Par John BAETE

Cette semaine, comme tous les ans en janvier, Sport/Foot Magazine sort son Top 100 du foot belge, un grand classique qui est lu par tous les membres de notre grande fratrie. Voir si on s'y trouve ou pas? : un moment qui demande du courage, un peu de masochisme et qui prélude à des comptes d'apothicaire. On voit très bien des clubs ennemis faire un bilan croisé, pour voir qui en sort le plus beau...

Deux nouveautés en 2011: plutôt que de classer tous les postulants de 1 à 100 comme auparavant, la rédaction a estimé que le Top 100 serait plus riche en instaurant un système de catégories: patrons, losers, grandes gueules, buzz, etc. En plus, l'idée était de couronner le top du top que nous avons baptisé Personnalité n°1.

Le projet a pris forme et nous avons décidé, pour le mener à bien, de reprendre une recette déjà utilisée, à savoir de mêler nos compétences à celles de la rédaction sportive de la RTBF. Grâce à la belle complémentarité naturelle de nos deux médias, les catégories ont été bien cernées et les postulants screenés de façon approfondie. Quant au débat portant sur la Personnalité n°1, il prit nettement moins de temps que vous pourriez l'imaginer, tant Vincent Kompany s'imposait.

Talent, éducation, intelligence...on ne pouvait rêver meilleur ambassadeur pour notre Top 100. Et cette distinction lui est allée droit au coeur comme il l'a déclaré dans l'interview commune S/F Mag-RTBF réalisée chez lui, à Manchester. Une interview à la fois document et culte, car elle fera date. Jamais le dernier capitaine des Diables et l'un des trois candidats au brassard de City n'est allé aussi loin dans l'analyse et la confidence. Kompany est une denrée rare à maints égards et il s'agit donc de retenir ses déclarations, pensées et "révélations".

Figure de proue de son club, il est également devenu le socle des Diables Rouges, tellement il rassemble bien ces joueurs belges qui s'illustrent comme jamais en Angleterre, en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas. Donner la barre à Kompany c'est la placer en de bonnes mains parce que le gaillard, malgré tous les compliments qui lui tombent dessus, parvient à conserver l'humilité et le recul voulus.
On sait, par exemple, et cela nous vient d'Eden Hazard lui-même, que quand le Lillois a une question à poser sur des choix liés à sa vie de jeune pro, c'est vers Kompany qu'il se dirige.

Le Bruxellois n'a pas connu une évolution aussi tranquille que ça: soumis très tôt à la pression du fait de ses qualités, il a aussi été plusieurs fois sérieusement blessé, sans compter l'affliction d'un deuil cruel.

Bref, si tant de ses pairs suivent ses conseils et tant de suiveurs spécialisés l'acclament, c'est parce qu'il est arrivé à un niveau de maturité appréciable. Quand, à Match of The Day (l'émission TV phare de la BBC), Alan Hansen n'arrête pas de louer le capitaine de City et de ressortir son Good Kompany, c'est que le n°4 bleu clair se trouve au nirvana de la Premier League.

Cela dit, outre son destin de leader des Diables lancés vers des qualifications tant attendues, son avenir en club nous intéresse aussi énormément. A City, comme il le dit, il joue où on lui dit de jouer et il fait son job. Pour l'heure, c'est rester derrière et monter sur corners. Il ne vise que le résultat... Est-ce un peu réducteur quand on connaît sa technique et son sens des combinaisons? Le projet final, ne serait-il pas, idéalement, de jouer dans une équipe encore plus fine? La meilleure: le Barça, par exemple? Saurait-il rester longtemps sourd au rythme des castagnettes? Vincent réfute la projection et garde les pieds bien ancrés dans le beau gazon anglais en avançant un argument imparable: "Personne ne connaît les limites de Manchester City". En définitive, c'est cela qui transpire de tous ses pores: l'ambition sportive pure et dure, l'ambition et le plaisir de tout faire pour atteindre son objectif. Impossible d'imaginer meilleure Personnalité n°1 pour notre Top 100.

Par John BAETECette semaine, comme tous les ans en janvier, Sport/Foot Magazine sort son Top 100 du foot belge, un grand classique qui est lu par tous les membres de notre grande fratrie. Voir si on s'y trouve ou pas? : un moment qui demande du courage, un peu de masochisme et qui prélude à des comptes d'apothicaire. On voit très bien des clubs ennemis faire un bilan croisé, pour voir qui en sort le plus beau... Deux nouveautés en 2011: plutôt que de classer tous les postulants de 1 à 100 comme auparavant, la rédaction a estimé que le Top 100 serait plus riche en instaurant un système de catégories: patrons, losers, grandes gueules, buzz, etc. En plus, l'idée était de couronner le top du top que nous avons baptisé Personnalité n°1. Le projet a pris forme et nous avons décidé, pour le mener à bien, de reprendre une recette déjà utilisée, à savoir de mêler nos compétences à celles de la rédaction sportive de la RTBF. Grâce à la belle complémentarité naturelle de nos deux médias, les catégories ont été bien cernées et les postulants screenés de façon approfondie. Quant au débat portant sur la Personnalité n°1, il prit nettement moins de temps que vous pourriez l'imaginer, tant Vincent Kompany s'imposait. Talent, éducation, intelligence...on ne pouvait rêver meilleur ambassadeur pour notre Top 100. Et cette distinction lui est allée droit au coeur comme il l'a déclaré dans l'interview commune S/F Mag-RTBF réalisée chez lui, à Manchester. Une interview à la fois document et culte, car elle fera date. Jamais le dernier capitaine des Diables et l'un des trois candidats au brassard de City n'est allé aussi loin dans l'analyse et la confidence. Kompany est une denrée rare à maints égards et il s'agit donc de retenir ses déclarations, pensées et "révélations". Figure de proue de son club, il est également devenu le socle des Diables Rouges, tellement il rassemble bien ces joueurs belges qui s'illustrent comme jamais en Angleterre, en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas. Donner la barre à Kompany c'est la placer en de bonnes mains parce que le gaillard, malgré tous les compliments qui lui tombent dessus, parvient à conserver l'humilité et le recul voulus. On sait, par exemple, et cela nous vient d'Eden Hazard lui-même, que quand le Lillois a une question à poser sur des choix liés à sa vie de jeune pro, c'est vers Kompany qu'il se dirige. Le Bruxellois n'a pas connu une évolution aussi tranquille que ça: soumis très tôt à la pression du fait de ses qualités, il a aussi été plusieurs fois sérieusement blessé, sans compter l'affliction d'un deuil cruel. Bref, si tant de ses pairs suivent ses conseils et tant de suiveurs spécialisés l'acclament, c'est parce qu'il est arrivé à un niveau de maturité appréciable. Quand, à Match of The Day (l'émission TV phare de la BBC), Alan Hansen n'arrête pas de louer le capitaine de City et de ressortir son Good Kompany, c'est que le n°4 bleu clair se trouve au nirvana de la Premier League. Cela dit, outre son destin de leader des Diables lancés vers des qualifications tant attendues, son avenir en club nous intéresse aussi énormément. A City, comme il le dit, il joue où on lui dit de jouer et il fait son job. Pour l'heure, c'est rester derrière et monter sur corners. Il ne vise que le résultat... Est-ce un peu réducteur quand on connaît sa technique et son sens des combinaisons? Le projet final, ne serait-il pas, idéalement, de jouer dans une équipe encore plus fine? La meilleure: le Barça, par exemple? Saurait-il rester longtemps sourd au rythme des castagnettes? Vincent réfute la projection et garde les pieds bien ancrés dans le beau gazon anglais en avançant un argument imparable: "Personne ne connaît les limites de Manchester City". En définitive, c'est cela qui transpire de tous ses pores: l'ambition sportive pure et dure, l'ambition et le plaisir de tout faire pour atteindre son objectif. Impossible d'imaginer meilleure Personnalité n°1 pour notre Top 100.