11 septembre 2001, c'était un mardi. J'allume mon poste de télévision pour suivre le match Lokomotiv Moscou - Anderlecht, mais ce sont d'autres images qui apparaissent à l'écran : celles de deux tours qui s'effondrent à New York. Je tente de temps en temps de m'informer du score du match, mais je reste scotché aux nouvelles qui proviennent d'outre-Atlantique.

Sur le terrain aussi, les joueurs ont sans doute eu du mal à se concentrer sur leur tâche. Ils savaient qu'il se tramait quelque chose, mais ignoraient encore de quoi il s'agissait en réalité.

Tout le monde s'interrogeait. Pendant que 3.000 personnes perdaient la vie au World Trade Center, on apprenait que d'autres avions avaient été détournés. On ignorait combien exactement, et où ils allaient s'écraser. Incrédules, on se demandait s'il ne s'agissait pas du lancement d'un film de science-fiction.

Hélas, non. Le lendemain, tout les matches européens allaient être annulés et on savait que le monde ne serait plus jamais le même.

Ce soir, dix ans plus tard exactement, Anderlecht jouera à nouveau sur la pelouse du Lokomotiv Moscou. Dans un contexte, espérons-le, plus serein. Le score d'un match est évidemment dérisoire dans ces moments-là. C'était 1-1 à l'époque et les Anderlechtois signeraient sans doute pour le même résultat ce soir.

Mais, dans leur forme actuelle, ils peuvent sans doute ambitionner davantage.

Daniel Devos, Sport/Foot Magazine

11 septembre 2001, c'était un mardi. J'allume mon poste de télévision pour suivre le match Lokomotiv Moscou - Anderlecht, mais ce sont d'autres images qui apparaissent à l'écran : celles de deux tours qui s'effondrent à New York. Je tente de temps en temps de m'informer du score du match, mais je reste scotché aux nouvelles qui proviennent d'outre-Atlantique. Sur le terrain aussi, les joueurs ont sans doute eu du mal à se concentrer sur leur tâche. Ils savaient qu'il se tramait quelque chose, mais ignoraient encore de quoi il s'agissait en réalité. Tout le monde s'interrogeait. Pendant que 3.000 personnes perdaient la vie au World Trade Center, on apprenait que d'autres avions avaient été détournés. On ignorait combien exactement, et où ils allaient s'écraser. Incrédules, on se demandait s'il ne s'agissait pas du lancement d'un film de science-fiction. Hélas, non. Le lendemain, tout les matches européens allaient être annulés et on savait que le monde ne serait plus jamais le même. Ce soir, dix ans plus tard exactement, Anderlecht jouera à nouveau sur la pelouse du Lokomotiv Moscou. Dans un contexte, espérons-le, plus serein. Le score d'un match est évidemment dérisoire dans ces moments-là. C'était 1-1 à l'époque et les Anderlechtois signeraient sans doute pour le même résultat ce soir. Mais, dans leur forme actuelle, ils peuvent sans doute ambitionner davantage. Daniel Devos, Sport/Foot Magazine