Par Stéphane Vande Velde

Depuis hier soir, on ne parle que du carton rouge de Nani. Pour la presse (anglaise et européenne, à l'exception de la presse espagnole), l'arbitre turc, monsieur Cakir, a complètement faussé le match en renvoyant l'ailier portugais, coupable d'un jeu dangereux, au vestiaire. Certes, Nani avait sa jambe levée mais l'image montre parfaitement bien qu'il n'y avait aucune intention du Portugais d'envoyer ses crampons sur l'Espagnol Arbeloa. Faut-il désormais sanctionner d'une expulsion tout jeu dangereux ?

A 11 contre 11, le Real se serait-il qualifié ? Peut-être. Il lui suffisait de marquer à une seule reprise pour arracher les prolongations. Mais au vu des 60 minutes initiales, on est en droit d'en douter. Pendant une heure, Manchester a parfaitement maitrisé le Real, en cadenassant ses points forts (Rafael a éteint Ronaldo et l'entrejeu mancunien a empêché Khedira et Xabi Alonso de dicter le tempo). Les meilleures occasions étaient anglaises et le gardien Diego Lopez permettait aux Espagnols de rester dans la rencontre.

A 10, Manchester a reculé et sans doute un peu paniqué. Sur le but égalisateur, Michael Carrick, trop bas, aurait dû presser davantage Luka Modric. Quant à Rafael, il a lâché Ronaldo une minute et cela s'est payé cash.

José Mourinho, maître en communication, qui reconnaissait que la meilleure équipe avait été battue, a eu le mérite d'oser et de profiter pleinement de la supériorité numérique en intégrant Modric, qui a fait basculer le match par son but et sa créativité.

Quant à Alex Ferguson, il n'a pas voulu s'exprimer. On peut le comprendre. Il quitte Old Trafford avec un sentiment amer et se voit privé d'une voie royale en Ligue des Champions. Le Real Madrid a en effet toutes les cartes en main pour soulever le trophée. Si Barcelone est éliminé, et sans aucun club anglais en quarts de finale, on ne voit pas qui (à part le Bayern) venir embêter le Real.

Par Stéphane Vande VeldeDepuis hier soir, on ne parle que du carton rouge de Nani. Pour la presse (anglaise et européenne, à l'exception de la presse espagnole), l'arbitre turc, monsieur Cakir, a complètement faussé le match en renvoyant l'ailier portugais, coupable d'un jeu dangereux, au vestiaire. Certes, Nani avait sa jambe levée mais l'image montre parfaitement bien qu'il n'y avait aucune intention du Portugais d'envoyer ses crampons sur l'Espagnol Arbeloa. Faut-il désormais sanctionner d'une expulsion tout jeu dangereux ? A 11 contre 11, le Real se serait-il qualifié ? Peut-être. Il lui suffisait de marquer à une seule reprise pour arracher les prolongations. Mais au vu des 60 minutes initiales, on est en droit d'en douter. Pendant une heure, Manchester a parfaitement maitrisé le Real, en cadenassant ses points forts (Rafael a éteint Ronaldo et l'entrejeu mancunien a empêché Khedira et Xabi Alonso de dicter le tempo). Les meilleures occasions étaient anglaises et le gardien Diego Lopez permettait aux Espagnols de rester dans la rencontre. A 10, Manchester a reculé et sans doute un peu paniqué. Sur le but égalisateur, Michael Carrick, trop bas, aurait dû presser davantage Luka Modric. Quant à Rafael, il a lâché Ronaldo une minute et cela s'est payé cash. José Mourinho, maître en communication, qui reconnaissait que la meilleure équipe avait été battue, a eu le mérite d'oser et de profiter pleinement de la supériorité numérique en intégrant Modric, qui a fait basculer le match par son but et sa créativité. Quant à Alex Ferguson, il n'a pas voulu s'exprimer. On peut le comprendre. Il quitte Old Trafford avec un sentiment amer et se voit privé d'une voie royale en Ligue des Champions. Le Real Madrid a en effet toutes les cartes en main pour soulever le trophée. Si Barcelone est éliminé, et sans aucun club anglais en quarts de finale, on ne voit pas qui (à part le Bayern) venir embêter le Real.