Ça passera ou ça cassera en Azerbaïdjan. Il reste trois matches, dont le dernier en Allemagne, et les Diables Rouges sont obligés de faire le plein de points pour décrocher la deuxième place de leur groupe qualificatif, voie qui mène aux barrages.

Avec Hazard, Leekens joue gagnant : si le Lillois brille, Long Couteau aura pris la bonne décision ; en cas de défaite avec Eden, on ne pourra pas reprocher au T1 de s'être privé des services d'un des meilleurs joueurs européens qui aura alors déçu....

Leekens a du mal à marier les styles de ses joueurs
On n'évolue pas de la même façon en France, au Portugal, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Russie ou en Allemagne. Les uns donnent la priorité au jeu court, les autres à l'engagement, etc. Ces différences n'expliquent-elles d'ailleurs pas aussi les soucis d'Eden Hazard, habitué à toucher beaucoup de ballons à Lille ?

"Il y a quelques années seulement, 80 % de nos internationaux jouaient en Belgique", analyse Leekens. "La tendance s'est totalement renversée. Chaque championnat a ses caractéristiques. Cette diversité constitue une source de richesses. Et c'est bien qu'on ne pratique pas le même football partout. Mais il y a un dénominateur commun : le haut niveau." Leekens doit apporter du soutien offensif à Lukaku
La puissance de Lukaku sera nécessaire vendredi en Azerbaïdjan. Leekens envisage-t-il de le placer seul en pointe ou avec, ce qui est plus sage, un compère à ses côtés ? Igor De Camargo n'a-t-il pas prouvé à Ljubljana qu'il pouvait l'aider à porter le poids de l'attaque ?

"En deuxième mi-temps, l'apport de De Camargo, qui est plus attaquant que médian a changé la donne.", retient Robert Waseige, le dernier coach à succès des Diables Rouges. "Le 4-5-1 frileux et de nature trop prudente s'est alors transformé en 4-4-2 moderne avec un des deux attaquants de pointe qui décrochent. On peut installer un autre joueur derrière Lukaku : Dries Mertens brillant au PSV, Hazard la vedette de Lille, Marvin Ogunjimi, Vossen, etc. Et, dans tous les cas de figure, il faut jouer plus haut. Je ne vois pas d'autre façon pour bien utiliser nos atouts actuels et profiter de l'apport de Lukaku. Leekens doit trancher : Lukaku a besoin de soutien." Leekens a une attaque trop jeune
"Leekens a t-il une attaque trop jeune ? Non, je ne pense pas", affirme Waseige. "C'est, au contraire, un atout et une richesse. Ainsi, on ne peut pas sélectionner des éléments à vocation offensive et leur imposer prioritairement des tâches défensives. Si c'est le cas, cela provoque forcément des mécontentements, surtout avec des jeunes qui ont l'habitude de dire ce qu'ils ont sur le coeur. Il ne faut pas tourner autour du pot : la Belgique doit assurer le jeu à Bakou et tirer les leçons de ce qui s'est passé récemment en amical en Slovénie."

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré aux problèmes de Georges Leekens dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine

Ça passera ou ça cassera en Azerbaïdjan. Il reste trois matches, dont le dernier en Allemagne, et les Diables Rouges sont obligés de faire le plein de points pour décrocher la deuxième place de leur groupe qualificatif, voie qui mène aux barrages. Avec Hazard, Leekens joue gagnant : si le Lillois brille, Long Couteau aura pris la bonne décision ; en cas de défaite avec Eden, on ne pourra pas reprocher au T1 de s'être privé des services d'un des meilleurs joueurs européens qui aura alors déçu.... Leekens a du mal à marier les styles de ses joueurs On n'évolue pas de la même façon en France, au Portugal, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Russie ou en Allemagne. Les uns donnent la priorité au jeu court, les autres à l'engagement, etc. Ces différences n'expliquent-elles d'ailleurs pas aussi les soucis d'Eden Hazard, habitué à toucher beaucoup de ballons à Lille ? "Il y a quelques années seulement, 80 % de nos internationaux jouaient en Belgique", analyse Leekens. "La tendance s'est totalement renversée. Chaque championnat a ses caractéristiques. Cette diversité constitue une source de richesses. Et c'est bien qu'on ne pratique pas le même football partout. Mais il y a un dénominateur commun : le haut niveau." Leekens doit apporter du soutien offensif à Lukaku La puissance de Lukaku sera nécessaire vendredi en Azerbaïdjan. Leekens envisage-t-il de le placer seul en pointe ou avec, ce qui est plus sage, un compère à ses côtés ? Igor De Camargo n'a-t-il pas prouvé à Ljubljana qu'il pouvait l'aider à porter le poids de l'attaque ? "En deuxième mi-temps, l'apport de De Camargo, qui est plus attaquant que médian a changé la donne.", retient Robert Waseige, le dernier coach à succès des Diables Rouges. "Le 4-5-1 frileux et de nature trop prudente s'est alors transformé en 4-4-2 moderne avec un des deux attaquants de pointe qui décrochent. On peut installer un autre joueur derrière Lukaku : Dries Mertens brillant au PSV, Hazard la vedette de Lille, Marvin Ogunjimi, Vossen, etc. Et, dans tous les cas de figure, il faut jouer plus haut. Je ne vois pas d'autre façon pour bien utiliser nos atouts actuels et profiter de l'apport de Lukaku. Leekens doit trancher : Lukaku a besoin de soutien." Leekens a une attaque trop jeune "Leekens a t-il une attaque trop jeune ? Non, je ne pense pas", affirme Waseige. "C'est, au contraire, un atout et une richesse. Ainsi, on ne peut pas sélectionner des éléments à vocation offensive et leur imposer prioritairement des tâches défensives. Si c'est le cas, cela provoque forcément des mécontentements, surtout avec des jeunes qui ont l'habitude de dire ce qu'ils ont sur le coeur. Il ne faut pas tourner autour du pot : la Belgique doit assurer le jeu à Bakou et tirer les leçons de ce qui s'est passé récemment en amical en Slovénie." Retrouvez l'intégralité de l'article consacré aux problèmes de Georges Leekens dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine