L'arbre. Symbole de force et de longévité. L'arbre qui vire au jaune une fois l'automne venu. Voire, quand il a un peu vécu, au rouge. Et puis, c'est la chute. Les feuilles se ramassent à la pelle. Toulouse-Lautrec n'a pas tort quand il affirme que " L'automne est le printemps de l'hiver ". Nous non plus quand on confirme qu'il est surtout le " chant du cygne " pour les mentors du ballon rond. Qu'il est synonyme de prémices d'une autre chute hivernale. Celle qui voit les entraîneurs tomber.
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L'arbre. Symbole de force et de longévité. L'arbre qui vire au jaune une fois l'automne venu. Voire, quand il a un peu vécu, au rouge. Et puis, c'est la chute. Les feuilles se ramassent à la pelle. Toulouse-Lautrec n'a pas tort quand il affirme que " L'automne est le printemps de l'hiver ". Nous non plus quand on confirme qu'il est surtout le " chant du cygne " pour les mentors du ballon rond. Qu'il est synonyme de prémices d'une autre chute hivernale. Celle qui voit les entraîneurs tomber. Un club de foot, c'est comme un arbre. Il en est les racines. Le tronc c'est les supporters. Les feuilles sont les joueurs. Et le coach là-dedans, c'est le jardinier ou plutôt l'arroseur. Il ne fait pas vraiment partie de l'écosystème mais il est indispensable. Au départ, son espérance de vie est toujours estimée en saisons. Des saisons footballistiques qui virent de plus en plus en saisons météorologiques. Passer l'hiver est devenu une vraie performance. Lors de notre dernière rencontre, je vous parlais de Watford, ce club échangiste pour qui c'est l'automne toute l'année. La tragédie des coaches peut être encore plus comique. Mais restons sérieux encore quelques instants. La Ligue 1 nous propose de vraies stats. Le constat premier est qu'on respecte plus les saisons footballistiques du côté français. En moyenne un coach en passe deux dans le même club. Pour les moins heureux, ils se font virer une fois sur deux à la mi-saison. Les autres le sont soit après une dizaine de matchs, soit quand il en reste autant. Pour quels résultats ? Depuis cinq ans, 50 % des changements de coach se sont avérés payants. Les clubs qui ont viré n'ont pas vrillé vers l'étage inférieur. Pour conclure avec la " French Touch ", sachez qu'un coach qui en remplace un autre en cours de saison a une espérance de vie dans ce même club de 39 matchs. Une autre saison en somme. Histoire de se faire virer l'hiver suivant. Venons-en au tragi-comique. Direction Ross County, club de l'élite écossaise. Un licenciement comme un autre. Presque. Georges Adams le directeur technique appelle son entraîneur pour lui signifier qu'il est viré. Son entraîneur se nomme DerekAdams. Le père a viré le fils. " Ça faisait quatre semaines que je n'avais plus de nouvelles de personne. Pas même du directeur technique. Quel manque de loyauté ! " On souhaite de bonnes fêtes à la Famille Adams. Place maintenant au nectar, au nirvana, à un épisode inédit de la 4e dimension. En 2007, Leroy Rosenior est resté coach de Torquay, club de D4 anglaise à l'époque, pendant...10 minutes ! Il signe pendant que dans le bureau d'à côté on signe la reprise du club par un nouvel investisseur qui vient avec tout son staff. Le temps des serrages de mains de félicitations, la porte s'ouvre et les mains se recroisent pour les condoléances. Record du monde. 600 secondes de règne. Surréaliste comme le bilan du désormais légendaire Leroy : 0V/0N/0D. Il y a aussi des " Love Story ". Il y a 30 ans, Dave Bassett est champion de D3 avec Wimbledon. Il décide néanmoins de partir à Crystal Palace. Quatre jours et surtout quatre nuits plus tard, il se rend compte que ses anciens joueurs lui manquent trop. Que son histoire d'amour n'est pas terminée. Il ne peut donc en commencer une autre. Il résilie à Palace, prend sa voiture et vient, tel un adultère repenti, frapper à la porte de Wimbledon qui en 72 heures n'a pas encore trouvé de remplaçant. Le club le réembauche et la saison suivante ils fêtent ensemble la montée au sein de l'élite anglaise. Une élite dans laquelle un certain Roberto Di Matteo a trouvé son bonheur. 3 mois d'intérim lui ont permis de gagner la FA Cup et la Ligue des Champions. Chelsea le vire quand même. Après un tel exploit, il reste sans club pendant plus d'un an et demi. Bizarre ! ? Mais non, très simple. Pendant 19 mois Chelsea a continué à lui verser son salaire : 165.000 € par semaine. Ça valait bien une petite pause, non ? Faut bien que de temps en temps l'automne ressemble à un bel été étoilé. " Un épisode inédit de la 4e dimension : en 2007, Leroy Rosenior est resté coach de Torquay, club de D4 anglaise à l'époque, pendant...10 minutes ! "