Par Bruno Govers Comment aurait-il pu en aller autrement, pour peu que la logique sportive fût respectée, entre une équipe portugaise qui avait échoué d'un fifrelin en finale de l'Europa League face à Chelsea, en fin de saison passée, et une formation belge qui, dans le même temps, avait éprouvé toutes les peines du monde à s'imposer en championnat devant le méritant Zulte Waregem.

En soi, il n'y a aucune honte à être battu, à Lisbonne, par des Benfiquistes qui étaient allés jusqu'au bout sur 3 tableaux, en 2012-13. Ce qui donne à réfléchir, en revanche, c'est la rentrée dans le rang, non seulement des Mauves, mais aussi de nos représentants, en général, sur la scène européenne. Il est peut-être bon de se souvenir qu'en 2004-05, voilà donc 8 ans à peine, le Sporting faisait encore plus que jeu égal avec cette phalange lisboète qu'il avait, au demeurant, vaincue au 3e et ultime tour préliminaire de la Ligue des Champions: défaite 1-0 à l'Estadio da Luz et victoire 3-0 au Parc Astrid.

Depuis lors, les Bruxellois n'ont cessé de perdre de leur superbe, avec des bides répétés en CE1, tandis que les Lusitaniens, eux, reprenaient année après année du poil de la bête. Longtemps, il y a eu des similitudes entre le Portugal et la Belgique, à l'échelon démographique et footballistique. Les deux pays comptent ainsi, grosso modo, le même nombre d'habitants (11 millions) et, sur le plan du ballon rond, ils pouvaient tabler de part et d'autre sur 3 teams majeurs: Benfica, le Sporting Lisbonne et Porto d'un côté ; Anderlecht, le Club Bruges et le Standard de l'autre.

En l'espace de quelques années, d'autres entités sont venues jouer les trouble-fête, tant au Portugal que chez nous. On songe à Braga et Paços de Ferreira dans la péninsule ibérique et au Racing Genk et Zulte Waregem parmi notre élite. A cette différence près que Braga a été finaliste de l'Europa League contre le FC Porto en 2011 et que les Limbourgeois, la même année, se faisaient notamment étriller à Valence, en Ligue des Champions: 7-0. Quant à Zulte Waregem, qui avait contesté jusqu'à la toute dernière journée des play-offs l'hégémonie d'Anderlecht, voilà 4 mois à peine, on rappellera qu'il a été balayé du terrain, en préliminaires de la Ligue des Champions 2013-14 par le PSV Eindhoven.

Alors, oui, si le football belge progresse au niveau des Diables, grâce à une génération exceptionnelle active dans des compétitions huppées comme l'Angleterre, l'Espagne ou l'Allemagne, il y a lieu d'être nettement moins dithyrambique concernant notre propre championnat et, par corollaire, nos prestations sur la scène européenne. Un ancien arbitre nous a confessé un jour que la D1 belge perdait 5% de valeur chaque année. Au vu du décalage entre Portugal et Belgique, en moins d'une décennie, l'homme n'avait probablement pas tort...

Par Bruno Govers Comment aurait-il pu en aller autrement, pour peu que la logique sportive fût respectée, entre une équipe portugaise qui avait échoué d'un fifrelin en finale de l'Europa League face à Chelsea, en fin de saison passée, et une formation belge qui, dans le même temps, avait éprouvé toutes les peines du monde à s'imposer en championnat devant le méritant Zulte Waregem. En soi, il n'y a aucune honte à être battu, à Lisbonne, par des Benfiquistes qui étaient allés jusqu'au bout sur 3 tableaux, en 2012-13. Ce qui donne à réfléchir, en revanche, c'est la rentrée dans le rang, non seulement des Mauves, mais aussi de nos représentants, en général, sur la scène européenne. Il est peut-être bon de se souvenir qu'en 2004-05, voilà donc 8 ans à peine, le Sporting faisait encore plus que jeu égal avec cette phalange lisboète qu'il avait, au demeurant, vaincue au 3e et ultime tour préliminaire de la Ligue des Champions: défaite 1-0 à l'Estadio da Luz et victoire 3-0 au Parc Astrid. Depuis lors, les Bruxellois n'ont cessé de perdre de leur superbe, avec des bides répétés en CE1, tandis que les Lusitaniens, eux, reprenaient année après année du poil de la bête. Longtemps, il y a eu des similitudes entre le Portugal et la Belgique, à l'échelon démographique et footballistique. Les deux pays comptent ainsi, grosso modo, le même nombre d'habitants (11 millions) et, sur le plan du ballon rond, ils pouvaient tabler de part et d'autre sur 3 teams majeurs: Benfica, le Sporting Lisbonne et Porto d'un côté ; Anderlecht, le Club Bruges et le Standard de l'autre. En l'espace de quelques années, d'autres entités sont venues jouer les trouble-fête, tant au Portugal que chez nous. On songe à Braga et Paços de Ferreira dans la péninsule ibérique et au Racing Genk et Zulte Waregem parmi notre élite. A cette différence près que Braga a été finaliste de l'Europa League contre le FC Porto en 2011 et que les Limbourgeois, la même année, se faisaient notamment étriller à Valence, en Ligue des Champions: 7-0. Quant à Zulte Waregem, qui avait contesté jusqu'à la toute dernière journée des play-offs l'hégémonie d'Anderlecht, voilà 4 mois à peine, on rappellera qu'il a été balayé du terrain, en préliminaires de la Ligue des Champions 2013-14 par le PSV Eindhoven. Alors, oui, si le football belge progresse au niveau des Diables, grâce à une génération exceptionnelle active dans des compétitions huppées comme l'Angleterre, l'Espagne ou l'Allemagne, il y a lieu d'être nettement moins dithyrambique concernant notre propre championnat et, par corollaire, nos prestations sur la scène européenne. Un ancien arbitre nous a confessé un jour que la D1 belge perdait 5% de valeur chaque année. Au vu du décalage entre Portugal et Belgique, en moins d'une décennie, l'homme n'avait probablement pas tort...