ANALYSE: ALAN HAYDOCK

Oui, si l'on s'en réfère au nombre plus ou moins équitable de matches que nous avons gagnés, perdus et partagés cette saison. Avec un total de 25 points glanés à la mi-saison, nous aurions peut-être pu prétendre à plus. Mais nous avons perdu Igor De Camargo, notre meilleur marqueur et passeur, lors du mercato. Dans ces conditions, on ne pouvait attendre de nous que les matches retour constituent une copie conforme des matches aller. En définitive, il ne nous a manqué qu'un fifrelin pour arriver à la barre des 50 points. Ce n'est pas mal, compte tenu du fait que nous avons rendu visite aux quatre premiers durant le deuxième volet.
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Oui, si l'on s'en réfère au nombre plus ou moins équitable de matches que nous avons gagnés, perdus et partagés cette saison. Avec un total de 25 points glanés à la mi-saison, nous aurions peut-être pu prétendre à plus. Mais nous avons perdu Igor De Camargo, notre meilleur marqueur et passeur, lors du mercato. Dans ces conditions, on ne pouvait attendre de nous que les matches retour constituent une copie conforme des matches aller. En définitive, il ne nous a manqué qu'un fifrelin pour arriver à la barre des 50 points. Ce n'est pas mal, compte tenu du fait que nous avons rendu visite aux quatre premiers durant le deuxième volet. Indéniablement. Beaucoup d'adversaires se sont cassé les dents sur notre manière de faire, axée sur la rigueur. Mais je m'en voudrais de ne pas mettre en exergue, aussi, notre mentalité exemplaire. A un moment donné, nous avons concédé quatre défaites de rang contre le Germinal Beerschot, Genk, Mouscron et le Standard. Certains ont cru que nous allions plonger. Mais nous nous sommes alors magnifiquement repris, preuve de notre force morale. Défensivement, tout est au point. Offensivement, nous pouvons faire mieux. Avec une moyenne de moins d'un but par match, nous sommes un peu justes. Pour accéder à la première moitié du tableau, nous devrons impérativement améliorer ce score. A 37 ans bien sonnés, Patrick Nys, doyen des footballeurs de l'élite, a sans doute livré la meilleure saison de sa carrière. C'est à juste titre qu'il a été désigné Meilleur Joueur de la Saison par les Brussels Boys. Avec une trentaine de buts concédés, elle s'impose comme la plus intransigeante après celles d'Anderlecht et du Standard. Elle s'est quasi toujours articulée autour du même quatuor : Christ Bruno, Steve Colpaert, Ibrahim Kargbo et Zoltan Petö. Autour du triumvirat formé d' Alan Haydock, Richard Culek et Mario Espartero, les joueurs de flanc ont régulièrement permuté. C'est le cas de Julien Gorius et Musaba Selemani, alignés tantôt à gauche ou à droite, de Fabrice Omonga et Kristoffer Andersen. De 22 buts au premier tour, elle a atteint à peine la trentaine. Il est vrai qu'au mercato, elle a perdu son réalisateur attitré en Igor De Camargo. Michaël Niçoise et KristofSnelders n'avaient pas le même punch. Le Brussels s'impose à Beveren : 0-1. La saison passée, il avait dû patienter jusqu'à la 28e journée avant de gagner pour la première fois à l'extérieur. Les Coalisés battent le Standard (3-1) : avant les Rouches, le Club Bruges (1-1), Anderlecht (1-1) et Genk (vaincu 1-0) s'étaient déjà cassé les dents au stade Machtens. Le Brussels écarte le Lierse (2-1). C'est la quatrième fois qu'il l'emporte par un but d'écart au deuxième tour après Westerlo (1-0), le Cercle (0-1) et Roulers (0-1). Après avoir réalisé du bon travail à La Louvière, la saison passée, Albert Cartier a accompli des prouesses encore au stade Edmond Machtens. D'un prétendant à la descente, le coach français a fait du FC Brussels une formation qui n'usurpe nullement sa place dans le ventre mou du classement. L'ancien Messin a bâti une équipe qui repose sur des fondations solides (troisième meilleure défense du championnat) et une grande discipline de jeu. Le technicien, qui fait l'unanimité dans tous les rouages du club, a logiquement vu son contrat prorogé pour une période de deux ans. Plusieurs éléments auraient pu entrer en ligne de compte dans cette rubrique. Les défenseurs Ibrahim Kargbo et Steve Colpaert notamment. Mais la palme, nous la décernerons quand même au gardien, Patrick Nys, régulier d'un bout à l'autre de la saison. Censé alimenter le marquoir ou, à tout le moins, délivrer des assists, le joueur de poche anversois n'a hélas pas eu le rendement escompté. Titulaire indiscutable la saison passée, il a dû prendre place plus souvent qu'à son tour sur le banc cette saison. Le club a sensiblement accrû son nombre d'abonnés, passant de 1.500 à 3.500 fidèles. Bizarrement, sa moyenne de spectateurs a un peu baissé : de 6.500 à 6.000 personnes. Un climat enjoué du début à la fin de cette campagne, dû à la fois aux bons résultats d'ensemble ainsi qu'aux rapports au beau fixe entre le groupe et le coach, Albert Cartier. La moindre passe lors du 2e tour n'a pas altéré cette bonne ambiance. Le départ d' Igor De Camargo a eu une incidence évidente sur la qualité du football déployé, surtout à domicile où, au grand dam du président Johan Vermeersch, les candidats sponsors sont restés un peu trop souvent sur leur faim. Un budget de 3 millions d'euros, aisément bouclé, qui sera porté à 3,5 millions d'euros en 2006-2007. Pour le moins difficile pour Mario Espartero, Sofian Zaaboub et Moussa Sanogo. Une bonne mention pour Julien Gorius et les jeunes qui se sont épanouis : Musaba Selemani, Fabrice Omonga, Kristoffer Andersen et Michaël Jonckheere. bruno govers