Pelé, Diego Maradona, Mario Kempes, Socrates, Jairzinho, Garrincha, Ivan Zamorano... Ces joueurs n'ont jamais remporté la Copa America. Lionel Messi s'inscrit également dans cette lignée, même s'il a été proche du succès avec l'Argentine en 2007 et en 2015. L'année dernière, la finale s'est jouée sur le fil du rasoir et a été remportée par le Chili, sublimé par le chauve Jorge Sampaoli.
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Pelé, Diego Maradona, Mario Kempes, Socrates, Jairzinho, Garrincha, Ivan Zamorano... Ces joueurs n'ont jamais remporté la Copa America. Lionel Messi s'inscrit également dans cette lignée, même s'il a été proche du succès avec l'Argentine en 2007 et en 2015. L'année dernière, la finale s'est jouée sur le fil du rasoir et a été remportée par le Chili, sublimé par le chauve Jorge Sampaoli. Toutefois, le sélectionneur du Chili a démissionné en début d'année et a été remplacé par Juan Antonio Pizzi, un ancien avant qui s'est produit pour le FC Barcelone au début des années 90 et a entraîné Valence six mois en 2014. Interrogé sur la différence entre l'ancien et l'actuel sélectionneur, l'ex-joueur du Club Francisco Silva a plaisanté : " Elle se situe essentiellement dans la taille et les cheveux. " Le tournoi, qui fête ses cent ans, a débuté vendredi dernier aux États-Unis, le pays-hôte, qui a perdu son premier match 0-2 contre la Colombie. C'est la première fois que la Copa America se déroule en dehors de l'Amérique du Sud. Autre primeur, en plus des pays de la CONMEBOL, six nations de la CONCACAF y participent : le Costa Rica, la Jamaïque, le Mexique, les États-Unis, le Panama et Haïti. Il s'en est fallu de peu pour que cette édition spéciale n'ait pas lieu. Quand le scandale FIFA a éclaté, l'année dernière, on a arrêté des dirigeants de treize des seize pays participants. Et le travail des enquêteurs américains n'est pas encore achevé. Il n'est pas exclu que d'autres officiels soient tirés de leur lit en plein tournoi. La Copa America n'est pas un voyage de tout repos pour les footballeurs. Les dix villes organisatrices sont réparties sur l'ensemble du territoire américain, immense. Le Brésil a joué son premier match contre l'Équateur samedi à Pasadena, sur la côte est, et aujourd'hui, il affronte Haïti à Orlando, sur la côte ouest, à plus de 4.000 kilomètres, avec un décalage de trois heures. Des joueurs comme Dani Alves et Luiz Gustavo, qui se sont déjà farcis une saison très chargée en Europe, peuvent donc se réjouir du temps qu'ils vont encore passer en avion. Neymar est le grand absent du Brésil : il mise tout sur le tournoi de football de Rio, qui débute le 3 août. Keylor Navas, le gardien costaricain du Real Madrid, est également absent : une tenace blessure au pied l'a contraint à déclarer forfait. La forme du Barcelonais Luis Suares, qui s'est blessé aux ischiojambiers en finale de coupe contre Séville, suscite des doutes. Chez nous, cette édition de la Copa America sera dans l'ombre de l'EURO mais le tournoi sud-américain est toujours une garantie de spectacle et de passion, sur le terrain comme en dehors. La finale se déroule le dimanche 26 juin. PAR STEVE VAN HERPE