Grâce à sa victoire sans bavure à Genk, Bruges s'est rapproché un peu plus du titre.

Le Club a éprouvé d'autant moins de peine à s'imposer que le Racing n'est manifestement plus que l'ombre de lui-même. Contre le RSCA déjà, la défense limbourgeoise avait été singulièrement malmenée, Jan Moons ayant été sauvé à six reprises par l'armature de son but. Cette fois, si le ballon avait roulé davantage en faveur des Bleu et Noir, le marquoir aurait pu prendre des proportions plus grandes que le 3-0 qui a finalement scellé cette rencontre. C'est à la fois significatif de la force des troupes de Trond Sollied et de la faiblesse de celles de Sef Vergoossen. La défense limbourgeoise, surtout, est une véritable passoire et le gardien, Jan Moons, ne fait malheureusement pas grand-chose pour rassurer ses arrières.
...

Le Club a éprouvé d'autant moins de peine à s'imposer que le Racing n'est manifestement plus que l'ombre de lui-même. Contre le RSCA déjà, la défense limbourgeoise avait été singulièrement malmenée, Jan Moons ayant été sauvé à six reprises par l'armature de son but. Cette fois, si le ballon avait roulé davantage en faveur des Bleu et Noir, le marquoir aurait pu prendre des proportions plus grandes que le 3-0 qui a finalement scellé cette rencontre. C'est à la fois significatif de la force des troupes de Trond Sollied et de la faiblesse de celles de Sef Vergoossen. La défense limbourgeoise, surtout, est une véritable passoire et le gardien, Jan Moons, ne fait malheureusement pas grand-chose pour rassurer ses arrières. Considéré comme un dieu la saison passée, Sef Vergoossen a vu sa cote diminuer en même temps que les résultats de son équipe. A tel point qu'Emilio Ferrera est cité comme successeur possible.C'est à ce genre de ragots que l'on remarque que Genk n'est pas encore un grand club, contrairement à Bruges ou à Anderlecht. Chez les Mauves, au plus profond de la crise, les dirigeants serrent les rangs. A Genk, la direction du club, le président Jos Vaessen en tête, n'en finit pas de jeter des pavés dans la mare. Tantôt, c'est l'axe central qui, selon ses dires, ne vaut rien. Tantôt encore c'est Moumouni Dagano qui est à côté de ses pompes, etc. Tout cela engendre une pression supplémentaire alors que la plupart de ces garçons auraient plutôt besoin de sérénité en ces temps difficiles. Dans la tourmente, il faut pouvoir garder la tête froide. Or, c'est exactement le contraire qui se déroule au stade du Phénix. Candidat à l'Europe naguère encore, le Lierse a singulièrement perdu de sa superbe: 0 sur 9 contre Anderlecht, Beveren et Mons.Un ressort s'est manifestement cassé chez les Jaune et Noir après le revers concédé face au Sporting. Dans la foulée, les Bruxellois ont encore obtenu une autre victoire face aux Lierrois, en coulisse celle-là: l'annonce de l'embrigadement du manager Herman Van Holsbeeck. Comme si tout cela ne suffisait pas, le président lierrois, Gaston Vets, a mis de l'huile sur le feu, lui aussi, en soutenant qu'une qualification européenne constituait un must pour le Lierse, entendu que les recettes réalisées en championnat n'allaient pas couvrir les dépenses d'une équipe ayant réussi au-delà des espérances cette saison. Là aussi, cette remarque a peut-être contribué à couper bras et jambes aux joueurs.Le 0 sur 9 du Lierse contraste avec le 21 sur 21 enregistré par Anderlecht.Il est dommage que le RSCA ait mis tant de temps à trouver le bon équilibre sur le terrain, sans quoi la lutte pour le titre aurait été aussi âpre que celle qui oppose pour le moment Manchester United et Arsenal en Angleterre. Une consolation quand même, pour les Mauves: ils n'ont pas tout perdu, puisqu'ils sont toujours en lice pour une place qualificative en Ligue des Champions et qu'ils ont une structure en prévision de la saison prochaine. C'est déjà ça de gagné.Mouscron, s'est une nouvelle fois signalé de façon négative.Si mes souvenirs sont exacts, Hugo Broos lui-même avait débuté la saison avec un 0 sur 15 l'année passée. Ce qui ne l'avait pas empêché de rectifier le tir avec ses hommes par la suite. Cette fois, avec Lorenzo Staelens, c'est le contraire qui s'est produit: les Hurlus ont débuté la saison sur les chapeaux de roues avant de rentrer subitement dans le rang au deuxième tour. Certains diront qu'à ce stade de la compétition, les joueurs de l'Excel n'ont plus rien à gagner ou à perdre. Mais moi, je ne suis pas d'accord avec ce point de vue. Quand on a la chance d'être footballeur professionnel, il faut faire honneur au maillot que l'on porte en toutes circonstances. Et ce n'est pas le cas chez les Hennuyers. Désolé, mais une défaite par 5 à 0 à Charleroi ou par 1-6 face au GBA, deux équipes très peu en verve cette saison, cela ne fait pas sérieux.L'autre score-fleuve du week-end, sur le tapis vert du moins, c'est le 5-0 de l'Antwerp contre Lommel.Quand un club préfère jouer un tournoi pascal avec ses jeunes plutôt que d'honorer ses obligations au plus haut niveau, tout est dit. Les Limbourgeois ne méritent aucune indulgence à mes yeux. (B. Govers)