Sans aller jusqu'à parler de "fin de cycle", une expression jugée "irrespectueuse" par le défenseur central Piqué, le Barça semble en tout cas redevenu moins intouchable, laissant sa place à d'autres après une hégémonie sans partage lors de ces dernières années.

Même les Blaugrana de Messi se seront donc cassés les dents sur un défi qu'aucune équipe n'a pour l'instant réussi à relever depuis que la Ligue des Champions est Ligue des champions (1993) : remporter deux fois de suite la Coupe aux grandes oreilles (Le dernier à l'avoir fait, dans l'ancienne version de l'épreuve, est l'AC Milan en 1989 et 1990).

Du suspense et des buts


Mardi, Chelsea a empêché le Barça d'atteindre sa quatrième finale en sept ans, en résistant héroïquement à dix contre onze pendant presque une heure après l'exclusion de son défenseur et capitaine John Terry (37e), face à des Catalans en cruelle panne d'efficacité à l'image de Messi, qui a touché deux fois les montants, une fois sur penalty.

Barcelone a pourtant dominé son adversaire en possession de balle en première période (79% contre 21% à Chelsea) mais il a dû attendre la 35e minute pour ouvrir la marque par Busquets, bien servi par Cuenca. Deux minutes plus tard, John Terry, le capitaine des Blues, était exclu pour un coup de genou dans le dos d'Alexis Sanchez. Iniesta, sur un assist de Messi, faisait ensuite 2 à 0 (43e).

Coup de théâtre dans les arrêts de jeu de cette première période : Ramires, bien lancé en profondeur par Lampard, réduisait la marque d'un lob astucieux (2-1).

Dès la reprise, les Catalans ont hérité d'un penalty suite à une faute de Drogba sur Fabregas. Mais Messi frappait sur la barre transversale (47e). Barcelone faisait alors le siège devant le but anglais durant toute la seconde période, Messi trouvant encore le cadre (82e).

L'Espagnol Torres profitait lui idéalement des larges espaces laissés par Barcelone pour égaliser (90+1), mais pour assurer surtout la qualification des Blues.

La Liga du Real

La déception des Barcelonais est d'autant plus grande qu'elle s'ajoute à celle vécue en championnat où, après avoir perdu (2-1) au Camp Nou face au Real Madrid pour la première fois depuis 2007, ils devront plus que vraisemblablement dire adieu à un titre de Liga qu'ils avaient raflé lors des trois dernières saisons. Relégués à sept points des Merengue à quatre journées de la fin, la reconquête de ce titre de champion d'Espagne s'avère désormais "mission impossible" pour les hommes de Guardiola.

Dans ce contexte, la finale de Coupe du Roi qui attend encore les Blaugrana le 25 mai prochain face à l'Athletic Bilbao leur sera sans doute d'une piètre consolation.

Messi-dépendance

S'ils se sont à nouveau montrés extrêmement compétitifs et accrocheurs cette année, les Catalans ont révélé plusieurs points faibles qu'on n'avait fait qu'entrevoir jusqu'alors : une véritable difficulté à voyager et une Messi-dépendance qui se sera nettement renforcée cette saison. En Liga, les Blaugrana ont ainsi laissé des points jusqu'à sept occasions à l'extérieur - trop pour un Real Madrid littéralement affamé de victoires et de buts cette saison.

Quant à la Leo-dépendance, elle aura été criante puisqu'en C1 par exemple. Somme toute, après le début de saison prometteur d'un Villa arrêté net par une fracture du tibia en décembre, les Blaugrana n'auront pas été capables de trouver un relais en attaque aux côtés d'un Messi salvateur mais qui a connu une baisse régime au plus mauvais moment.

Fabregas, auteur d'une très bonne entame de saison, s'est ensuite montré nettement moins inspiré dans le dernier geste et Iniesta, habituellement buteur providentiel, n'aura pas surgi comme à l'accoutumée. Il n'y a guère qu'Alexis Sanchez qui, grâce à sa combativité et son gros travail physique, aura de temps à autre déchargé Messi de ses devoirs de finisseur.

Sans doute les différents coup durs connus par le Barça cette saison - l'opération de l'adjoint de Guardiola, Tito Vilanova, puis la greffe du foie d'Abidal en avril - auront-ils aussi perturbé la sérénité du groupe catalan cette année. A cela s'ajoute l'incertitude générée par un Guardiola qui n'a toujours pas annoncé s'il renouvellerait ou non un contrat qui arrive à son terme en juin prochain.

Encore interrogé mardi à ce sujet, "Pep" a en tout cas assuré qu'il ne liait pas son avenir au résultat de la demi-finale retour contre Chelsea. Sollicité lui aussi sur ce thème, le défenseur Piqué s'était lui dit "prêt à mettre sa main à couper" que le disciple de Cruijff resterait.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Sans aller jusqu'à parler de "fin de cycle", une expression jugée "irrespectueuse" par le défenseur central Piqué, le Barça semble en tout cas redevenu moins intouchable, laissant sa place à d'autres après une hégémonie sans partage lors de ces dernières années. Même les Blaugrana de Messi se seront donc cassés les dents sur un défi qu'aucune équipe n'a pour l'instant réussi à relever depuis que la Ligue des Champions est Ligue des champions (1993) : remporter deux fois de suite la Coupe aux grandes oreilles (Le dernier à l'avoir fait, dans l'ancienne version de l'épreuve, est l'AC Milan en 1989 et 1990). Du suspense et des buts Mardi, Chelsea a empêché le Barça d'atteindre sa quatrième finale en sept ans, en résistant héroïquement à dix contre onze pendant presque une heure après l'exclusion de son défenseur et capitaine John Terry (37e), face à des Catalans en cruelle panne d'efficacité à l'image de Messi, qui a touché deux fois les montants, une fois sur penalty. Barcelone a pourtant dominé son adversaire en possession de balle en première période (79% contre 21% à Chelsea) mais il a dû attendre la 35e minute pour ouvrir la marque par Busquets, bien servi par Cuenca. Deux minutes plus tard, John Terry, le capitaine des Blues, était exclu pour un coup de genou dans le dos d'Alexis Sanchez. Iniesta, sur un assist de Messi, faisait ensuite 2 à 0 (43e). Coup de théâtre dans les arrêts de jeu de cette première période : Ramires, bien lancé en profondeur par Lampard, réduisait la marque d'un lob astucieux (2-1). Dès la reprise, les Catalans ont hérité d'un penalty suite à une faute de Drogba sur Fabregas. Mais Messi frappait sur la barre transversale (47e). Barcelone faisait alors le siège devant le but anglais durant toute la seconde période, Messi trouvant encore le cadre (82e). L'Espagnol Torres profitait lui idéalement des larges espaces laissés par Barcelone pour égaliser (90+1), mais pour assurer surtout la qualification des Blues. La Liga du Real La déception des Barcelonais est d'autant plus grande qu'elle s'ajoute à celle vécue en championnat où, après avoir perdu (2-1) au Camp Nou face au Real Madrid pour la première fois depuis 2007, ils devront plus que vraisemblablement dire adieu à un titre de Liga qu'ils avaient raflé lors des trois dernières saisons. Relégués à sept points des Merengue à quatre journées de la fin, la reconquête de ce titre de champion d'Espagne s'avère désormais "mission impossible" pour les hommes de Guardiola. Dans ce contexte, la finale de Coupe du Roi qui attend encore les Blaugrana le 25 mai prochain face à l'Athletic Bilbao leur sera sans doute d'une piètre consolation. Messi-dépendance S'ils se sont à nouveau montrés extrêmement compétitifs et accrocheurs cette année, les Catalans ont révélé plusieurs points faibles qu'on n'avait fait qu'entrevoir jusqu'alors : une véritable difficulté à voyager et une Messi-dépendance qui se sera nettement renforcée cette saison. En Liga, les Blaugrana ont ainsi laissé des points jusqu'à sept occasions à l'extérieur - trop pour un Real Madrid littéralement affamé de victoires et de buts cette saison. Quant à la Leo-dépendance, elle aura été criante puisqu'en C1 par exemple. Somme toute, après le début de saison prometteur d'un Villa arrêté net par une fracture du tibia en décembre, les Blaugrana n'auront pas été capables de trouver un relais en attaque aux côtés d'un Messi salvateur mais qui a connu une baisse régime au plus mauvais moment. Fabregas, auteur d'une très bonne entame de saison, s'est ensuite montré nettement moins inspiré dans le dernier geste et Iniesta, habituellement buteur providentiel, n'aura pas surgi comme à l'accoutumée. Il n'y a guère qu'Alexis Sanchez qui, grâce à sa combativité et son gros travail physique, aura de temps à autre déchargé Messi de ses devoirs de finisseur. Sans doute les différents coup durs connus par le Barça cette saison - l'opération de l'adjoint de Guardiola, Tito Vilanova, puis la greffe du foie d'Abidal en avril - auront-ils aussi perturbé la sérénité du groupe catalan cette année. A cela s'ajoute l'incertitude générée par un Guardiola qui n'a toujours pas annoncé s'il renouvellerait ou non un contrat qui arrive à son terme en juin prochain. Encore interrogé mardi à ce sujet, "Pep" a en tout cas assuré qu'il ne liait pas son avenir au résultat de la demi-finale retour contre Chelsea. Sollicité lui aussi sur ce thème, le défenseur Piqué s'était lui dit "prêt à mettre sa main à couper" que le disciple de Cruijff resterait. Sportfootmagazine.be, avec Belga