René et Domenech : faut arrêter d'être con

Diables Rouges : le jeu des sept erreurs. Sport/Foot Magazine pointe les sélections, le manque d'audace, le puzzle (Hoefkens à droite, Vermaelen à gauche, Léonard sélectionné alors qu'il n'est pas dans le groupe de Feyenoord, etc), la chape de plomb qui pèse sur les joueurs, la mauvaise foi, les répétitions générales, le traitement de faveur.
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Diables Rouges : le jeu des sept erreurs. Sport/Foot Magazine pointe les sélections, le manque d'audace, le puzzle (Hoefkens à droite, Vermaelen à gauche, Léonard sélectionné alors qu'il n'est pas dans le groupe de Feyenoord, etc), la chape de plomb qui pèse sur les joueurs, la mauvaise foi, les répétitions générales, le traitement de faveur. Marc Delire : Un an après, rien n'a changé. On n'y croit plus, on se désintéresse totalement des Diables. Face à l'Italie, je n'ai même pas allumé ma télé. Dans tous les pays du monde, on aurait viré l'entraîneur avec un bilan pareil. Ce qui m'énerve le plus avec des types comme René Vandereycken... ou Raymond Domenech, c'est qu'ils ne reconnaissent jamais leurs erreurs. En foot, on ne doit pas spécialement être intelligent, mais on ne doit pas être con... Les Diables ne ressemblent plus à rien, rien ne se met en place, les joueurs commencent à gueuler, etc. Au départ, j'étais, comme beaucoup, favorable à la nomination de Vandereycken. Quand on le rencontre, on est un peu anesthésié par son discours. Il te sort un excellent plaidoyer pour t'expliquer ce qui ne va pas. Pour discuter foot, y'a rien à dire : René maîtrise. Maintenant faut retomber sur terre et constater le néant dans lequel on est plongé. Quand Vandereycken était joueur, sa mission était de casser le jeu. Aujourd'hui comme coach, il ne construit rien. Il y a une certaine logique. On joue avec trois milieux défensifs qui se marchent sur les pieds et n'apportent rien. Les joueurs ne mouillent pas le maillot, donnent l'impression d'être totalement désintéressés. Quand je vois la Turquie évoluer à l'Euro, le contraste est criant : ses joueurs veulent mourir sur le terrain. Habitant Schaerbeek, en plein quartier turc, j'ai pu voir la ferveur pour l'équipe nationale. Aujourd'hui, tous les joueurs sont des héros, mais ces derniers savaient très bien qu'en cas d'élimination au premier tour, ils se seraient fait lyncher. On peut parler d'excès mais quand ça ne dépasse pas le cadre sportif, je trouve ce patriotisme plutôt sain. On peut établir un parallèle avec notre situation politique. Je pose la question. Les problèmes communautaires que notre pays vit depuis maintenant quelque temps n'ont-ils pas d'incidence sur les Diables et leur entourage ? A-t-on encore envie de se défoncer pour ce pays alors qu'on parle de plus en plus de scission ou du moins de confédéralisme ? Je reste néanmoins optimiste quant à l'avenir, je sais qu'il ne manque pour se relancer qu'une victoire face à un gros calibre, du type Espagne, lors des prochaines qualifs. Et qu'on ne vienne pas me parler de 2014. René doit aussi se dire : - Je passe la main, j'ai eu ma chance. Maintenant, connaissant l'orgueil extrêmement développé du bonhomme, j'ai de sérieux doutes. D'ailleurs qui quitterait un uniforme aussi prestigieux ? Par le biais du tour final, Malines rejoint la D1. Sport/Foot Magazine consacre un article à cette remontée et titre concernant le Kavé : Hype et sexy.Marc Delire : Je suis peut-être désabusé par nos Diables, mais je ne rencontre pas ce sentiment avec notre compétition nationale. Quand tu vas au Standard, à Anderlecht, à Bruges, tu vois du foot, même si techniquement, ça ne vole pas toujours très haut. Les stades vibrent, les enceintes sont pleines. Malines, parmi les clubs du ventre mou, est en l'exemple parfait. J'ai vu plusieurs matches du Kavé derrière les anciennes casernes, et je ne me suis jamais ennuyé. Même si le football proposé n'est pas des plus académiques, le public pousse son équipe, l'encourage, dans les bons comme dans les mauvais moments. Quand je me rends à Malines, j'ai l'impression de vivre un match de D3 anglaise, et c'est loin d'être péjoratif. On a beaucoup parlé de la montée de Tubize ces derniers temps et critiqué leur potentiel public. C'est évident que ce club ne possède pas comme Malines, une glorieuse histoire qui a entraîné une fidélisation de ses supporters. Reste que je suis heureux de voir ce club parmi l'élite. D'une part parce qu'il est francophone - pourquoi s'en cacher - et de l'autre car je crois en sa réussite. On n'atteindra jamais des pics d'assistance comme dans d'autres clubs plus prestigieux, mais il est possible d'y créer une véritable identité festive. Cette région le mériterait. Chamboulement au sein du staff technique d'Anderlecht : Glen De Boeck et Jacky Munaron sont remplacés par Ariel Jacobs et Filip De Wilde. Herman Van Holsbeek s'exprime au sujet de l'arrivée de Jacobs et déclare notamment : " Nous voyons en lui le garant du style qui a fait la renommée du Sporting " ou " Sous sa houlette, le blé en herbe va mûrir, j'en suis convaincu ". Marc Delire : Quand Ariel Jacobs a débarqué au Sporting, je me suis fait la réflexion qu'il occuperait parfaitement le rôle de T2. De prime abord, on peut penser que le personnage est austère, pas des plus joyeux. Et c'est vrai qu'il faut le connaître ; ce que j'ai appris à faire avec le temps. Sa grande qualité est d'être quelqu'un d'extrêmement honnête et droit. Quand il a été promu T1, j'étais content. Il fait partie des gens dans ce métier que j'apprécie sincèrement. Come Enzo Scifo, par exemple. Beaucoup de personnes ont émis des doutes concernant le choix de Jacobs à la tête d'Anderlecht. On a souligné son manque de charisme, d'envergure, etc. C'est une fausse image qu'on lui a collée. Un jour, pour les besoins d'un reportage, j'ai assisté discrètement de ma voiture à un entraînement d'Anderlecht. Quel gueulard !, me suis-je dit. Il n'arrêtait pas de recadrer les joueurs, des plus jeunes aux plus chevronnés. Avec le temps, il s'est aussi déraidi, il est sorti de ses dehors de prof de morale. On l'a même vu lancer quelques piques en conférence de presse, parfois maladroites. Quant aux résultats, ils parlent pour lui. Une Coupe, une deuxième place, c'est ce dont rêvait, à la mi-saison, la direction. Je me réjouis aussi de l'arrivée de Johan Walem. C'est bien qu'ils aient appelé un ancien de la maison pour s'occuper des jeunes promesses. Comme c'est le cas dans beaucoup de grands clubs européens : je songe au Bayern Munich, à l'AC Milan. D'autant que Johan est quelqu'un d'ultra-perfectionniste, de très travailleur. Sur ces aspects, il devrait parfaitement s'entendre avec Ariel qui est du même tonneau. Anderlecht tient peut-être le bon binôme pour voir ses jeunes réussir. Les Kompany, Vanden Borre, sont des réussites individuelles indépendantes d'une véritable politique de jeunes. Je sais très bien qu'il est facile de critiquer dans ma position. Quand on est dans l'obligation de faire des résultats, on rameute des types comme Stanislas Vlcek, qui s'est avéré être une réussite au final. C'est pas spectaculaire, mais ça paie. Et ça se fait au détriment de jeunes Belges talentueux comme Legeaer par exemple, qui n'affiche pas encore le même degré d'efficacité. Je crois néanmoins, et je l'espère, que le côté pédagogue d'Ariel devrait permettre aux jeunes de s'épanouir. Enfin, on disait aussi ça de Frankie Vercauteren... par thomas bricmont-dessins de pad'r