Par Jacques Sys

Quelle amertume si un club comme Zulte Waregem se retrouvait sans ticket européen après une saison mémorable. Au terme de la phase classique, Zulte devançait le Racing Genk de huit points, le Club Bruges de neuf points et le Standard de treize points. La division des points ne devrait pas exister : cela viole l'esprit du sport.

Mais ce n'est pas tout. Si le championnat prend des allures de thriller, c'en est un médiocre : contrôles de balle approximatifs, jeux de positions lamentables et festivals de mauvaises passes. Indépendamment des risques de blessures, le fait que la compétition soit décidée en quelques semaines suscite une grande nervosité qui se retourne de plus en plus contre l'arbitre. Toutes les erreurs sont agrandies à l'aide d'images télévisées, les discussions et les polémiques font rage et on a l'impression que ce sont les arbitres qui décident du championnat. Le respect envers les hommes en noir n'a jamais été aussi déplorable qu'en ce moment.

Il va de soi que les play-offs 1 provoquent une certaine dynamique et qu'ils améliorent les finances des clubs. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle cette formule a été plébiscitée. Certains clubs trouvaient même qu'il fallait commencer avec zéro point après la compétition régulière, comme en play-offs 2. Cela aurait été totalement ridicule.

Par ailleurs, les PO2 constituent une non-compétition, où l'on a même joué un match sans points : Courtrai-Mons, suite à une erreur sur la feuille de match. Ainsi, La Gantoise était sûre de remporter la première place de son groupe et peut, si elle bat Louvain, jouer contre le quatrième des PO1. Théoriquement, les Gantois ont donc une chance d'obtenir un ticket européen.

La compétition connaît donc suffisamment de scénarios. Anderlecht est à nouveau le grand favori depuis que les Mauves ont fait preuve d'un jeu très engagé face au Standard. Le Club Bruges étale la même volonté en reprenant son style maison. Mais si le week-end prochain, par exemple, le Club perd au Standard et qu'Anderlecht fait de même à Genk, les gagnants d'aujourd'hui peuvent très bien s'avérer les perdants de demain... Voilà donc les play-offs 1 : un flipper, une loterie dont personne ne connaît l'issue.

Par Jacques SysQuelle amertume si un club comme Zulte Waregem se retrouvait sans ticket européen après une saison mémorable. Au terme de la phase classique, Zulte devançait le Racing Genk de huit points, le Club Bruges de neuf points et le Standard de treize points. La division des points ne devrait pas exister : cela viole l'esprit du sport. Mais ce n'est pas tout. Si le championnat prend des allures de thriller, c'en est un médiocre : contrôles de balle approximatifs, jeux de positions lamentables et festivals de mauvaises passes. Indépendamment des risques de blessures, le fait que la compétition soit décidée en quelques semaines suscite une grande nervosité qui se retourne de plus en plus contre l'arbitre. Toutes les erreurs sont agrandies à l'aide d'images télévisées, les discussions et les polémiques font rage et on a l'impression que ce sont les arbitres qui décident du championnat. Le respect envers les hommes en noir n'a jamais été aussi déplorable qu'en ce moment. Il va de soi que les play-offs 1 provoquent une certaine dynamique et qu'ils améliorent les finances des clubs. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle cette formule a été plébiscitée. Certains clubs trouvaient même qu'il fallait commencer avec zéro point après la compétition régulière, comme en play-offs 2. Cela aurait été totalement ridicule. Par ailleurs, les PO2 constituent une non-compétition, où l'on a même joué un match sans points : Courtrai-Mons, suite à une erreur sur la feuille de match. Ainsi, La Gantoise était sûre de remporter la première place de son groupe et peut, si elle bat Louvain, jouer contre le quatrième des PO1. Théoriquement, les Gantois ont donc une chance d'obtenir un ticket européen. La compétition connaît donc suffisamment de scénarios. Anderlecht est à nouveau le grand favori depuis que les Mauves ont fait preuve d'un jeu très engagé face au Standard. Le Club Bruges étale la même volonté en reprenant son style maison. Mais si le week-end prochain, par exemple, le Club perd au Standard et qu'Anderlecht fait de même à Genk, les gagnants d'aujourd'hui peuvent très bien s'avérer les perdants de demain... Voilà donc les play-offs 1 : un flipper, une loterie dont personne ne connaît l'issue.