Sepp Blatter a donc annoncé que la FIFA allait se pencher sur la vidéo. C'est bien mais ne nous réjouissons pas trop vite car l'homme n'en est pas à son premier coup: c'est un as de la volte-face. C'est bien beau de présenter ses excuses au Mexique et à l'Angleterre, cela leur fait une belle jambe. Rappelons-nous, il avait fait la même chose en 2002 vis-à-vis de l'Espagne et de l'Italie, de manière moins solennelle car entre lui et la fédération italienne le courant ne passait pas très bien et ne passe pas beaucoup mieux aujourd'hui alors que la direction transalpine est complètement différente.

A chaque fois, il a promis qu'il fallait éviter ces situations. Mais sur le terrain rien n'a bougé. Où est passé le plan selon lequel l'arbitre pouvait avoir recours à la vidéo dans des cas bien précis comme notamment pour voir si le ballon avait bien franchi la ligne?

Attention, l'entêtement de Michel Platini n'est pas meilleur. Pour le président de l'UEFA, les discussions sur l'arbitrage et les phases de jeu seraient le véritable sel du football... Sous-entendu: c'est bon qu'il y ait des phases litigieuses. Mais ce sont les goals qui font le sel du foot. Et les discussions sont vaines surtout quand les erreurs sont aussi évidentes!

Pour en revenir à Blatter et à ses changements d'avis, il suffit de jeter un coup d'oeil sur la presse internationale. Ainsi, il se prononce contre une organisation conjointe de la Coupe du monde mais quand il est en Belgique, il n'est plus du même avis. Et en plus, l'homme est rusé. Quand il donne une conférence sur l'endettement des clubs en Angleterre, dans ses exemples, on ne trouve évidemment aucun club d'une Premier League surendettée. Et quand, toujours à Londres, il regrette que les clubs ne donnent pas leur chance aux jeunes du cru, il ne parlera jamais de Chelsea...

Bref, méfions-nous quand Sepp Blatter annonce du changement dans l'arbitrage.

Nicolas Ribaudo

Sepp Blatter a donc annoncé que la FIFA allait se pencher sur la vidéo. C'est bien mais ne nous réjouissons pas trop vite car l'homme n'en est pas à son premier coup: c'est un as de la volte-face. C'est bien beau de présenter ses excuses au Mexique et à l'Angleterre, cela leur fait une belle jambe. Rappelons-nous, il avait fait la même chose en 2002 vis-à-vis de l'Espagne et de l'Italie, de manière moins solennelle car entre lui et la fédération italienne le courant ne passait pas très bien et ne passe pas beaucoup mieux aujourd'hui alors que la direction transalpine est complètement différente. A chaque fois, il a promis qu'il fallait éviter ces situations. Mais sur le terrain rien n'a bougé. Où est passé le plan selon lequel l'arbitre pouvait avoir recours à la vidéo dans des cas bien précis comme notamment pour voir si le ballon avait bien franchi la ligne? Attention, l'entêtement de Michel Platini n'est pas meilleur. Pour le président de l'UEFA, les discussions sur l'arbitrage et les phases de jeu seraient le véritable sel du football... Sous-entendu: c'est bon qu'il y ait des phases litigieuses. Mais ce sont les goals qui font le sel du foot. Et les discussions sont vaines surtout quand les erreurs sont aussi évidentes! Pour en revenir à Blatter et à ses changements d'avis, il suffit de jeter un coup d'oeil sur la presse internationale. Ainsi, il se prononce contre une organisation conjointe de la Coupe du monde mais quand il est en Belgique, il n'est plus du même avis. Et en plus, l'homme est rusé. Quand il donne une conférence sur l'endettement des clubs en Angleterre, dans ses exemples, on ne trouve évidemment aucun club d'une Premier League surendettée. Et quand, toujours à Londres, il regrette que les clubs ne donnent pas leur chance aux jeunes du cru, il ne parlera jamais de Chelsea... Bref, méfions-nous quand Sepp Blatter annonce du changement dans l'arbitrage.Nicolas Ribaudo