"Il (Luciano D'Onofrio) n'est impliqué en rien dans le transfert de Defour à Porto", lâche l'agent de l'ex-capitaine du Standard, Paul Stefani, "mais je n'exclus pas qu'il ait servi de conseiller". Luciano lui-même a juré ses grands dieux qu'il n'était pas derrière les arrivées de Witsel à Benfica, de Defour et de Mangala à Porto.

"C'est évident de chez évident que Luciano est derrière tous les deals. Je le connais parfaitement et quand je lui ai téléphoné récemment, il a rigolé comme un gamin qui vient de faire une mauvaise blague. Il a construit un réseau énorme au Portugal. Je sais qu'il est en relation constante avec Pinto da Costa, le président de Porto", raconte un ancien international portugais qui a joué au Standard et qui est désormais agent de joueurs au Portugal.

"Il travaille avec des prête-noms et s'arrange avec eux par la suite. Je sais qu'il a une très bonne relation avec un certain Fabrizio Ferrari." Notre interlocuteur a lâché ce nom sans savoir que Ferrari est l'agent de... Mangala.

"Au Portugal, le nom de D'Onofrio revient sans cesse sur le tapis", corrobore José Manuel Delgado, directeur adjoint du journal sportif A bola. "Il revient mais jamais en pleine lumière. C'est quand on s'intéresse de près à un transfert que ce nom apparait. Jamais vous ne le verrez être crédité "agent officiel" sur un transfert. Mais tout le monde sait qu'il a une influence énorme. Il a ses entrées dans les quatre grands clubs portugais (Benfica, Porto, le Sporting et Braga). A Porto, il a noué une relation d'amitié avec le président. Au Benfica, il s'entend très bien avec le directeur sportif, Rui Costa. A Braga, il discute avec Fernando Couto". S'il y a donc bien un pays où il suffit à Luciano D'Onofrio de passer un coup de fil pour conclure un transfert, c'est bien au Portugal. Voilà pourquoi il n'est pas étonnant de voir les trois gros transferts du Standard aboutir dans le championnat portugais. Mais pourquoi Luciano ne revendique-t-il pas ces transferts ? Pourquoi demeure-t-il dans l'ombre ? Et pourquoi aucun des agents officiels ne veut reconnaître la présence de l'ancien patron du Standard dans le deal ?

Si Lucien reste tapi dans l'ombre, c'est notamment pour des raisons judiciaires mais c'est également pour sauvegarder sa réputation. Adulé en bord de Meuse pour avoir solidifié le Standard et offert deux titres, il tient à cette reconnaissance.

S'il dévoilait ses agissements, il risquerait de perdre beaucoup de crédit auprès des supporters...

Retrouvez l'intégralité de l'enquête menée sur les agissements en coulisses des frères D'Onofrio dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine

"Il (Luciano D'Onofrio) n'est impliqué en rien dans le transfert de Defour à Porto", lâche l'agent de l'ex-capitaine du Standard, Paul Stefani, "mais je n'exclus pas qu'il ait servi de conseiller". Luciano lui-même a juré ses grands dieux qu'il n'était pas derrière les arrivées de Witsel à Benfica, de Defour et de Mangala à Porto. "C'est évident de chez évident que Luciano est derrière tous les deals. Je le connais parfaitement et quand je lui ai téléphoné récemment, il a rigolé comme un gamin qui vient de faire une mauvaise blague. Il a construit un réseau énorme au Portugal. Je sais qu'il est en relation constante avec Pinto da Costa, le président de Porto", raconte un ancien international portugais qui a joué au Standard et qui est désormais agent de joueurs au Portugal. "Il travaille avec des prête-noms et s'arrange avec eux par la suite. Je sais qu'il a une très bonne relation avec un certain Fabrizio Ferrari." Notre interlocuteur a lâché ce nom sans savoir que Ferrari est l'agent de... Mangala. "Au Portugal, le nom de D'Onofrio revient sans cesse sur le tapis", corrobore José Manuel Delgado, directeur adjoint du journal sportif A bola. "Il revient mais jamais en pleine lumière. C'est quand on s'intéresse de près à un transfert que ce nom apparait. Jamais vous ne le verrez être crédité "agent officiel" sur un transfert. Mais tout le monde sait qu'il a une influence énorme. Il a ses entrées dans les quatre grands clubs portugais (Benfica, Porto, le Sporting et Braga). A Porto, il a noué une relation d'amitié avec le président. Au Benfica, il s'entend très bien avec le directeur sportif, Rui Costa. A Braga, il discute avec Fernando Couto". S'il y a donc bien un pays où il suffit à Luciano D'Onofrio de passer un coup de fil pour conclure un transfert, c'est bien au Portugal. Voilà pourquoi il n'est pas étonnant de voir les trois gros transferts du Standard aboutir dans le championnat portugais. Mais pourquoi Luciano ne revendique-t-il pas ces transferts ? Pourquoi demeure-t-il dans l'ombre ? Et pourquoi aucun des agents officiels ne veut reconnaître la présence de l'ancien patron du Standard dans le deal ? Si Lucien reste tapi dans l'ombre, c'est notamment pour des raisons judiciaires mais c'est également pour sauvegarder sa réputation. Adulé en bord de Meuse pour avoir solidifié le Standard et offert deux titres, il tient à cette reconnaissance. S'il dévoilait ses agissements, il risquerait de perdre beaucoup de crédit auprès des supporters... Retrouvez l'intégralité de l'enquête menée sur les agissements en coulisses des frères D'Onofrio dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine