Pour sa maman, Mathijssen a toujours été un rayon de soleil

Il y a tout juste un an, Sport/Foot Magazine s'était intéressé aux racines limbourgeoises de Jacky Mathijssen. La maman du coach de Charleroi avait alors insisté sur le fait qu'elle ne supportait pas l'ambiance belliqueuse qui règne parfois dans un stade. Elle déclarait aussi : " Jacky n'était pas un enfant compliqué. Il m'a toujours procuré beaucoup de bonheur. Quand notre fils se levait le matin, la maison était immédiatement envahie par un rayon de soleil, d'optimisme, de bonne humeur. C'était un enfant positif ". On peut évidemment sourire lorsque l'on lit ces quelques lignes et que l'on repense à la réaction de Mathijssen vis-à-vis du quatrième arbitre lors du match au Lierse.
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Il y a tout juste un an, Sport/Foot Magazine s'était intéressé aux racines limbourgeoises de Jacky Mathijssen. La maman du coach de Charleroi avait alors insisté sur le fait qu'elle ne supportait pas l'ambiance belliqueuse qui règne parfois dans un stade. Elle déclarait aussi : " Jacky n'était pas un enfant compliqué. Il m'a toujours procuré beaucoup de bonheur. Quand notre fils se levait le matin, la maison était immédiatement envahie par un rayon de soleil, d'optimisme, de bonne humeur. C'était un enfant positif ". On peut évidemment sourire lorsque l'on lit ces quelques lignes et que l'on repense à la réaction de Mathijssen vis-à-vis du quatrième arbitre lors du match au Lierse. Ces déclarations maternelles sont anecdotiques : on imagine mal une mère critiquer son enfant. Mathijssen n'est certes pas l'entraîneur le plus antipathique du championnat, mais n'en est pas non plus le plus courtois. Son attitude à l'égard du corps arbitral est totalement inexcusable et répétitif. Un mauvais exemple pour les jeunes. L'argument est classique mais important. Surtout quand il s'agit d'un entraîneur. Et ces esclan- dres sont trop représentatifs du manque de respect dont sont régulièrement victimes les arbitres. C'est une mode et les gentlemen se font effectivement rares sur et en dehors des terrains. On se plaint à l'envi et les insultes volent. Une véritable complainte ! A Charleroi, on peut dire que c'est le comportement des Bayat qui déteint apparemment sur le coach. Et ailleurs ? Stéphane Pauwels : " Mathijssen n'est pas un grand comique. Mais je me mets à sa place. Ce n'est pas facile de coacher Charleroi. Il y a énormément de mouvements de joueurs. Et il faut supporter les sautes d'humeur des Bayat. Je pense qu'il quittera le club en fin de saison car il est vraiment excédé. Il n'a jamais pu s'exprimer suite au coup de sang de ses dirigeants après le match contre Anderlecht. C'est très humiliant pour un entraîneur. Pour moi, suite à cela, il s'est dit que c'était la fin. Cet incident, c'était le coup de mort ! Je comprends donc qu'il soit de mauvais poil. Mais sa réaction n'était pas bonne du tout ! Cela dit, Mathijssen est un magicien. Il n'est pas loin de GeorgesLeekens ". René Vandereycken venait d'être choisi pour la succession d' Aimé Antheunis. Il était alors très confiant... quoi de plus normal : " Il y a des joueurs de qualités et je crois en eux. La Belgique aura une bonne équipe. J'en suis certain. Sans cela, je ne me serais pas lancé dans cette aventure. La Belgique n'a pas d'étoiles dans des clubs en vue mais elle détient un groupe de joueurs de valeur qui peuvent composer une équipe capable de faire la différence ". Blablabla... Son bilan en tant que sélectionneur est dramatique. On attend toujours l'équipe performante promise. Vandereycken a affirmé qu'il y a du talent dans notre pays mais il n'a pas encore été capable de l'utiliser. De plus, il rechigne constamment à faire évoluer son équipe de manière offensive. Il a rarement aligné d'entrée de jeu deux attaquants. Comme René aligne aussi des joueurs à des places inhabituelles, il est difficile de créer une certaine complémentarité. Stéphane Pauwels : " S'il veut que son équipe soit performante, il doit placer ses joueurs aux bonnes places. A nouveau deux ans de perdus ! Sa campagne de préparation était séduisante car il faisait jouer des jeunes. Et ce, dans l'objectif d'être prêt pour les qualifications du Mondial 2010. Mais pourquoi a-t-il fait revenir Philippe Léonard ? BartGoor n'apporte plus rien. Thomas Vermaelen joue back gauche, alors qu'à l'Ajax, il n'est pas bon à cette place. Il a aussi décidé de ne pas sélectionner des joueurs de Genk sous prétexte qu'ils n'étaient pas prêts. N'importe quoi ! Il est juste frustré de son expérience limbourgeoise. Et puis StéphaneDemol est allé visionner WesleySonck. C'est du délire ! René a peur d'innover et fait dans le copinage. Il reste quand même un bon tacticien ". Steven Defour faisait figure de révélation à Genk. A 17 ans, il avait déjà participé à 11 rencontres, inscrit un but et délivré trois assists. Tout s'est emballé pour le jeune médian : " Au début de la saison, je me suis demandé ce que je devais faire mais cela a été de mieux en mieux et j'ai pris de l'assurance. Les gens commencent à me reconnaître en rue et je trouve ça chouette. Je m'attendais à ne jouer qu'à partir de l'année prochaine, rendez-vous compte ". Il a terminé la saison sur les chapeaux de roue. L'Ajax le convoitait de manière insistante mais le club limbourgeois n'a pas voulu le céder. Le médian a alors fait appel à la loi de 1978 pour rompre son contrat et a été transféré au Standard où il amène de la vivacité. Stéphane Pauwels : " C'est un excellent joueur. Le Standard est une équipe du top, donc il n'a pas à regretter son choix. On a souvent voulu le faire passer pour un merdeux ou un gamin de la rue suite à son transfert. Mais lors de Genk-Standard, 20.000 personnes l'insultaient mais il a fait preuve de caractère et a réagi sur le terrain. Il n'a pas un immense charisme mais est doté d'une très bonne intelligence de jeu. Il ira loin ! " Walter Basseggio ne jouait presque plus à Anderlecht. Il espérait évidemment un transfert. Charleroi et le Standard s'étaient montrés intéressés. Mais au final, ce fut Trévise qui décrocha la palme. " Côté belge, je ne suis pas insensible à l'intérêt des Zèbres et des Rouches. (...) Je me demande toutefois dans quelle mesure un terrain d'entente pourrait être trouvé car un passage d'un club à l'autre surtout dans les circonstances actuelles, est peut-être délicat. (...) En réalité, si j'ai un souhait à formuler en ce début d'année, c'est d'avoir l'opportunité de me montrer au public du RSCA pendant ce mois de janvier, quitte à délaisser le club par après. (...) J'ai bouffé tant de vache enragée ces derniers mois que celui qui me laissera la chance d'exploser sur le terrain ne le regrettera pas ". Si Walter espérait un jour évoluer dans le Calcio, il n'imaginait peut-être pas que ce serait en Série B. Et son départ d'Anderlecht était si triste : il n'a pas eu droit à une standing ovation. Rien ! Le club l'a quelque peu méprisé. Pendant des années, il fut une des pièces maîtresses du Sporting. Mais un paramètre est à souligner : Walter n'est jamais parvenu à résorber son excédent de poids. Cela l'a certainement handicapé. Dans ses dernières rencontres avec le Sporting, on lui reprochait de n'évoluer que dans le rond central et de ne pas couvrir assez de terrain... Stéphane Pauwels : " Ce joueur est passé du tout au tout. C'était un élément important du Sporting avant que tout empire. Il avait une des meilleures frappes du championnat. Il aurait dû aller au Standard ou à Charleroi mais je pense qu'Anderlecht s'y est opposé. Il aurait alors pu montrer qu'il avait encore faim. Anderlecht n'a pas été sympa avec lui. Mais il est vrai que Walter avait abandonné psychologiquement. Il devrait rentrer au pays. Un retour à la Stoica ! C'est du gâchis son parcours en Italie. Ça me peine. Si j'étais à la tête d'un club belge, je lui tendrais la main. On n'a pas le droit de le laisser s'enliser. En plus, c'est un mec très gentil. Ce n'est pas un tordu ! Il ferait un très bon capitaine à Mons ". TIM BAETE