Si l'on n'aura pas de finale à 100 % anglaise en Ligue des Champions, on aura bien une finale à 100 % espagnole en Coupe de l'UEFA. Le FC Séville, qui a difficilement éliminé Osasuna, défendra son trophée face à l'Espanyol Barcelone qui n'était pas donné favori face au Werder Brême mais qui a remporté les deux matches face aux Allemands, malgré les absences d' IvanDeLaPeña et de WalterPandiani : 3-0 et 1-2.
...

Si l'on n'aura pas de finale à 100 % anglaise en Ligue des Champions, on aura bien une finale à 100 % espagnole en Coupe de l'UEFA. Le FC Séville, qui a difficilement éliminé Osasuna, défendra son trophée face à l'Espanyol Barcelone qui n'était pas donné favori face au Werder Brême mais qui a remporté les deux matches face aux Allemands, malgré les absences d' IvanDeLaPeña et de WalterPandiani : 3-0 et 1-2. L'entraîneur Ernesto Valverde n'était pas rassuré avant le coup d'envoi du match au Weserstadion. Le spectre de la finale 1988 contre Leverkusen, qu'il avait disputée comme joueur avec l'Espanyol à une époque où l'UEFA se jouait encore par aller-retour, lui trottait toujours en tête : " Il y avait trop de coïncidences pour ne pas me rappeler cet épisode tragique ", raconte-t-il. " Comme maintenant, on affrontait une équipe allemande. Et comme maintenant, on avait gagné le match aller sur le score de 3-0, en ayant inscrit un but en première mi-temps et deux en seconde. On avait perdu le retour 3-0 et on avait échoué aux tirs au but ". Mais l'histoire ne s'est pas répétée. " C'est une bonne chose pour le club de retrouver une finale européenne 19 ans après celle de 1988 ", poursuit Valverde. " Le fait de rencontrer une autre équipe espagnole ne change rien au charme de cette épreuve. Si l'on n'est pas motivé pour ce genre de match, on ne le sera jamais. Ou alors, il faut changer de métier ". Curieux destin que celui de Valverde : la saison dernière, il était au... chômage. Il n'avait pas retrouvé de club après avoir entraîné Bilbao de 2003 à 2005. Curieux destin aussi que celui de l'Espanyol : l'an passé, il ne s'était sauvé qu'à l'ultime minute du dernier match de championnat. Et cette saison, il n'occupe que la 14e place. Cela atteste de la richesse en profondeur de la Liga. L'Espanyol abordera cette finale en n'ayant pas concédé la moindre défaite jusqu'ici. Zulte Waregem, qui s'était incliné 6-2 au stade olympique de Montjuich durant les poules, pourra donc se dire que cette raclée lui avait été infligée par un futur finaliste. A noter que le FC Séville et l'Espanyol se sont récemment rencontrés en championnat. Les Andalous l'avaient emporté 2-1. SÉVILLE peut devenir le deuxième club à remporter la Coupe de l'UEFA deux fois d'affilée. Le seul à avoir réussi cet exploit jusqu'à présent est le Real Madrid : face à Videoton en 1985 et à Cologne en 1986. Deux autres clubs ont disputé deux finales UEFA d'affilée, mais n'en ont remporté qu'une sur deux : l'Inter (battu par Schalke en 1997 mais vainqueur de la Lazio en 1998) et... Anderlecht (vainqueur de Benfica en 1983 mais battu par Tottenham en 1984). C'est la deuxième fois qu'une finale européenne oppose deux clubs espagnols. La première fois, c'était en Ligue des Champions : Real Madrid-Valence en 2002. Il y eut aussi la Supercoupe Séville-Barcelone en 2006. JULIENESCUDÉ, l'arrière gauche français du FC Séville, loupera la finale pour cause de suspension. ARJEN ROBBEN, le flanc gauche néerlandais de Chelsea, est dans le collimateur du Real qui envisage de le transférer pour succéder à JoséAntonioReyes, que l'on annonce à l'Atletico. DECO a été durement taclé par LudovicGiuly à l'entraînement de jeudi et souffre d'une blessure aux ligaments de la cheville. Il devrait être indisponible pendant deux semaines. ERICABIDAL a eu des contacts avec Valence qui entend renforcer son flanc gauche, mais le Lyonnais semblerait plutôt devoir prendre la direction de Barcelone. VALLADOLID retrouve l'élite qu'il avait quittée en 2004. La montée était le principal objectif du club au maillot violet et blanc. DANIEL DEVOS