Le match amical contre la Côte d'Ivoire a dévoilé toutes les qualités mais aussi les faiblesses de notre équipe belge. Les Diables Rouges savent emballer un match, combiner dans les petits espaces mais rechercher également les intervalles et la profondeur. Les automatismes sont de plus en plus criants et les solutions de rechange ne manquent pas. Il y a de fortes chances que Marc Wilmots connaisse son groupe et les joueurs capables de se faufiler dans la liste des 23 (Radja Nainggolan et Anthony Vanden Borre) n'ont pas spécialement convaincu.

Sur le plan des faiblesses, on peut remarquer certaines lacunes défensives. Cette équipe a trop tendance à gérer sa domination sans rechercher à tuer le match. Or, après le Pays de Galles, c'est la deuxième fois que les Diables Rouges se font rejoindre en fin de match. Cette fébrilité défensive, nouvelle car absente lors de la campagne éliminatoire lors de laquelle la Belgique avait brillé par son intransigeance défensive, démontre que cette équipe, encore relativement jeune, se trouve encore en phase de progression et manque encore d'expérience dans certaines situations de jeu.

On a loué la maturité de ce noyau lors des éliminatoires ; hier, on a plutôt vu des situations de panique sur les phases arrêtées (alors que la défense belge n'a certainement rien à envier en termes de taille à son homologue ivoirien) et une défense qui a commencé à perdre de sa superbe après l'entrée au jeu de Didier Drogba.

Or, des Didier Drogba, il y en aura un à chaque match de Coupe du Monde. La classe individuelle de nos défenseurs leur permet de contenir des attaquants de classe mondiale mais ce qui pose problème semble être l'arrivée d'une situation inattendue en cours de rencontres (en l'occurrence ici l'entrée au jeu d'une vedette, alors que la défense belge est dans un fauteuil).

Ces matches amicaux face à des nations très fortes (sans pour autant être des prétendants au sacre à la Coupe du Monde) permettent de voir que notre sélection rivalise avec ces formations mais peut également souffrir à certains moments. Difficile à dire si cela est inquiétant ou pas. Cela nous remet simplement les pieds sur terre avant la compétition et nous permet d'effectuer les réglages nécessaires d'ici le mois de juin. Car, il vaut mieux prendre des leçons maintenant qu'au Brésil.

Stéphane Vande Velde

Le match amical contre la Côte d'Ivoire a dévoilé toutes les qualités mais aussi les faiblesses de notre équipe belge. Les Diables Rouges savent emballer un match, combiner dans les petits espaces mais rechercher également les intervalles et la profondeur. Les automatismes sont de plus en plus criants et les solutions de rechange ne manquent pas. Il y a de fortes chances que Marc Wilmots connaisse son groupe et les joueurs capables de se faufiler dans la liste des 23 (Radja Nainggolan et Anthony Vanden Borre) n'ont pas spécialement convaincu. Sur le plan des faiblesses, on peut remarquer certaines lacunes défensives. Cette équipe a trop tendance à gérer sa domination sans rechercher à tuer le match. Or, après le Pays de Galles, c'est la deuxième fois que les Diables Rouges se font rejoindre en fin de match. Cette fébrilité défensive, nouvelle car absente lors de la campagne éliminatoire lors de laquelle la Belgique avait brillé par son intransigeance défensive, démontre que cette équipe, encore relativement jeune, se trouve encore en phase de progression et manque encore d'expérience dans certaines situations de jeu.On a loué la maturité de ce noyau lors des éliminatoires ; hier, on a plutôt vu des situations de panique sur les phases arrêtées (alors que la défense belge n'a certainement rien à envier en termes de taille à son homologue ivoirien) et une défense qui a commencé à perdre de sa superbe après l'entrée au jeu de Didier Drogba.Or, des Didier Drogba, il y en aura un à chaque match de Coupe du Monde. La classe individuelle de nos défenseurs leur permet de contenir des attaquants de classe mondiale mais ce qui pose problème semble être l'arrivée d'une situation inattendue en cours de rencontres (en l'occurrence ici l'entrée au jeu d'une vedette, alors que la défense belge est dans un fauteuil). Ces matches amicaux face à des nations très fortes (sans pour autant être des prétendants au sacre à la Coupe du Monde) permettent de voir que notre sélection rivalise avec ces formations mais peut également souffrir à certains moments. Difficile à dire si cela est inquiétant ou pas. Cela nous remet simplement les pieds sur terre avant la compétition et nous permet d'effectuer les réglages nécessaires d'ici le mois de juin. Car, il vaut mieux prendre des leçons maintenant qu'au Brésil. Stéphane Vande Velde