On avait déjà constaté, lors des précédents play-offs, la difficulté des équipes du top à gagner à domicile et donc à prendre le jeu à leur compte. Aucun cador n'était parvenu dans la première partie des play-offs a imposé sa loi en dominant l'adversaire dans sa propre moitié de terrain.

Six mois plus tard, cette tendance se confirme. On a du mal à s'émerveiller pour le jeu proposé par les trois grands clubs du royaume. Anderlecht n'en finit plus de décevoir et n'a comme match référence que sa prestation au PSG où il évoluait dans un rôle d'underdog. Le Club de Bruges n'a toujours pas trouvé de recette miracle même si le changement d'entraîneur (et l'arrivée de Michel Preud'homme) implique nécessairement un temps d'adaptation aux nouvelles méthodes. Quant au Standard, il n'est jamais aussi dangereux que quand il pratique un jeu de contres. A domicile, le visage proposé n'est clairement pas le même qu'en déplacement où naturellement il reçoit plus d'espaces, l'adversaire rechignant à rester devant son rectangle.

Restent finalement les deux éclairs dans la grisaille : Zulte Waregem et Genk. Francky Dury a mis au point un système clair, offensif, alléchant, bref un projet de jeu qui ne cesse de s'affirmer depuis son retour au Gaverbeek. Quant à Genk, il séduit souvent même s'il peut également prendre quelques claques, comme lors du déplacement à Ostende (4-0). Ces deux équipes ont établi un plan et le suivent depuis deux ans. Il n'y a pas de secret : seules une vision claire et une stabilité sont une garantie de succès.

Le Standard atteint progressivement cette stabilité. Le onze de base aligné est pratiquement le même que celui de l'an passé. Quant à la vision, elle est basée sur la culture locale. Cela peut plaire ou non. Mais cela plaira davantage quand le club saura écraser les concurrents plus faibles, comme ce fut le cas ce week-end au Lierse (0-5). Le match à domicile à Waasland (2-2) ou face à Mons (1-0) servent par contre de contre-exemples.

Pour se défendre, chaque équipe sort le même argument : "les prix se distribuent en mai et il faut atteindre sa vitesse de croisière pendant les play-offs". Pas faux. Mais cela signifie qu'on peut se brosser pour obtenir un fonds de jeu lors de la phase classique, et que malheureusement (l'exemple de l'année passée est là pour en témoigner) les play-offs ne sont pas une garantie de beau jeu. Que du contraire, l'enjeu prenant souvent le pas sur le jeu à ce moment crucial de la saison !

Stéphane Vande Velde

On avait déjà constaté, lors des précédents play-offs, la difficulté des équipes du top à gagner à domicile et donc à prendre le jeu à leur compte. Aucun cador n'était parvenu dans la première partie des play-offs a imposé sa loi en dominant l'adversaire dans sa propre moitié de terrain. Six mois plus tard, cette tendance se confirme. On a du mal à s'émerveiller pour le jeu proposé par les trois grands clubs du royaume. Anderlecht n'en finit plus de décevoir et n'a comme match référence que sa prestation au PSG où il évoluait dans un rôle d'underdog. Le Club de Bruges n'a toujours pas trouvé de recette miracle même si le changement d'entraîneur (et l'arrivée de Michel Preud'homme) implique nécessairement un temps d'adaptation aux nouvelles méthodes. Quant au Standard, il n'est jamais aussi dangereux que quand il pratique un jeu de contres. A domicile, le visage proposé n'est clairement pas le même qu'en déplacement où naturellement il reçoit plus d'espaces, l'adversaire rechignant à rester devant son rectangle. Restent finalement les deux éclairs dans la grisaille : Zulte Waregem et Genk. Francky Dury a mis au point un système clair, offensif, alléchant, bref un projet de jeu qui ne cesse de s'affirmer depuis son retour au Gaverbeek. Quant à Genk, il séduit souvent même s'il peut également prendre quelques claques, comme lors du déplacement à Ostende (4-0). Ces deux équipes ont établi un plan et le suivent depuis deux ans. Il n'y a pas de secret : seules une vision claire et une stabilité sont une garantie de succès. Le Standard atteint progressivement cette stabilité. Le onze de base aligné est pratiquement le même que celui de l'an passé. Quant à la vision, elle est basée sur la culture locale. Cela peut plaire ou non. Mais cela plaira davantage quand le club saura écraser les concurrents plus faibles, comme ce fut le cas ce week-end au Lierse (0-5). Le match à domicile à Waasland (2-2) ou face à Mons (1-0) servent par contre de contre-exemples. Pour se défendre, chaque équipe sort le même argument : "les prix se distribuent en mai et il faut atteindre sa vitesse de croisière pendant les play-offs". Pas faux. Mais cela signifie qu'on peut se brosser pour obtenir un fonds de jeu lors de la phase classique, et que malheureusement (l'exemple de l'année passée est là pour en témoigner) les play-offs ne sont pas une garantie de beau jeu. Que du contraire, l'enjeu prenant souvent le pas sur le jeu à ce moment crucial de la saison ! Stéphane Vande Velde