Brillant vainqueur du FIFA Ballon d'Or (fruit de la fusion du Ballon d'Or de France Football et du FIFA World Player of the year) hier à Zurich, Lionel Messi ne pourra jamais, s'il le désirait, jouer pour la Roja, l'équipe nationale espagnole. Or, l'histoire nous apprend qu'un autre Argentin, Ballon d'Or 1957, a été international dans son pays natal avant de faire partie avec talent de l'équipe représentative d'Espagne.

Cette star (qui avait des aïeux italiens et français) n'était autre qu'Alfredo Di Stefano. Ce qui était possible il y a un demi-siècle ne l'est plus: étrange. La FIFA redoute d'ailleurs qu'un avocat de haut vol s'empare un jour d'un tel dossier. Et sur la lancée de cette réflexion, avant que Messi soit sacré maître du monde, devant ses amis et équipiers, Iniesta et Xavi, des huiles de la FIFA se félicitaient du choix du Qatar pour l'organisation de la phase finale de la Coupe du Monde 2022: ouverture sur le monde arabe, possibilité d'organiser cet événement en décembre, ce qui permettrait aux championnats nationaux européens de se décaler vers l'été, etc.

Cela dit, la FIFA craindrait quand même que le Qatar ne naturalise de nombreux joueurs étrangers dans le but de bâtir une équipe nationale performante. "Ce serait la fin des équipes nationales et de la FIFA, qui n'est rien d'autre qu'une association de fédérations nationales", disait-on à Zurich. Thème intéressant mais qui ne concerne finalement plus Messi. Même s'il est arrivé très jeune en Europe, son talent n'est plus espagnol ou argentin: il est universel.

Pierre Bilic

Brillant vainqueur du FIFA Ballon d'Or (fruit de la fusion du Ballon d'Or de France Football et du FIFA World Player of the year) hier à Zurich, Lionel Messi ne pourra jamais, s'il le désirait, jouer pour la Roja, l'équipe nationale espagnole. Or, l'histoire nous apprend qu'un autre Argentin, Ballon d'Or 1957, a été international dans son pays natal avant de faire partie avec talent de l'équipe représentative d'Espagne. Cette star (qui avait des aïeux italiens et français) n'était autre qu'Alfredo Di Stefano. Ce qui était possible il y a un demi-siècle ne l'est plus: étrange. La FIFA redoute d'ailleurs qu'un avocat de haut vol s'empare un jour d'un tel dossier. Et sur la lancée de cette réflexion, avant que Messi soit sacré maître du monde, devant ses amis et équipiers, Iniesta et Xavi, des huiles de la FIFA se félicitaient du choix du Qatar pour l'organisation de la phase finale de la Coupe du Monde 2022: ouverture sur le monde arabe, possibilité d'organiser cet événement en décembre, ce qui permettrait aux championnats nationaux européens de se décaler vers l'été, etc. Cela dit, la FIFA craindrait quand même que le Qatar ne naturalise de nombreux joueurs étrangers dans le but de bâtir une équipe nationale performante. "Ce serait la fin des équipes nationales et de la FIFA, qui n'est rien d'autre qu'une association de fédérations nationales", disait-on à Zurich. Thème intéressant mais qui ne concerne finalement plus Messi. Même s'il est arrivé très jeune en Europe, son talent n'est plus espagnol ou argentin: il est universel. Pierre Bilic