"Ne condamnez pas trop vite les plays-offs. Merci de leur donner une chance, s'il vous plaît". Cette consigne de la Pro League et de son président Ivan De Witte a dans l'ensemble été respectée par les medias, qui ont juste légitiment souligné quelques imperfections, mais aussi les mérites, du championnat de football réformé.

Aujourd'hui, alors que le premier Tour final de l'histoire du football belge en est encore aux matches aller, ce sont les clubs eux mêmes, dans une enquête effectuée par la Gazet Van Antwerpen, qui s'expriment parfois avec le plus de véhémence à propos de la "nouvelle" compétition qu'ils ont mise sur pied.

La peine capitale. Six d'entre eux (sur quinze) souhaiteraient même la fin rapide de cette "expérience malheureuse", selon l'enquête. A savoir Zulte-Waregem (pourtant qualifié pour les play-offs 1), dont le président Willy Naessens déclare: "La lutte pour la sixième place a été passionnante, mais ensuite tout s'est éteint. Il y a moins de monde dans les stades et le système est trop compliqué pour les supporters".

Les cinq autres clubs sont Lokeren ("le système ne présente aucun avantage", selon le président Roger Lambrechts, apparemment pas intéressé par le ticket européen en jeu), le Cercle de Bruges, le FC Malinois, pourtant leader de sa poule, le GBA et logiquement Roulers, au chômage technique jusqu'à la fin du championnat de D2.

On continue comme ça! Deux clubs sont favorables au maintien de la formule telle quelle: La Gantoise, dont le président Ivan De Witte est aussi celui de la Pro League, et Saint-Trond, qui, ayant atteint les play-offs 1, s'estime déjà gagnant dans l'aventure (selon le président Roland Duchâtelet).

Il faut améliorer. Six clubs et non des moindres, suggèrent des améliorations. En particulier les trois "grands", avec en première ligne le FC Brugeois, dont le président Pol Jonckheere ne serait pas contre un retour à l'ancienne formule. Curieusement le Standard, assez opposé à l'origine, le serait moins aujourd'hui. Le directeur-général Pierre François: "Je plaide pour le maintien du système, mais il doit être simplifié. Et en toute honnêteté, ce n'est pas un succès commercial (9.000 spectateurs, dimanche contre le GBA, ndlr)..."

La question n'est pas vraiment à l'ordre du jour pour Anderlecht. Le manager-général Herman Van Holsbeeck: "il y a du bon et du moins bon comme dans tous les compromis à la belge. Des améliorations sont sans doute possibles, voire nécéssaires. Mais on verra tout celà en temps voulu. Ce n'est pas encore d'actualité..."

Ne se prononce pas. Enfin Mogi Bayat (RSC Charleroi) réserve ses "observations et remarques" à la Pro League.

LeVif.be, avec Belga

"Ne condamnez pas trop vite les plays-offs. Merci de leur donner une chance, s'il vous plaît". Cette consigne de la Pro League et de son président Ivan De Witte a dans l'ensemble été respectée par les medias, qui ont juste légitiment souligné quelques imperfections, mais aussi les mérites, du championnat de football réformé. Aujourd'hui, alors que le premier Tour final de l'histoire du football belge en est encore aux matches aller, ce sont les clubs eux mêmes, dans une enquête effectuée par la Gazet Van Antwerpen, qui s'expriment parfois avec le plus de véhémence à propos de la "nouvelle" compétition qu'ils ont mise sur pied. La peine capitale. Six d'entre eux (sur quinze) souhaiteraient même la fin rapide de cette "expérience malheureuse", selon l'enquête. A savoir Zulte-Waregem (pourtant qualifié pour les play-offs 1), dont le président Willy Naessens déclare: "La lutte pour la sixième place a été passionnante, mais ensuite tout s'est éteint. Il y a moins de monde dans les stades et le système est trop compliqué pour les supporters". Les cinq autres clubs sont Lokeren ("le système ne présente aucun avantage", selon le président Roger Lambrechts, apparemment pas intéressé par le ticket européen en jeu), le Cercle de Bruges, le FC Malinois, pourtant leader de sa poule, le GBA et logiquement Roulers, au chômage technique jusqu'à la fin du championnat de D2. On continue comme ça! Deux clubs sont favorables au maintien de la formule telle quelle: La Gantoise, dont le président Ivan De Witte est aussi celui de la Pro League, et Saint-Trond, qui, ayant atteint les play-offs 1, s'estime déjà gagnant dans l'aventure (selon le président Roland Duchâtelet). Il faut améliorer. Six clubs et non des moindres, suggèrent des améliorations. En particulier les trois "grands", avec en première ligne le FC Brugeois, dont le président Pol Jonckheere ne serait pas contre un retour à l'ancienne formule. Curieusement le Standard, assez opposé à l'origine, le serait moins aujourd'hui. Le directeur-général Pierre François: "Je plaide pour le maintien du système, mais il doit être simplifié. Et en toute honnêteté, ce n'est pas un succès commercial (9.000 spectateurs, dimanche contre le GBA, ndlr)..." La question n'est pas vraiment à l'ordre du jour pour Anderlecht. Le manager-général Herman Van Holsbeeck: "il y a du bon et du moins bon comme dans tous les compromis à la belge. Des améliorations sont sans doute possibles, voire nécéssaires. Mais on verra tout celà en temps voulu. Ce n'est pas encore d'actualité..." Ne se prononce pas. Enfin Mogi Bayat (RSC Charleroi) réserve ses "observations et remarques" à la Pro League.LeVif.be, avec Belga