Michel D'Hooghe, 58 ans

Président, Club Brugeois
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Président, Club Brugeois Le dirigeant brugeois a eu de la chance au bon moment. Si ce classement avait été dressé après la dernière Coupe du Monde, la première place aurait été attribuée à un joueur, probablement à Marc Wilmots. De plus, les Diables Rouges ne se sont pas qualifiés pour la phase finale de l'EURO 2004. Michel D'Hooghe, et ses trois poursuivants au Top 100, profitent en quelque sorte de cet effacement de nos Diables Rouges. Cela dit, le baron brugeois est évidemment un des plus grands dirigeants de l'histoire du football belge. Nommé successeur de Louis Wouters en tant que président de l'Union Belge le 27 juin 1987, il mena nombre de combats intéressants et la phase finale de l'EURO 2000 est sans aucun doute son bâton de maréchal avec à la clef la modernisation de quatre stades. Son prestige dépassa très vite le cadre de nos frontières où il obtint des responsabilités importantes, notamment au sein de la Commission Médicale de la FIFA. Intelligent, Michel D'Hooghe fut surnommé le Grand Gondolier par la presse ou le Manipulateur par d'autres. Le médecin de la Venise du Nord se fit quelques ennemis lors de son ascension. Derrière ses côtés bon père de famille, il manifesta de plus en plus d'autorité pour imposer sa volonté. Ne dit-on pas qu'il classait les gens parmi ses ennemis au moindre refus ? Cet humaniste peut se cabrer quand quelque chose ne lui convient pas comme lorsqu'il fut au centre d'un de nos bobards. Suite à cela, il fit vainement pression pour que le bobard ne soit pas publié, refusa récemment de recevoir la rédaction francophone de Sport-Foot Magazine qui voulait l'interviewer dans le cadre de ce Top 100. Ce " diplomate " cultivé était monté sur ses grands chevaux, démontrant que son humour avait des limites. Si le Cardinal Godfried Danneels est cité parmi les successeurs du pape Jean-Paul II, Michel D'Hooghe avait la cote quand Joao Havelange quitta la présidence de la FIFA. Le Brugeois fut candidat à la vice-présidence. En attendant mieux ? Il se rangea dans le camp de Lennart Johansson, président de l'UEFA, qui n'était pas pro-Sepp Blatter. Ce dernier n'apprécia pas mais, habile, Michel D'Hooghe ne disparut pas dans la tempête. Cela dit, ses plans furent annihilés suite à l'accession de Jacques Rogge à la présidence du CIO. Après cela, il était peu vraisemblable qu'un autre dirigeant belge accède à d'autres hautes fonctions, que ce soit à l'UEFA ou à la FIFA. Le Vatican du football mondial s'éloignait pour ne lui offrir qu'une paroisse à Bruges. Il quitta la présidence de l'Union Belge en 2001. Il y a neuf mois, Michel D'Hooghe prit la direction d'une maison brugeoise à rénover. Le Club compte et pèse à tous les niveaux du football belge. Ce Club est devenu le nouveau levier d'un homme aux yeux de qui la reconnaissance est importante. Il a pris fait et cause pour le G5, ce qui ne plaît pas à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir préparé en profondeur l'avenir d'un foot belge pris dans les glaces des problèmes. Michel D'Hooghe reste un Roi Soleil très influent à distance grâce à son réseau d'hommes à lui bien placés. Il aimerait que Michel Verschueren s'empare de la présidence de la Ligue Professionnelle... ce qui débarrasserait Anderlecht d'un élément encombrant et augmenterait son importance personnelle en Belgique. Pierre Bilic, Peter t'Kint, Geert Foutré