Le Kazakh Alexandre Vinokourov a enlevé ce dimanche la classique Liège-Bastogne-Liège pour la deuxième fois de sa carrière après sa victoire en 2005. Au terme de 258 kilomètres de course, il a devancé le Russe Alexandre Kolobnev et l'espagnol Alejandro Valverde sur le podium.

La côte de la Roche-aux-Faucons, à 19 km de l'arrivée de la Doyenne, a été décisive pour l'issue de la classique ardennaise. A son pied, un trio s'est échappé suite à une attaque du Luxembourgeois Andy Schleck, directement suivi par Philippe Gilbert, puis plus loin par l'Espagnol Alberto Contador. Vinokourov, revenu sur le trio de tête avec, entre autres, l'Espagnol Alejandro Valverde, Kolobnev et le champion du monde australien Cadel Evans, a ensuite placé une accélération fulgurante après la Roche-aux-Faucons. Seul Kolobnev a pu suivre la cadence.

A l'avant, dans le faux-plat montant vers Ans, Vinokourov a distancé à 700 mètres de la ligne Kolobnev, son compagnon d échappée. Pour la troisième place, Valverde a devancé Gilbert et Evans, à plus d'une minute de Vinokourov.

Dans la côte de Saint-Nicolas, à 6 km de l'arrivée, Gilbert a bien tenté de sortir seul et de lâcher Evans et Valverde, mais il n'est pas parvenu à réduire l'écart sur le duo de tête. Le Remoucastrien a finalement été repris à 1 km de la ligne d'arrivée à Ans. Il peut néanmoins se consoler avec la première place du classement mondial UCI qu'il occupe dès ce lundi.

Un podium d'anciens bannis

Vinokourov, convaincu de dopage par transfusion sanguine au Tour de France 2007, a enlevé sa plus grande victoire depuis son retour à la compétition l'été dernier. Le Kazakh avait écopé d'une suspension de deux ans et annoncé sa retraite avant de changer d'avis. "Je n'ai jamais arrêté d'être coureur", a admis Vinokourov à propos de son retour rapide au plus haut niveau, lui qui s'était déjà signalé à la fin de la saison dernière. Et d'expliquer son efficacité par ses qualités naturelles: "J'ai la classe !"

Devant la presse quelque peu circonspecte, le plus célèbre des coureurs kazakhs a nié tout lien avec les préparateurs les plus sulfureux (Fuentes, Ferrari). Il a rejeté aussi les soupçons sur son récent entraînement à Ténérife (Canaries), où il est allé se préparer avant de gagner cette semaine le Tour du Trentin: "J'y vais depuis 2003 et il y avait 25 coureurs qui étaient là-bas. Même les Français iront l'an prochain !"

Toujours est-il que Vinokourov - médaillé olympique en 2000 - a gardé, à 36 ans, le même tempérament offensif. C'est en attaquant, à 18 kilomètres de l'arrivée, que Vinokourov a construit son succès. Il a affirmé "être particulièrement heureux et ému d'avoir gagné la Doyenne cinq ans après son premier succès".

Un autre coureur s'est refait une image ce dimanche. Déjà deux fois vainqueur à Ans, Alejandro Valverde a pu monter sur le podium de la classique d'ASO (Amaury Sport Organisation), l'organisateur du Tour de France. L'Espagnol est actuellement suspendu en Italie pour dopage, autrement dit banni des courses italiennes, et il risque bientôt de ne plus pouvoir courir du tout, quand le Tribunal arbitral du sport (TAS) aura rendu sa décision.

Levif avec Belga.

Le Kazakh Alexandre Vinokourov a enlevé ce dimanche la classique Liège-Bastogne-Liège pour la deuxième fois de sa carrière après sa victoire en 2005. Au terme de 258 kilomètres de course, il a devancé le Russe Alexandre Kolobnev et l'espagnol Alejandro Valverde sur le podium. La côte de la Roche-aux-Faucons, à 19 km de l'arrivée de la Doyenne, a été décisive pour l'issue de la classique ardennaise. A son pied, un trio s'est échappé suite à une attaque du Luxembourgeois Andy Schleck, directement suivi par Philippe Gilbert, puis plus loin par l'Espagnol Alberto Contador. Vinokourov, revenu sur le trio de tête avec, entre autres, l'Espagnol Alejandro Valverde, Kolobnev et le champion du monde australien Cadel Evans, a ensuite placé une accélération fulgurante après la Roche-aux-Faucons. Seul Kolobnev a pu suivre la cadence. A l'avant, dans le faux-plat montant vers Ans, Vinokourov a distancé à 700 mètres de la ligne Kolobnev, son compagnon d échappée. Pour la troisième place, Valverde a devancé Gilbert et Evans, à plus d'une minute de Vinokourov. Dans la côte de Saint-Nicolas, à 6 km de l'arrivée, Gilbert a bien tenté de sortir seul et de lâcher Evans et Valverde, mais il n'est pas parvenu à réduire l'écart sur le duo de tête. Le Remoucastrien a finalement été repris à 1 km de la ligne d'arrivée à Ans. Il peut néanmoins se consoler avec la première place du classement mondial UCI qu'il occupe dès ce lundi. Un podium d'anciens bannis Vinokourov, convaincu de dopage par transfusion sanguine au Tour de France 2007, a enlevé sa plus grande victoire depuis son retour à la compétition l'été dernier. Le Kazakh avait écopé d'une suspension de deux ans et annoncé sa retraite avant de changer d'avis. "Je n'ai jamais arrêté d'être coureur", a admis Vinokourov à propos de son retour rapide au plus haut niveau, lui qui s'était déjà signalé à la fin de la saison dernière. Et d'expliquer son efficacité par ses qualités naturelles: "J'ai la classe !" Devant la presse quelque peu circonspecte, le plus célèbre des coureurs kazakhs a nié tout lien avec les préparateurs les plus sulfureux (Fuentes, Ferrari). Il a rejeté aussi les soupçons sur son récent entraînement à Ténérife (Canaries), où il est allé se préparer avant de gagner cette semaine le Tour du Trentin: "J'y vais depuis 2003 et il y avait 25 coureurs qui étaient là-bas. Même les Français iront l'an prochain !" Toujours est-il que Vinokourov - médaillé olympique en 2000 - a gardé, à 36 ans, le même tempérament offensif. C'est en attaquant, à 18 kilomètres de l'arrivée, que Vinokourov a construit son succès. Il a affirmé "être particulièrement heureux et ému d'avoir gagné la Doyenne cinq ans après son premier succès". Un autre coureur s'est refait une image ce dimanche. Déjà deux fois vainqueur à Ans, Alejandro Valverde a pu monter sur le podium de la classique d'ASO (Amaury Sport Organisation), l'organisateur du Tour de France. L'Espagnol est actuellement suspendu en Italie pour dopage, autrement dit banni des courses italiennes, et il risque bientôt de ne plus pouvoir courir du tout, quand le Tribunal arbitral du sport (TAS) aura rendu sa décision. Levif avec Belga.