Le nom du premier coach remercié est connu : Luciano Spalletti. Si l'on se base sur les cotes des bookmakers, avec ses 18 contre 1, le Mister de Rome figurait au milieu d'un peloton mené par Ruotolo (Livourne-6/1), Ventura (Bari, 7,5/1) et Zenga (Palerme, 8/1) tandis que Prandelli, Ferrara et Mourinho fermaient la marche (30/1). En fait, la bonne entente entre le coach, en place depuis le 17 juin 2005, et sa direction n'était qu'apparente et la défaite contre la Juventus (1-3) a été la goutte qui a fait déborder le vase : en 16 confrontations, Spalletti n'avait battu qu'une seule fois la Vi...

Le nom du premier coach remercié est connu : Luciano Spalletti. Si l'on se base sur les cotes des bookmakers, avec ses 18 contre 1, le Mister de Rome figurait au milieu d'un peloton mené par Ruotolo (Livourne-6/1), Ventura (Bari, 7,5/1) et Zenga (Palerme, 8/1) tandis que Prandelli, Ferrara et Mourinho fermaient la marche (30/1). En fait, la bonne entente entre le coach, en place depuis le 17 juin 2005, et sa direction n'était qu'apparente et la défaite contre la Juventus (1-3) a été la goutte qui a fait déborder le vase : en 16 confrontations, Spalletti n'avait battu qu'une seule fois la Vieille Dame. Si la saison dernière, il a commis beaucoup d'erreurs (il est resté prisonnier de son système, a cédé à la pression et s'est disputé avec une bonne partie du noyau), Spalletti avait bien travaillé jusque-là. Il a fait progresser de nombreux joueurs et avec eux, a raté d'un rien le titre en 2008 tout en exprimant le plus beau football du championnat. Il serait donc simpliste d'en faire l'unique coupable de la disparition de tout ce bel ensemble. Spalletti a démissionné renonçant " à pas mal de choses ". Traduction : pas mal d'argent, 4 millions. " Maintenant, je veux entendre ceux qui prétendaient que je restais pour l'argent ! ", a-t-il lancé en sortant de la villa de Rosella Sensi, la présidente. La raison principale de ce départ est la passivité de la direction. Si le marché de la saison dernière avait été modeste, celui de cet été carrément catastrophique. Le coach savait le club sans argent et obligé de se séparer d'au moins une de ses vedettes mais il a considéré comme une gifle qu'on lui amène Fabio Zamblera (19 ans) un jeune Italien prêté par Newcastle alors que cela fait deux ans qu'il réclame un attaquant. Son remplaçant, Claudio Ranieri, était désigné avant que Spalletti ne donne officiellement sa démission. Dans le passé, Ranieri, Romain de naissance, avait déjà été approché à trois reprises (1991, 1997 et 2004), la quatrième a donc été la bonne. Il percevra 2,3 millions bruts cette saison et 3,7 en 2010-2011. Ce qui signifie 1,2 million net, ce qui est déjà supérieur à ce qu'il touchait à la Juventus, et 1,9 million net la deuxième année, soit un peu moins que Spalletti, primes non comprises évidemment. FABIO GROSSO a finalement signé un bail de trois ans avec la Juventus, qui a versé deux millions à Lyon auquel il faut ajouter un éventuel bonus d'un million au cas où certains résultats seraient atteints. Le défenseur percevra un salaire annuel d'1,2 million. David Trezeguet a annoncé qu'il quitterait le club en fin de saison, terme de son contrat. MARCO MARCHIONNI, qui ne voulait pas entrer dans le deal entre la Juventus et la Fiorentina dans le cadre du transfert de Felipe Melo, ne regrette plus le chantage des dirigeants turinois. En un mois, le médian a eu l'occasion d'attirer l'attention de Marcelo Lippi et d'empocher 80.000 euros, montant prévu dans son contrat en cas de sélection en équipe nationale. MILAN EN TÊTE : la campagne des transferts a rapporté 55 millions au club qui a vendu pour 84,65 millions et acheté pour 29,65. En deuxième position : l'Inter grâce à la vente d' Ibrahimovic (+37,3). Suivent la Fiorentina (+27,8), Udinese (+27,62) et Rome (+17,7). Sont également en positif Atalanta, Sienne, Livourne et Parme. Les plus dépensières ont été Naples (-48), Juventus (-37,3) et Genoa (-34, 8). Cela n'a pas empêché Silvio Berlusconi de laisser entendre pour la première fois qu'il était prêt à céder le club, la seule société du groupe Fininvest à avoir bouclé son bilan en déficit. MORIMOTO, l'attaquant de Catane, a dû décliner sa première sélection avec le Japon en raison d'une lésion à la cuisse gauche. nicolas ribaudo