Suite à la dernière réorganisation du club, Werner Deraeve est chargé du scouting des marchés sud-américain et africain. Il y séjourne environ quatre mois par an, sans avoir déniché beaucoup de perles. En Am-Sud, Deraeve peut s'appuyer sur un réseau local de conseillers et sur Gérard Witters. Bruxellois et vieille connaissance des Vanden Stock, il a été l'employé de Charles Demey, le beau-frère de Constant, de 1984 à 1991, chez Belle-Vue. Comme tant d'autres ex-employés de la brasserie, il a été impliqué dans maints dossiers concernant le Sporting. Il s'est ainsi occupé il y a trente ans de la rénovation du stade.

En 2007, quand René Trullemans a quitté son poste de directeur financier, Witters est devenu le bras droit d'Herman Van Holsbeeck, suite aux manoeuvres de Philippe Collin. Durant l'été 2005, Witters a repris contact avec Collin, lui soumettant un projet de détection des talents argentins. Deraeve s'était déjà rendu une fois en Argentine à ce moment mais, personne au Sporting ne parlant espagnol ni ne connaissant le pays, la main tendue de Witters a été promptement serrée. Nicolas Frutos est le premier résultat de cette collaboration, même si certains nient l'implication de Witters. Lucas Biglia, Nicolas Pareja et Cristian Leiva ont suivi.

Witters doit sa connaissance de l'Argentine à sa carrière dans le secteur brassicole. En 1997, Quilmes, la plus grande brasserie argentine, l'a engagé en sa qualité de traducteur diplômé anglais-espagnol. Il voue une véritable passion à l'Argentine, passion qui n'a pas fléchi quand il a lancé sa propre société au Grand-Duché de Luxembourg.

Witters a vu son mandat d'adjoint de Van Holsbeeck résilié après 18 mois: il se consacrait trop au suivi des Argentins, au détriment de ses autres tâches. Il s'est alors focalisé sur le scouting en Argentine et son bureau a conclu un contrat d'exclusivité avec Anderlecht. S'il n'est plus au service du club, sa carte de visite arbore toujours l'emblème des mauves et le titre de Manager South America.

Comme Witters, Deraeve entretient des relations privilégiées avec Collin. Dans les années 60, Deraeve a été le premier jeune d'Anderlecht à être logé sous les tribunes de l'ancien stade Emile Versé. De 1969 à 1974, il a fait partie du noyau A, sans jamais en devenir un titulaire. Au terme de sa carrière, il est revenu au Sporting, dont il a dirigé le centre de formation de Neerpede jusqu'en 2007. Collin est secrétaire général du RSCA mais aussi président des jeunes. Les deux hommes sont très proches.

Le Sporting n'a jamais contrôlé les agissements du trio Collin-Witters-Deraeve. Collin, le véritable homme fort du stade Constant Vanden Stock, est intouchable. Il n'a consulté (pour les transferts) ni le chef du scouting, Rik Vande Velde, ni Ariël Jacobs. Le résultat? Une gestion incohérente, qui a profité à certaines personnes mais pas à l'équipe. La décevante troisième place du Sporting semble avoir conduit tout le monde au club à ce triste constat.

Jan Hauspie

Suite à la dernière réorganisation du club, Werner Deraeve est chargé du scouting des marchés sud-américain et africain. Il y séjourne environ quatre mois par an, sans avoir déniché beaucoup de perles. En Am-Sud, Deraeve peut s'appuyer sur un réseau local de conseillers et sur Gérard Witters. Bruxellois et vieille connaissance des Vanden Stock, il a été l'employé de Charles Demey, le beau-frère de Constant, de 1984 à 1991, chez Belle-Vue. Comme tant d'autres ex-employés de la brasserie, il a été impliqué dans maints dossiers concernant le Sporting. Il s'est ainsi occupé il y a trente ans de la rénovation du stade. En 2007, quand René Trullemans a quitté son poste de directeur financier, Witters est devenu le bras droit d'Herman Van Holsbeeck, suite aux manoeuvres de Philippe Collin. Durant l'été 2005, Witters a repris contact avec Collin, lui soumettant un projet de détection des talents argentins. Deraeve s'était déjà rendu une fois en Argentine à ce moment mais, personne au Sporting ne parlant espagnol ni ne connaissant le pays, la main tendue de Witters a été promptement serrée. Nicolas Frutos est le premier résultat de cette collaboration, même si certains nient l'implication de Witters. Lucas Biglia, Nicolas Pareja et Cristian Leiva ont suivi. Witters doit sa connaissance de l'Argentine à sa carrière dans le secteur brassicole. En 1997, Quilmes, la plus grande brasserie argentine, l'a engagé en sa qualité de traducteur diplômé anglais-espagnol. Il voue une véritable passion à l'Argentine, passion qui n'a pas fléchi quand il a lancé sa propre société au Grand-Duché de Luxembourg. Witters a vu son mandat d'adjoint de Van Holsbeeck résilié après 18 mois: il se consacrait trop au suivi des Argentins, au détriment de ses autres tâches. Il s'est alors focalisé sur le scouting en Argentine et son bureau a conclu un contrat d'exclusivité avec Anderlecht. S'il n'est plus au service du club, sa carte de visite arbore toujours l'emblème des mauves et le titre de Manager South America. Comme Witters, Deraeve entretient des relations privilégiées avec Collin. Dans les années 60, Deraeve a été le premier jeune d'Anderlecht à être logé sous les tribunes de l'ancien stade Emile Versé. De 1969 à 1974, il a fait partie du noyau A, sans jamais en devenir un titulaire. Au terme de sa carrière, il est revenu au Sporting, dont il a dirigé le centre de formation de Neerpede jusqu'en 2007. Collin est secrétaire général du RSCA mais aussi président des jeunes. Les deux hommes sont très proches. Le Sporting n'a jamais contrôlé les agissements du trio Collin-Witters-Deraeve. Collin, le véritable homme fort du stade Constant Vanden Stock, est intouchable. Il n'a consulté (pour les transferts) ni le chef du scouting, Rik Vande Velde, ni Ariël Jacobs. Le résultat? Une gestion incohérente, qui a profité à certaines personnes mais pas à l'équipe. La décevante troisième place du Sporting semble avoir conduit tout le monde au club à ce triste constat. Jan Hauspie