, Charleroi perd à Lokeren (4-2), commencement d'une série délicate. Charleroi obtient une victoire précieuse au Germinal Beerschot. Cela lui évite de se mêler à la lutte contre la relégation. Le Sporting partage à Gand après avoir été éliminé de la Coupe de Belgique, en demi-finales. A l'image de ce résultat, les Zèbres signent une bonne fin de saison.Pour sa deuxième saison pleine aux pieds des terrils, le Limbourgeois s'en est bien tiré. Certes, l'effet de surprise est dépassé mais Jacky Mathijssen a réussi à imposer et conserver l'organisation parfaite de son équipe. Tous les clubs le diront : le 4-5-1 du Sporting est très difficile à bouger. De plus, sa capacité de motivation des troupes est intacte. Il suffit de voir comment il a géré son effectif après l'élimination en Coupe. Sa tournante et ses changements tactiques (il a essayé le 4-4-2) ont évité une fin de championnat en roue libre. Il attend maintenant de sa formation qu'elle passe un palier supplémentaire. Son deuxième tour fut plus brouillon mais même le retour d' Izzet Akgül n'a pas réussi à le pousser hors de l'équipe. Pour une première saison en D1, c'est une réussite. Que ce soit en termes de réalisation ou de vécu. Il a grandi et fait déjà preuve de pas mal de ruse pour un néophyte. Demande confirmation. C'est le même choix qu'en décembre. Certes, il a des circonstances atténuantes (il fut diminué par un virus) mais il n'empêche que ses apparitions ont été sporadiques et ses statistiques de buteur bien maigres (1 but). Il n'apparaît plus que comme un quatrième choix en attaque. Un joker. La bonne saison 2004-2005 a permis d'atteindre un record : 7.300 abonnés (5.800 au guichet + 1.500 personnes qui bénéficient de places acquises par la régie foncière). Soit une hausse de 2.000 éléments. Les multiples écarts de Mogi Bayat (presse, arbitres et dirigeants des autres clubs) isolent le Sporting. Dommage pour un club qui bénéficiait d'un gros capital sympathie. On a posé une étiquette défensive à l'équipe de Jacky Mathijssen qui s'évertue de la décoller en alignant trois attaquants. De plus, à domicile, les Zèbres ont tenu en échec les sept premiers du classement. Le budget est passé de 4 à 5 millions d'euros. Et pour la première fois depuis longtemps, il y aura un léger bénéfice. Cependant, il faudra commencer à rembourser le gros prêt à partir du 1er janvier 2007. François Sterchele, Joseph Akpala et Dante sont des réussites. Vélimir Varga a bien dépanné, Fabien Camus aussi. STÉPHANE VANDE VELDE