Par John BAETEDe là à dire que le match aurait pivoté si on avait échangé les attaquants, il y a de la marge. A Anderlecht, personne n'était sous son meilleur niveau et les supporters peuvent se réjouir du fait qu' Ariel Jacobs crée son équipe en regardant vers l'avant (sans déjà penser à mettre Canesin à la place de Guillaume Gillet). Avec son riche personnel joueurs, le principal objectif de Jacobs est de susciter puis de conserver la confiance en soi. Ce qu'il a parfaitement réussi avec Sacha Kljestan après un an et déjà, très vite, avec Behrang Safari ; sans oublier le Wasyl revival. Ce sera sans doute la saison la plus tranquille du coach mauve.

Sur le papier et sur le terrain, il y a désormais un fossé de talent entre les deux équipes. Mais que les supporters des Rouches se fassent une raison : le nouveau propriétaire du Standard, Roland Duchâtelet, ne va pas acheter de nouveaux joueurs rapidement. Au contraire, il estime qu'il a trop de salaires et il va dégraisser. Son but est de gommer le déficit d'exploitation annuel du club (8 millions d'euros) et de développer le noyau qu'il a sous la main. "Dont les jeunes"... Trois mots qui prennent tout leur sens au Standard qui a développé et vendu des gars majoritairement formés à Sclessin au point de chaque fois affaibilir l'équipe.

Duchâtelet compte donc beaucoup sur son coach, José Riga. Ces deux-là sont faits pour s'entendre. L'ingénieur et l'économiste ne vont pas paniquer : ils font leurs analyses en restant très froids. Quitte à énerver les supporters qui veulent de meilleurs résultats, et vite, et qui ne comprennent pas "que le club a touché l'argent des transferts mais n'a rien acheté de probant". Une vue très excessive !

Dimanche, à Anderlecht, le Standard a fait penser aux Diables Rouges en Allemagne le mardi précédent : les visiteurs ont été polis pendant quelque temps, acceptant les ronds de jambe de leurs invités pour ensuite les massacrer. Cette Belgique-là et ce Standard-là n'ont pas pesé très lourd. Pour l'équipe de Georges Leekens, les prochains rendez-vous sont éloignés et c'est tant mieux parce que le positivisme béat du T1 commençait à bien faire. Des paroles ronflantes ne remplacent jamais la crédibilité sur le terrain. Mais si on est convaincu qu'il y a plein de choses à revoir au Club Belgique, on sent très bien que rien ne changera vraiment avec cet entraîneur-là.

A Sclessin, Riga ne prononcera jamais des paroles qu'il risque de regretter. "Il est calme et pondéré" dit Duchâtelet, "c'est pour ça aussi que je l'ai choisi". Mais Riga doit se demander pourquoi son équipe n'a pas respecté son plan tactique dimanche. Par mauvaise volonté ? Par manque de concentration ? Sans doute que non : le tsunami mauve a tout balayé et le plan était inappliquable. Impossible de contenir le Sporting avec un Jelle Van Damme extérieur gauche au début du match, un seul attaquant (le pauvre Mémé Tchité), un Berrier et un Leye à qui on demande trop, etc. La litanie peut se prolonger, mais le vrai mérite du déplacement bruxellois de dimanche est de souligner ce qui ne va vraiment pas chez le Standard.

Il commence en tout cas la saison aussi mal que l'an dernier et on ne voit pas encore qui va remplacer les Witsel, Defour, Mangala et Carcela... Cette saison, le club est en reconstruction et on ne doit pas espérer le voir briller en dehors de Sclessin pour l'intant, il a trop besoin de ses bases et de son public pour croire en lui.

Par John BAETEDe là à dire que le match aurait pivoté si on avait échangé les attaquants, il y a de la marge. A Anderlecht, personne n'était sous son meilleur niveau et les supporters peuvent se réjouir du fait qu' Ariel Jacobs crée son équipe en regardant vers l'avant (sans déjà penser à mettre Canesin à la place de Guillaume Gillet). Avec son riche personnel joueurs, le principal objectif de Jacobs est de susciter puis de conserver la confiance en soi. Ce qu'il a parfaitement réussi avec Sacha Kljestan après un an et déjà, très vite, avec Behrang Safari ; sans oublier le Wasyl revival. Ce sera sans doute la saison la plus tranquille du coach mauve. Sur le papier et sur le terrain, il y a désormais un fossé de talent entre les deux équipes. Mais que les supporters des Rouches se fassent une raison : le nouveau propriétaire du Standard, Roland Duchâtelet, ne va pas acheter de nouveaux joueurs rapidement. Au contraire, il estime qu'il a trop de salaires et il va dégraisser. Son but est de gommer le déficit d'exploitation annuel du club (8 millions d'euros) et de développer le noyau qu'il a sous la main. "Dont les jeunes"... Trois mots qui prennent tout leur sens au Standard qui a développé et vendu des gars majoritairement formés à Sclessin au point de chaque fois affaibilir l'équipe. Duchâtelet compte donc beaucoup sur son coach, José Riga. Ces deux-là sont faits pour s'entendre. L'ingénieur et l'économiste ne vont pas paniquer : ils font leurs analyses en restant très froids. Quitte à énerver les supporters qui veulent de meilleurs résultats, et vite, et qui ne comprennent pas "que le club a touché l'argent des transferts mais n'a rien acheté de probant". Une vue très excessive ! Dimanche, à Anderlecht, le Standard a fait penser aux Diables Rouges en Allemagne le mardi précédent : les visiteurs ont été polis pendant quelque temps, acceptant les ronds de jambe de leurs invités pour ensuite les massacrer. Cette Belgique-là et ce Standard-là n'ont pas pesé très lourd. Pour l'équipe de Georges Leekens, les prochains rendez-vous sont éloignés et c'est tant mieux parce que le positivisme béat du T1 commençait à bien faire. Des paroles ronflantes ne remplacent jamais la crédibilité sur le terrain. Mais si on est convaincu qu'il y a plein de choses à revoir au Club Belgique, on sent très bien que rien ne changera vraiment avec cet entraîneur-là. A Sclessin, Riga ne prononcera jamais des paroles qu'il risque de regretter. "Il est calme et pondéré" dit Duchâtelet, "c'est pour ça aussi que je l'ai choisi". Mais Riga doit se demander pourquoi son équipe n'a pas respecté son plan tactique dimanche. Par mauvaise volonté ? Par manque de concentration ? Sans doute que non : le tsunami mauve a tout balayé et le plan était inappliquable. Impossible de contenir le Sporting avec un Jelle Van Damme extérieur gauche au début du match, un seul attaquant (le pauvre Mémé Tchité), un Berrier et un Leye à qui on demande trop, etc. La litanie peut se prolonger, mais le vrai mérite du déplacement bruxellois de dimanche est de souligner ce qui ne va vraiment pas chez le Standard. Il commence en tout cas la saison aussi mal que l'an dernier et on ne voit pas encore qui va remplacer les Witsel, Defour, Mangala et Carcela... Cette saison, le club est en reconstruction et on ne doit pas espérer le voir briller en dehors de Sclessin pour l'intant, il a trop besoin de ses bases et de son public pour croire en lui.