Par Stéphane Vande Velde

Revenons sur l'accident de la route de Jonathan Legear, bien plus révélateur du monde du football qu'on ne le croit. Premièrement, il nous démontre l'impunité dont se croient investis les joueurs. Avec leur argent facilement gagné, ces nouveaux riches quittent très rapidement les réalités de la vie quotidienne et s'inventent des loisirs exotiques. Quel citoyen lambda aurait l'idée de traverser une station-service juste pour rigoler ?

La semaine passée, Sport/Foot Magazine avait révélé la vie secrète d'un footballeur de Premier League, dans laquelle le quotidien consistait à s'offrir des batailles de bouteilles de champagne à coups de 130.000 dollars la soirée, juste par orgueil. L'affaire Zahia en France avait déjà révélé le coût exorbitant des virées nocturnes. Et surtout l'absence de limites lors de toutes ces virées. Ce n'est pas l'argent qui est en tort dans le mode de vie des footballeurs mais ce qu'ils en font et surtout le pouvoir extra-légal qu'il leur offre. A l'émission La Tribune, on pouvait être sidéré d'entendre que les lanceurs de fumigènes du Standard-Anderlecht méritaient, d'après certains, "des peines de prison fermes" alors que l'émission a passé sous silence le cas Legear, dont le délit est bien plus grave que celui de jeter trois fumigènes sur un terrain de football. Pas de pitié pour le citoyen lambda. Par contre, on pourrait presque rigoler des frasques d'un footballeur.

Mais cette histoire nous apprend aussi l'importance de l'image. Qui a cru un instant à la sincérité de Jonathan Legaear lorsqu'il a tenu sa conférence de presse mascarade à Oupeye, lors de laquelle il expliquait vouloir faire amende honorable ? Toute cette mise en scène consistait simplement à corriger une communication bancale (mais sincère) depuis le début des événements. Car le premier communiqué du joueur ne manquait pas de piquant puisqu'il y avouait avoir bu, avoir dépassé les limites légales en matière d'alcoolémie mais ne pas être en état d'ivresse. Pensait-il là aussi qu'il y a un loi spéciale pour les joueurs de foot qui leur permettrait de conduire sous l'emprise de l'alcool tant qu'ils ne sont pas saouls comme des Polonais ?

Par Stéphane Vande VeldeRevenons sur l'accident de la route de Jonathan Legear, bien plus révélateur du monde du football qu'on ne le croit. Premièrement, il nous démontre l'impunité dont se croient investis les joueurs. Avec leur argent facilement gagné, ces nouveaux riches quittent très rapidement les réalités de la vie quotidienne et s'inventent des loisirs exotiques. Quel citoyen lambda aurait l'idée de traverser une station-service juste pour rigoler ? La semaine passée, Sport/Foot Magazine avait révélé la vie secrète d'un footballeur de Premier League, dans laquelle le quotidien consistait à s'offrir des batailles de bouteilles de champagne à coups de 130.000 dollars la soirée, juste par orgueil. L'affaire Zahia en France avait déjà révélé le coût exorbitant des virées nocturnes. Et surtout l'absence de limites lors de toutes ces virées. Ce n'est pas l'argent qui est en tort dans le mode de vie des footballeurs mais ce qu'ils en font et surtout le pouvoir extra-légal qu'il leur offre. A l'émission La Tribune, on pouvait être sidéré d'entendre que les lanceurs de fumigènes du Standard-Anderlecht méritaient, d'après certains, "des peines de prison fermes" alors que l'émission a passé sous silence le cas Legear, dont le délit est bien plus grave que celui de jeter trois fumigènes sur un terrain de football. Pas de pitié pour le citoyen lambda. Par contre, on pourrait presque rigoler des frasques d'un footballeur. Mais cette histoire nous apprend aussi l'importance de l'image. Qui a cru un instant à la sincérité de Jonathan Legaear lorsqu'il a tenu sa conférence de presse mascarade à Oupeye, lors de laquelle il expliquait vouloir faire amende honorable ? Toute cette mise en scène consistait simplement à corriger une communication bancale (mais sincère) depuis le début des événements. Car le premier communiqué du joueur ne manquait pas de piquant puisqu'il y avouait avoir bu, avoir dépassé les limites légales en matière d'alcoolémie mais ne pas être en état d'ivresse. Pensait-il là aussi qu'il y a un loi spéciale pour les joueurs de foot qui leur permettrait de conduire sous l'emprise de l'alcool tant qu'ils ne sont pas saouls comme des Polonais ?