équipe type 4-4-2 Gardien

Andres Espinoza n'a pas démérité mais a pris place sur le banc lors du deuxième tour pour des raisons évidentes : il n'a pas prolongé son contrat et son club ne voulait pas exposer un joueur libre en fin de saison. Venu de Genk, le jeune et talentueux Sinan Bolat a calmement saisi sa chance.
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Andres Espinoza n'a pas démérité mais a pris place sur le banc lors du deuxième tour pour des raisons évidentes : il n'a pas prolongé son contrat et son club ne voulait pas exposer un joueur libre en fin de saison. Venu de Genk, le jeune et talentueux Sinan Bolat a calmement saisi sa chance. Ce secteur a été moins stable que la saison passée. Si Oguchi Onyewu a confirmé son importance, le départ de Dante au mercato d'hiver constitua un problème avant la confirmation de LandryMulemo à gauche. Marcos fut moins tranchant et TomislavMikulic a bien remplacé MohammedSarr souvent blessé. Rapidement privée de Marouane Fellaini, l'entrejeu a passé le cap, grâce à un Steven Defour généreux. Axel Witsel a confirmé son talent que ce soit en 4-4-2 ou en 4-2-3-1 malgré une baisse de régime en janvier. A droite, Wilfried Dalmat est la révélation de la saison et Mehdi Carcela une garantie pour l'avenir. Excellent durant des mois, Igor de Camargo s'est blessé lors de Belgique-Bosnie-Herzégovine et a raté de grands rendez-vous en fin de saison. Christian Benteke l'a bien remplacé avant le retour d'une formule offensive qui avait la différence la saison précédente avec le duo Milan Jovanovic- Dieumerci Mbokani. L'attaquant congolais a confirmé l'étendue de sa classe que ce soit au service du groupe ou dans l'exercice plus individuel du buteur. Il a été éclaboussant d'aisance tant en championnat que sur la scène européenne. Dieumerci Mbokani a un peu accusé le coup après un mauvais et injuste classement au Soulier d'Or. Après, il a actionné la manette des gaz. Ce gaucher est doté d'une bonne mentalité et méritait probablement de jouer un peu plus souvent. Quand Dante a pris le chemin de Mönchengladbach, il ne fut jamais question de lui pour arpenter le flanc gauche. Landry Mulemo y installa ses quartiers. Le temps de jeu de Marco Ingrao fut très limité et il devrait en trouver ailleurs la saison prochaine. 6e journée Anderlecht a posé de gros problèmes tactiques au Standard devant ses supporters. Un exploit individuel de Jovanovic en fin de match a fait la différence (2-1). 16e journée Le déplacement au Club Bruges est toujours un événement et le Standard y signe un exploit (1-4). 32e journée Le Standard est tenu en échec à Zulte Waregem sa bête noire (0-0) mais Anderlecht n'en profitera pas à Tubize (0-0) : égalité et magnifique thriller en tête de la D1. Je savais que le titre offrait de nouvelles perspectives à tous les joueurs. Chaque élément a progressé et découvert de nouvelles frontières collectives et personnelles. J'ai vite eu la confirmation que notre effectif était plus fort et plus mûr que la saison précédente. La preuve en a été donnée lors de nos matches européens mais aussi à l'occasion des grandes affiches belges, dont cette folle fin de championnat. Non et la perte d'une tour comme Marouane Fellaini devait forcément engendrer une redistribution des cartes. A mon avis, cette évolution collective constitue une des belles réussites du groupe. Axel Witsel a retrouvé sa place naturelle dans l'axe et la production du duo que je forme avec lui est différente de ce qui était en vogue dans ce secteur il y a un an. Si je semble plus défensif, j'alterne ces fonctions avec Witsel. Le partage est de rigueur alors que je jouais plus en fonction de Fellaini la saison passée. Il y a eu des départs et des arrivées qui ont fait que ce groupe n'était plus le même que la saison précédente. C'est un beau podium. Moi, je sais que j'ai répondu à l'attente des gens qui me font confiance : mon coach, mes équipiers, les dirigeants, le public et c'est ce qui compte avant tout. Laszlo Bölöni ne relevait pas un défi facile en succédant au monument qui a offert le titre attendu depuis 25 ans : Michel Preud'homme. Le nouveau T1 a rapidement donné des touches personnelles très intéressantes au jeu de son groupe. Le Roumain étonna l'Europe avec un Standard organisé en 4-2-3-1 qui secoua Liverpool lors des préliminaires de la Ligue des Champions avant de signer une splendide campagne en Coupe de l'UEFA. Bölöni a transformé Steven Defour en médian défensif, Igor de Camargo en attaquant en retrait et Milan Jovanovic en flanc gauche pour les besoins de la cause, avant de revenir au 4-4-2 en fin de saison. Ce Standard-là a produit un jeu offensif avec, à la clef, la confirmation ou les premières percées de jeunes joueurs du cru. TRÈS BON : Spectateurs Sclessin est l'endroit à la mode où les supporters se pressent dans une ambiance festive unique en D1 : plus de 20.000 abonnés, stade souvent sold-out. La Famille des Rouches a bien fédéré les supporters. TRÈS BON : Encadrement Le centre d'entraînement de l'Académie Robert Louis-Dreyfus permet aux joueurs de travailler, de se reposer et de se soigner dans des conditions idéales. Il ne reste plus qu'à construire le stade du 21e siècle. BON: Spectacle Laszlo Bölöni a bien géré l'héritage laissé par Michel Preud'homme. Son équipe a su réaliser quelques coups fumants, surtout sur la scène européenne où sa force collective a souvent fait sensation. BON : Finances Quand on vend Marouane Fellaini pour 20 millions d'euros, cela permet de voir venir mais il faut assurer prudemment le budget (20 millions), assurer les investissements à l'Académie, etc. BON : Intégration Il y a un nouvel arrivage de jeunes et les renforts ( Wilfried Dalmat, BenjaminNicaise, Tomislav Mikulic, Sinan Bolat, Christian Benteke) ont trouvé leurs marques. Sans une grosse dose de malchance, il en aurait été de même pour Leon Benko. par Pierre Bilic