Lorsque vous quittez Séville en direction du sud-est, vous ne devez rouler qu'une dizaine de minutes pour accéder à la CiudadDeportiva du SevillaFutbolClub. L'endroit, à proximité d'un n£ud d'autoroute, n'est pas idyllique, mais le complexe est fonctionnel. Les vestiaires sont construits dans des petites maisons de style andalou, et outre un petit stade fort modeste où évolue le Sevilla Atletico (la filiale, qui est la seule équipe Réserve professionnelle jouant en D2, toutes les autres évoluent en D3 ou D4), on trouve trois terrains d'entraînement : un pour l'équipe A, un pour l'équipe B et un pour l'équipe C. S'il y a un parking réservé pour les joueurs, l'accès au centre est ouvert au public : on ne se heurte pas à des vigiles à chaque entrée comme c'est le cas au Real Madrid ou au FC Barcelone.
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Lorsque vous quittez Séville en direction du sud-est, vous ne devez rouler qu'une dizaine de minutes pour accéder à la CiudadDeportiva du SevillaFutbolClub. L'endroit, à proximité d'un n£ud d'autoroute, n'est pas idyllique, mais le complexe est fonctionnel. Les vestiaires sont construits dans des petites maisons de style andalou, et outre un petit stade fort modeste où évolue le Sevilla Atletico (la filiale, qui est la seule équipe Réserve professionnelle jouant en D2, toutes les autres évoluent en D3 ou D4), on trouve trois terrains d'entraînement : un pour l'équipe A, un pour l'équipe B et un pour l'équipe C. S'il y a un parking réservé pour les joueurs, l'accès au centre est ouvert au public : on ne se heurte pas à des vigiles à chaque entrée comme c'est le cas au Real Madrid ou au FC Barcelone. On peut y croiser des visages connus : notre compatriote TomDeMul, qui a brillé avec l'équipe olympique, s'y entraîne tous les jours en espérant jouer 70' comme jeudi dernier contre Stuttgart ; N'DriRomaric, l'ancien joueur ivoirien de Beveren, a débarqué cet été en provenance du Mans et a directement conquis une place de titulaire, étant même amené à tirer la plupart des coups francs grâce à sa frappe de mule ; ArounaKoné, un autre attaquant ivoirien que l'on a connu au Lierse et au PSV Eindhoven, fait également partie de l'effectif même s'il joue peu ; et surtout, pour les supporters du Standard, IvicaDragutinovic, surnommé Drago, est devenu un habitué des lieux depuis 2005. L'international serbe, qui possède également un passeport belge, est titulaire à l'arrière gauche. L'équipe Première évolue au stade Sanchez Pizjuan, une enceinte de 45.000 places érigée en plein centre-ville, au milieu des maisons et des commerces. A quelques kilomètres de là se trouve le stade Manuel Ruiz de Lopera, l'antre du Real Betis, le rival ancestral. Aujourd'hui, le FC est le club phare, mais il n'en a pas toujours été ainsi. Les Rouges ont connu de grosses difficultés financières, se retrouvèrent au bord de la faillite et jouèrent en D2 de 1997 à 2001. Depuis, le club s'est redressé, malgré (ou grâce à) la vente de joueurs importants : citons notamment SergioRamos (Real Madrid) et DanielAlvés (FC Barcelone). El Sevilla est devenu un bon club de la Liga, mais également un bon club européen, qui a remporté la Coupe de l'UEFA deux fois d'affilée (2006 et 2007), avant de participer à la Ligue des Champions la saison dernière. Une saison moins brillante, mais on peut le comprendre : l'équipe fut longtemps traumatisée par le décès de son milieu de terrain AntonioPuerta, victime d'un arrêt cardiaque en plein match face à Getafe, en tout début de saison. En outre, en novembre, l'entraîneur JuandeRamos a profité de sa récente aura pour tenter le défi de la PremierLeague avec Tottenham. Compte tenu de toutes ces circonstances, les fans pensent que leur 5e place conquise en 2008 a plus de valeur que la 3e place arrachée en 2007. L'homme qui a remis l'équipe sur les bons rails est ManoloJimenez, un véritable enfant de la maison : il demeure le joueur ayant disputé le plus de matches de Liga sous le maillot du FC Séville et s'occupait, jusqu'à la saison dernière, de l'équipe B avec un certain succès. Le FC Séville compte deux internationaux espagnols dans ses rangs : le défenseur vétéran FernandoNavarro, 34 ans, et le tout jeune ailier gauche DiegoCapel, 20 ans, qui évoluait encore avec le Sevilla Atletico la saison dernière en compagnie du médaillé d'or olympique, le défenseur argentin FedericoFazio, 21 ans, lui aussi promu en équipe A cette saison. Le joueur emblématique du club est l'ailier droit JesusNavas, qui fait toutes ses classes là-bas et est, avec le Brésilien Adriano, l'un des concurrents de De Mul sur ce flanc. De l'autre côté, on trouve soit Capel, soit LautaroAcosta, l'un des grands espoirs argentins qui fut la figure-clef dans le titre remporté par le modeste club de Lanus l'an passé. Le FC Séville regorge de joueurs connus. En attaque, on dénombre l'international uruguayen pas toujours titulaire ErnestoChevanton, qui joua jadis à Lecce et à Monaco mais surtout l'international malien FrédéricKanouté (qui s'est toutefois blessé avec son équipe nationale et est toujours convalescent) et le buteur brésilien LuisFabiano, qui a explosé ces deux dernières saisons. Les buts sont défendus par AndrésPalop, qui a longtemps cherché sa voie à Villarreal et à Valence, mais a conquis un statut de titulaire en Andalousie et est devenu une star depuis qu'il est sorti vainqueur de la séance de tirs au but lors de la finale européenne face à l'Espanyol, en 2007. Le défenseur central français JulienEscudé, qui a joué trois ans à l'Ajax Amsterdam, est également un nom connu, tout comme son compatriote SébastienSquillaci que l'on a connu à Monaco et à Lyon, le milieu de terrain italien EnzoMaresca ou le médian argentin PedroDuscher, qui fut l'un des grands protagonistes de la formidable saison de Santander après avoir été durant de nombreuses années la plaque tournante du Deportivo La Corogne. Le président JoséMariaDelNido, 51 ans, est avocat de profession. Il est en fonction depuis sept ans. C'est avec lui que le FC Séville s'est redressé et est devenu un club du subtop européen. Il est enchanté par le début de saison de son équipe. " J'en avais déjà aperçu les prémices durant la période de préparation ", a-t-il confessé à nos confrères de DonBalon. " On a joué des matches amicaux de haut niveau, contre des équipes de la taille de l'AC Milan ou d'Arsenal, et on n'a jamais eu à rougir de nos prestations, que du contraire. " Depuis, Séville a poursuivi sur sa lancée. " Les perspectives pour cette saison sont très bonnes. Magnifiques, même ", poursuit Del Nido. " L'équipe me plaît beaucoup, les transferts réalisés se sont parfaitement intégrés dans le collectif et je suis convaincu que l'on parlera en bien de mon club tout au long de la saison. "Les départs de Daniel Alvés et de SeydouKeita pour le FC Barcelone, et celui de ChristianPoulsen pour la Juventus, passent presque inaperçus. " C'est le mérite de l'entraîneur ", affirme le président. " Jimenez a un peu modifié le style de jeu de l'équipe, parce qu'il a estimé que cela conviendrait mieux aux joueurs qu'il a désormais à sa disposition : un jeu de passe explosif, avec des ailiers très rapides. De 2000 à 2004, il fallait vraiment user d'une grande force de persuasion pour convaincre un joueur de signer chez nous. Aujourd'hui, ils viennent les yeux fermés. Lorsqu'on contacte leur agent, ils se montrent directement intéressés. Duscher en est le meilleur exemple : dès le départ, il a expliqué au président de Santander FernandoPernia que l'offre du FC Séville était la seule qui l'intéressait ! " Et le club peut désormais se permettre certaines acquisitions. " L'été dernier, on a réalisé 50 millions de bénéfices ", annonce fièrement Del Nido. " Je parle de bénéfices, pas de l'argent rapporté par la vente des joueurs, que l'on peut chiffrer à 60 millions. Cela nous a permis de réinvestir entre 35 et 40 millions dans l'achat de joueurs de très grande qualité. C'est l'investissement le plus important jamais réalisé dans l'histoire du club, dont le budget est de 90 millions. "par daniel devos (avec esm)